8.5/10

Ghost Recon Advanced Warfighter - Test

Initialement prévu pour sortir en même temps que la X-Box 360, en décembre 2005, Ghost Recon Advanced Warfighter a finalement pris son temps pour débouler en ce mois de mars très riche en nouvelles sorties. Reste à déterminer si l'attente valait le coup et si le jeu est à la hauteur de son attente et de ses ambitions.

Une nouvelle orientation

A la base, la licence Ghost Recon est un dérivé d'une autre série bien connue d'Ubi Soft, Rainbow six. Elle privilégie l'intervention de troupes d'assaut dans des environnements extérieurs très vastes à contrario des milieux plus urbains. Elle conserve par contre l'orientation tactique assez poussée de son modèle.

Ce nouveau volet tranche très clairement avec les débuts de la série et se veut plus grand public, plus simple d'accès tout en conservant une action réaliste et crédible. Quand à savoir si le jeu y gagne en qualité, on était en droit de se poser la question au vue de la médiocrité des récents épisodes de Rainbow Six qui affichaient une ambition similaire.
On incarne ici un soldat américain d'une troupe d'intervention dans un futur proche. Les habitués des jeux estampillés Tom Clancy ne seront pas dépaysés par le scénario aux forts accents géopolitiques. L'intrigue est un peu mieux travaillée que d'habitude et les situations fictives sont assez plaisantes car faisant plus ou moins écho à la situation politique actuelle, gagnant ainsi en crédibilité et parfois même en cynisme.


Parce que la guerre c'est beau

Tout d'abord, exit la carte tactique et la planification très pointue des missions au début de celles-ci.
Directement plongé au coeur de l'action, on est d'emblée impressionné par l'aspect technique du jeu. La modélisation des textures est impeccable, mais c'est surtout la gestion des ombres, des lumières et des différents effets spéciaux (particules, explosions...) qui frisent la perfection. Le tout n'a jamais autant frôlé le photo réalisme. La X-Box 360 montre vraiment ce dont elle est capable et le jeu gagne énormément en immersion et en intensité. Surtout que la bande sonore est tout aussi peaufinée, les bruitages sont excellents, de même que les voix et les musiques ponctuelles, parfaitement adaptées au rythme de l'action.

Le théâtre des évènements se situe à Mexico avec ses environnements très vastes et variés.On passe ainsi de gunfights dans les rues de la ville ou dans les bidonvilles avoisinants, à des séances de sniper dans une ancienne gare désaffectée... Le choix du lieu est donc fort judicieux et permet d'avoir affaire à des séquences toujours très dynamiques sans lasser le joueur.
Certaines missions commencent même par des séquences de shoot avec la rotative d'un hélicoptère. Ca a le mérite de varier un peu l'action et de se détendre avant les phases à pied bien plus subtiles.

Au niveau du gameplay, on dirige notre personnage en vue à la troisième personne et on peut accomplir tout un tas d'actions assez classiques mais toujours indispensables telles que se plaquer contre les murs et tirer à couvert, s'accroupir et s'allonger, utiliser la vision nocturne... Avec la croix directionnelle, on peut diriger ses coéquipiers, mais aussi des tanks dans les situations délicates nécessitant une plus grande puissance de feu, ou encore un drone espion permettant de révéler les ennemis sur la carte 3D. Suite à l'orientation plus arcade du jeu, la gestion des alliés est elle aussi moins pointue et gagne en simplicité en conservant l'essentiel (attaquer une cible, aller à un point, suivre le leader, passer en mode offensif ou furtif). Malheureusement, ceux-ci sont souvent assez stupides et ne se mettent pas à couvert mais se révèlent fort utiles une fois bien maîtrisés. On peut d'ailleurs les soigner une fois à terre ou ordonner à un allié de le faire tout en se focalisant sur les ennemis restants. Comme la mort est toujours gérée de façon réaliste (une seule balle bien placée tue), leur importance est non négligeable. D'ailleurs, cela force le joueur à être prudent : dès que l'on joue comme un barbare la punition est immédiate. Le jeu est donc plus arcade mais a quand même conservé cette composante essentielle du gameplay qui a toujours fait son charme. Ici point de bourrinage, on progresse assez lentement scannant la zone avec le drone au préalable et se mettant systématiquement à couvert lors de la progression.


New technology

Dans le but de faciliter la tache au joueur et d'être moins frustrant, les développeurs ont profité du contexte futuriste pour mettre au point un système de visualisation des cibles intégré aux combinaisons de combat des soldats : l'IWS. Concrètement, chaque cible ennemie est affublée d'un curseur rouge, une fois celle-ci repérée, et les unités alliées sont en vert. Les objectifs sont, quand à eux, indiqués en jaune ce qui permet de ne jamais se perdre. C'est un peu déstabilisant au début car l'écran est vraiment chargé d'indications mais on s'y fait assez vite une fois immergé dans l'action. En tout cas, le jeu gagne ainsi nettement en accessibilité et permet à tout le monde de prendre plaisir sans recommencer cent fois le même passage car on se fait descendre par des ennemis à l'acuité visuelle bien plus développée que la notre. Les ennemis ont quand même conservé leurs très bons réflexes ce qui exige une attention de tous les instants procurant alors chez le joueur une tension renforçant encore plus l'immersion.

La difficulté reste quand même bien présente et le jeu offre un challenge bien équilibré : dur sans être trop frustrant. La visée est d'ailleurs très précise et les armes restent assez classiques (fusils, mitrailleuse lourde, pistolet, lance-roquette, grenade) à deux exceptions près : le snipe, qui permet de tirer à travers des fines parois ce qui évite de se mettre à découvert et rend son utilisation assez jubilatoire, ainsi que le fusil d'assaut équipé d'une caméra pour tirer sans se montrer lorsque l'on est plaqué contre un mur.

Signalons pour finir une durée de vie relativement courte, environ dix heures de jeu, et un mode X-Box live très complet. Je ne peux pas en dire plus sur ce mode n'ayant pas pu le tester mais les échos des joueurs sont plutôt bons. Le mode solo dispose d'un bon potentiel de rejouabilité car on peut aborder les situations de manière assez différente et le plaisir de jeu est constant tout au long de la campagne qui ne souffre d'aucun défaut de rythme.


Conclusion

Ghost recon Advanced Warfighter est sûrement le premier killer app de la console et son attente n'a pas été vaine. Avec sa campagne solo parfaitement maîtrisée ne souffrant d'aucun défaut majeur, son aspect technique flamboyant, faisant honneur à la X-Box 360, et un gameplay, plus arcade, très réussi, on est en face d'un jeu extrêmement peaufiné qui ravira tous les amateurs de jeu d'action.

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1 commentaires

  • Anonyme

    18/06/2008 à 01h14

    Répondre

     J'ai bien aimé le jeux. Quelque environnement a savourer. 3 et demi d'étoiles.


    Mikes critiques

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