9/10

God of War III - Test

A part un léger aliasing c'est juste magnifique. Une empreinte profonde de lyrisme et de mythologie où ne résident que les instincts primaires d'un guerrier majestueux. Que de plaisirs pour une paire d'yeux.

On ne présentera pas God of War (la saga), car celle-ci mérite plus qu'une introduction, peut-être une ode à l'amour de la texture fine et à la précision du gameplay ainsi qu'à la joie du design qu'elle nous apporte depuis 2005 sur PS2. Et tandis que les lames du chaos dansaient devant nos yeux le temps passa et les titres tombèrent les uns après les autres jusqu'au dernier titre de Visceral Games et sa tentative de grappillage du genre sur HD il y a quelques mois. Puis enfin c'est la libération car God of War 3 est là et avec lui la fureur de Kratos cet enfant des dieux déchu et dont la bataille est devenue progressivement la nôtre. Et si lorsque l'on joue à God Of War 2 on ne se lasse pas de la finesse d'exécution d'un des titres les plus beaux de l'ancienne console de Sony, il est temps de voir ce que nous réserve le disque sacré lorsqu'il atteint le royaume sombre et mécanique de notre boîte de pandore à nous, celle qui trône dans notre salon et qui sera la seule à recevoir les égards de cette sortie bienheureuse: la PS3.

 

Kratos est de retour et dès le début de cette aventure il nous le prouve en escaladant le mont Olympe à dos de Titans pour aller mettre la correction de sa vie au dieu père, le fameux Zeus dont tout le monde parle chez nous autres les mortels. Pour ne rien
vous gâcher, on s'attardera peu sur l'histoire (et ses somptueuses cinématiques) qui somme toute commence dans un registre de classique vengeance qui échoue dans un premier temps, ramenant notre cher héros au niveau zéro avec à peine une pauvre arme en main (mais quelle arme et quelle main). Une fois de plus le voila chez Hadès qu'il va falloir convaincre par la raison ou par la force de vous laisser sortir de l'enfer qui est sien une ultime fois pour mettre la misère à papa. Le tueur de dieux est en route et devra accomplir son destin après un nombre d'actes répréhensibles et irréversibles. Pour les aficionados, il n'y a pas de grande nouveauté dans la démarche et baigner dans le sang ne devrait pas vous gêner le moins du monde. Ça éclabousse un peu mais ça reste propre au final puisque vous finissez toujours par tomber dans un fleuve ou dans un puits pour laver votre corps meurtri et taché ... du moment que ce n'est pas l'eau désagréable du Styx.

 

Vous voilà parti pour une dizaine d'heures d'aventure épique au milieu de décors soignés à l'impeccable et dont l'aliasing omniprésent ne fait rien d'autre que souligner les contours ajourés du lointain. Vous ne souffrirez probablement pas de ce léger
désagrément qui constitue le seul point un poil négatif du chef d'œuvre. La musique est magnifiquement bien orchestrée et dénote d'un certain talent pour mettre la bonne ambiance au bon moment et booster l'héroïsme de votre personnage à travers quelque fuite enchantée ou quelque mouvement symphonique, en parallèle du ballet d'actions chorégraphiées et des nombreux passages gores interactifs que vous vivrez à l'écran. Une fois de plus on transforme la Grèce antique en cette foire aux mythologies insensées tout en l'enrobant de brutalité non suggestive pour nous donner l'impression de prendre possession d'un être déraisonnable alors que celui-ci ne fait que suivre une route sans fin, route qui le mène à nos côtés, de destruction en destruction. Le concept est particulièrement jouissif et poussé ici au paroxysme de ses énormes capacités.

 

Le challenge restera bien sûr d'en finir avec le jeu en mode hardcore bien évidemment puisque chaque degré de difficulté est très bien adapté à son intitulé. Pensez à
réussir vos exploits au moins en normal pour ne pas gâcher l'énorme plaisir que propose le gameplay et bien sûr revenez-y autant que vous le désirez puisque le potentiel de rejouabilité est bel et bien présent pour le fan qui sommeille en vous et a su être patient. Le scénario de ce dernier opus est toutefois un peu trop rengaine pour que l'on apprécie l'histoire une deuxième fois mais il y a tant de monstruosités à perpétuer dans ces montagnes et les divers décors qui vous attendent en leur sein, tant d'expertise à gagner dans l'exécution parfaite de vos combos que le principal reste là et ce, grâce à cette formule dont on ne peut plus douter. Une fois le jeu fini vous aurez accès également à quelques petits challenges bonus dont certains sont assez ardus pour vous tenir éveillé quelques heures supplémentaires.

 

Pour résumer, un titre qui répond parfaitement à nos attentes. Une symphonie de saveurs visuelles et auditives qui accompagnent un gameplay parfaitement maîtrisé et évolutif et répond à un code d'honneur assez simple mais diablement efficace. Du 100% efficace auquel on ne peut jeter que de malheureux cailloux une fois la falaise franchie et surmontée. On attend bien sûr avec impatience de pouvoir rejouer aux copies des deux premier en HD, ce qui devrait être une réalité pour cette fin de mois. D'ici là on n'aura qu'à recommencer et profiter du panorama et de ses taches de sang qui le magnifient. L'instant est divin mais que pouvions nous attendre d'autre...

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1 commentaires

  • Anonyme

    27/12/2009 à 06h35

    Répondre

    Bien que n'ayant vu qu'un seul trailer de God of War III,


    je voudrai signaler qu'il y a quelques bizarreries dans ce jeu.


    EX : Un villageois se fait choper par un mort vivant puis se fait lacérer (donc grosse explosion de sang), Notre héros débarque après l'action et tue le mort vivant MAIS comment se fait t-il que le villageois se relève ?????

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