7/10

Ghostbusters the Video Game - Test

Une adaptation très réussie, parfaitement calée sur l'ambiance des films, qui pèche un peu du côté technique. Mais le plaisir est là !
(Pack à protons inside)

Ils sont là pour sauver le monde, et depuis un sacré paquet de temps ! 23 ans que les chasseurs de fantômes arpentent les rues de New York, armés de leur fidèle (et ultra-cool) pack à protons, chevauchant leur ambulance blanche, hurlant à qui veut l'entendre les suaves paroles de Ray Parker (When there's something strange, in your neighborhood... Who you gonna call ? - nous l'avons tous entendu !). Bref, du culte concentré, même si le film n'est pas forcément un chef-d'œuvre pour tout le monde. Du coup, quand il y a culte, il y a cultistes. Pareil, il y en a un sacré paquet, et nul doute que cette adaptation saura leur convenir, au regard de ce qui a été fait précédemment sur la licence.


Vous voici dans la peau du « rookie » de service, récemment intégré à l'équipe des Ghostbusters pour tanner du fantôme et tester les dernières évolutions de l'équipe. De la nouvelle aventure, certes, et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit d'une suite à SOS Fantômes 2, carrément écrite par les auteurs / interprètes des films, Dan Aykroyd et Harold Ramis. Un gage de qualité pour tous ceux qui ont apprécié la saga sur grand écran, surtout que les acteurs (modélisés) et la plupart des doubleurs officiels ont répondu présent. Les dialogues et les cutscenes ont beau manquer un peu de rythme, ils portent tous indéniablement la patte des deux compères, avec ce petit grain de folie qui rend Peter Venkman (= Bill Murray) toujours aussi séduisant. Et même si l'intrigue est nouvelle, elle s'attache scrupuleusement à l'univers mis en place, n'hésitant pas à refourguer certains lieux emblématiques des films, et s'évertuant à créer une valeur ajoutée à l'histoire globale de la série. Au-delà de ces aspirations bassement intellectuelles, quel pied de pouvoir remettre un bon coup de protons au fameux Bibendum Chamallow ! En outre, il est quasiment impossible de ne pas détruire d'éléments du décor, que ce soit volontairement ou involontairement, et chaque élément dévasté sera comptabilisé et ajouté à une somme, histoire de voir combien votre performance peut coûter à la ville. Une idée amusante, bien dans l'esprit de la série.

Le jeu fonctionne en vue à la troisième personne, laissant apparaître au premier plan votre chasseur de fantôme équipé de son pack de protons. Celui-ci n'a rien de décoratif, puisqu'il vous transmettra visuellement les informations les plus vitales, un peu à la manière de Dead Space : niveau de votre jauge de vie et surchauffe de votre attirail. Les informations dispensées sont néanmoins difficiles à bien considérer, tant les jauges apparaissent en taille réduite, mais on s'habitue assez rapidement ; surtout que l'action commence à se flouter sur les bords quand votre santé flanche véritablement.

Votre « sac à dos » très technologique est équipé également d'une lance à protons qui sera votre principal outil dans la chasse aux fantômes. L'arme produit une sorte de puissant arc d'énergie servant dans un premier temps à affaiblir le fantôme, puis à le capturer comme un lasso. Il s'agira ensuite de poser un piège à terre, de tirer le fantôme vers l'ustensile, et de le maintenir suffisamment longtemps pour le piéger. Enfantin dans l'idée, le fantôme a pourtant tendance à se débattre comme un beau diable et il ne sera pas aisé de le coincer. Heureusement, la plupart du temps, vous n'agirez pas seul, l'équipe complète des Ghostbusters vous épaulera. Dans les faits, ils affaibliront les fantômes, vous aideront à maintenir l'ectoplasme au-dessus du piège, et sauront vous tendre la main pour vous relever lorsque votre santé faillira. Car dans Ghostbusters, on ne meurt pas vraiment, on tombe à terre. Et lorsque tous les membres de votre équipe auront mordu la poussière, ce sera le game over.
C'est tout ce que l'on attendait du jeu : un système original et conforme à celui de la série. Les premières parties pourront être délicates à gérer, les fantômes ne se laissant pas faire sans broncher, mais l'on chope vite le coup, et l'on prend rapidement du plaisir à attraper ces gros morceaux d'ectoplasme en équipe. Ce qui nous amène à évoquer un ENORME manque, complètement impardonnable dans le sens où le mode existe sur console : un multijoueur. Oui, malgré que Ghostbusters soit un jeu d'équipe, il sera impossible, que ce soit en ligne ou en local, de partager une partie avec quelqu'un d'autre, le jeu étant désespérément solitaire. Un sacré coup infligé à la durée de vie et au plaisir de jeu.


D'un point de vue physique, le jeu n'a pas à baisser les yeux bien qu'il ne soit pas spécialement très beau. Un certain soin a néanmoins été apporté sur les décors, déjà très variés, qui en plus regorgent d'éléments à détruire à coups de lance à protons. Les acteurs ont tous prêtés leurs traits à leur avatar numérique, plutôt ressemblants et correctement animés, malgré une certaine raideur dans les mouvements. Le plus beau reste le déploiement énergétique de la lance à protons, tout simplement superbe et jouissif. Si l'on combine tout cela à quelques fantômes plutôt agressifs, le jeu pourra accuser quelques ralentissements assez gênants, surtout que la configuration conseillée réclame un minimum de matériel pour des performances relativement décevantes.
Le plus dur à encaisser reste cette rigidité dans les déplacements, comme si le jeu se passait sur internet avec un server au ping relativement élevé. Les esquives réclament de ce fait une certaine anticipation qui pourra souvent faire défaut, et l'on est tenté de faire des esquives un peu tout le temps pour sauver sa peau. Et aussi éviter la crise de fous rires à la vue des ces Ghostbusters s'écroulant à terre d'une manière tout sauf virile.

Et du coup, avec son multijoueur absent, sa durée de vie maigrelette (moins de huit heures) et son portage un peu en demi-teinte, Ghostbusters évite la catégorie « grand jeu » pour s'échouer dans « bon jeu » avec mention « portage réussi ». Les créateurs aux manettes n'y sont certainement pas étrangers, et l'on apprécie l'ambiance retrouvée du duo de films.

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