6.5/10

HCA les aventures extraordinaires d’Andersen - Test

Voilà un jeu d'aventure à la 3e personne - avant tout destiné aux enfants - qui vaut bien un petit détour tant les développeurs danois de chez Guppyworks ont construit un univers à l'esthétisme maîtrisé...

Entre les jeux d'actualité (le mitigé Malédiction de Judas, Nancy Drew et la créature de Kapu Cave), les dépoussiérages d'envergure (la version collector de l'angoissant Scratches, le coffret Paradise & NI.BI.RU), les sorties premium à moins de 15€ (El Matador, Tony Tough 2) et - surtout serais-je tenté de dire - l'annonce en cascade d'avant premières fort alléchantes (l'Ile Noyée, eXperience112, Reprobates), le studio français MicroApplication est sans doute pour cette année 2007 l'un des plus actifs éditeurs sur le marché du point'n click. Au beau milieu de son catalogue de plus en plus impressionnant - quantitativement du moins - le discret HCA Les Aventures Extraordinaires d'Andersen est presque passé inaperçu. Pourtant, ce jeu d'aventure à la 3e personne, avant tout destiné aux enfants, vaut bien un petit détour tant les développeurs danois de chez Guppyworks ont construit un univers à l'esthétisme maîtrisé.

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En effet, commençons par le point fort du jeu : ses décors en images de synthèse pré-calculées ! Même si l'ensemble manque un peu d'animations environnementales, c'est un vrai plaisir de découvrir chaque nouveau tableau inspiré du Danemark du XIXe siècle et de balader sa souris sur les nombreux détails incrustés par-ci par-là. Toute proportion gardée, la qualité est telle qu'à certains moments, on se croirait presque sur le plateau d'un film de Pixar (Ratatouille). Les nombreux personnages, quant à eux, ont également été soignés, bénéficiant de mouvements plutôt réalistes (perturbés par quelques spasmes robotiques) et de textures agréables et variées. Cela dit, ces individus ont une légère tendance à générer de bien curieux embouteillages au coin d'une rue, provoquant parfois le blocage de son avatar, pris en étau entre plusieurs pnj ! Puisque j'en viens au personnage principal, en dehors des cinématiques (extrêmement classiques), notre Andersen n'émet aucun bruit durant la partie. Le choix est étonnant pour un jeu de ce genre, généralement habitué à transcrire les pensées du héros par voix off interposée et mieux affirmer la personnalité du héros via de nombreux dialogues doublés avec panache. Du coup, le fait de manipuler un pantin muet qui se contente de suivre les directives du joueur sans apporter une coloration quelconque a quelque chose de perturbant... et de distant, à vrai dire.

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Visuel non contractuel
Comme la plupart des point'click, la durée de vie de HCA est brève : une dizaine d'heures seulement, si ce n'est moins. Au cours des cinq chapitres qui composent l'aventure, les énigmes faciles et répétitives - agrémentées de passages originaux d'un point de vue ludique (la scène du théâtre !), se succèdent sans jamais vraiment ralentir la progression d'un joueur expérimenté. A noter qu'à partir du troisième chapitre (point culminant en terme de défis disparates), les mystères à résoudre se font de plus en plus rares, jusqu'à devenir quasi anecdotiques. Au final, le rideau tombe trop abruptement sur la scène et laisse un goût amer d'insatisfaction dans la bouche. Bien sûr, l'histoire ne vole jamais bien haut et se contente du conventionnel. L'adulte aura du mal à accrocher aux « rebondissements » de cette fable pour petits. Pourtant, à celui qui connaît un peu les contes de fées de l'écrivain danois Hans Christian Andersen, ces aventures extraordinaires ont un doux parfum nostalgique. A la manière du travail scénaristique fait sur le film Neverland (à propos de James M. Barrie, le papa de Peter Pan), les développeurs de HCA ont d'ailleurs dû s'amuser à écrire ce périple dans lequel le joueur (Andersen jeune, donc) pourra croiser ses futures créatures, à savoir le vilain petit canard, la bergère, son ramoneur, la petite sirène et bien d'autres encore.

Pour les grands, Les Aventures Extraordinaires d'Andersen aura peut-être une valeur sentimentale. Pour les plus petits, la découverte de ce gentil conte rétrospectif est une formidable manière de les amener à vouloir s'initier aux écrits d'Andersen. Malgré les divers bugs (maniabilité de temps à autre approximative, passage d'un tableau à l'autre problématique, plantage entre deux cinématiques, collisions en tout genre), ce soft, en plus de sa grande accessibilité, se dote d'une ambiance charmante, vivante et soulevée par une bande originale de renom grâce, notamment, à la présence d'extraits musicaux des compositeurs Grieg (Peer Gynt) ou Tchaïkovski (Casse-Noisette).

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1 commentaires

  • Anonyme

    08/10/2007 à 10h54

    Répondre

    Bon... le jeu se laisse jouer, mais il est parfois difficile de faire aller le personnage ou l'on veut, des fois on semble complètement bloqué dans un coin .. en revanche avec le clavier cela marche beaucoup mieux !!


    Quelques bugs .. Acte III par exemple, parfois l'argent trouvé ne s'incrémente pas, donc il faut ne surtout pas sauver,  recharger ou l'on était avant et recommencer.... un peu pénible !!


    S'il n'y avait pas ces défauts de maniabilité et ces bugs, le jeu aurait pu etre pas mal du tout, car les graphismes sont agréables et l'idée sympathique.... mais là ca gache tout le plaisir !!


     


     


     


     

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