Heart of the Swarm : la soirée de lancement

Starcraft II - Heart of the Swarm, c'est parti ! 

C'est donc au Palais des Congrès de Versailles que la reine des lames a décidé d'implanter sa soirée de lancement pour l'Europe, à quelques centaines de mètres du château. Si la salle n'était pas pleine à craquer, beaucoup de monde avait fait le déplacement, de France bien évidemment mais aussi de pays européens. Pour l'occasion, quatre membres de l'équipe de développement avaient réservé leurs places au premier rang, à savoir Tony Hsu (producteur), David Sum (concepteur), Jason Huck (responsable senior de la conception des niveaux) et David Kim (concepteur), lequel arborait fièrement un t-shirt de ligue bronze. 


DR.
Au programme des festivités, outre un petit concours permettant de remporter des produits dérivés et une boutique éphémère évidemment prise d'assaut (jeux et goodies en vente libre), on retiendra surtout les show matchs des quatre joueurs professionnels que sont Stephano, WhiteRa, Lucifron et Grubby. Les affrontements ont été retransmis dans toute l'Europe et commentés par des shoutcasters influents (Artosis et Tasteless en anglais, Pomf et Thud pour la France, etc), et chaque game subissait l'analyse experte d'Apollo. Bref, du plus pur fan service, qui a permis à Grubby de prendre (enfin !) sa revanche sur Stephano et de se hisser comme le grand vainqueur de ce « Swarm launch ». 


DR.
Toute la soirée fut placée sous le signe de la bonne humeur, à grands renforts de cris (visiblement, personne n'aime les mines Terran), d'applaudissements, de lumières stroboscopiques, de vidéos haute définition (notamment l'invasion de Paris par le Swarm), et de « bâtons lumineux » agités par l'auditoire (je suis passé à côté, mais l'auditorium en était rempli). Quelques personnes n'ont pas attendu le début de la soirée pour déballer leur édition collector fraîchement achetée et découvrir son contenu, tout en se disant qu'il fallait attendre minuit pour espérer lancer le jeu pour la première fois. 

Je suis donc rentré chez moi plus lourd de quelques kilos, l'édition collector en poche. Rien que la boîte est un objet de collection, finement ouvragé de symboles Zerg et majoritairement recouverte de mauve. Celle-ci s'ouvre par le dessus, découvrant le contenu finalement assez classique de ce genre d'édition. Vous aurez donc droit à :
- Un DVD du jeu, le principal. Le code associé à la galette donne notamment droit à des petites options supplémentaires pour les autres jeux Blizzard, comme une mascotte Baneling pour World of Warcraft et des ailes de reine des lames pour Diablo III. On récupèrera au passage des avatars collector pour Starcraft 2 ainsi qu'un modèle personnalisé d'Ultralisk (le « Torrasque », juste pour la classe).
- Un artbook sur la conception des unités de l'extension. Peu de texte, surtout des images, parfois épanchées sur deux pages – ce qui est un peu dommage, couper par une reliure certaines des illustrations magnifiques du bouquin n'est pas des plus esthétiques. On passera son doigt plusieurs minutes sur la couverture gaufrée pour en apprécier tous les détails.
- Un tapis de souris. Quelques marines tentent de repousser un assaut Zerg. De quoi renouveler votre vieux tapis de souris qui commençait à vraiment devenir sale.
- Un DVD / Blu-Ray sur les coulisses de la conception. J'en parlerais certainement un peu longuement dans l'article complet sur le jeu, mais en tout cas prenez garde : les galettes contiennent les cinématiques en haute définition, attention à ne pas vous spoilier !
- La bande originale du jeu, le pur produit pour fans assidus. Pas grand-chose à en retenir, c'est une soundtrack sérieuse et bien adaptée à l'univers, mais qui ne sera pas le joyau de la playlist de votre Smartphone. 

En considérant que l'extension est vendue à 40€, la version collector semble bon marché (70€). Tout respire la qualité, la finition attentionnée (si l'on excepte quelques fautes dans l'artbook), et fait plutôt sympa sur la commode. Mais tout reste optionnel, posséder une grosse boîte ne fera pas de vous le Grand Maître que vous aspirez à devenir, et la plupart des objets ne seront pas ressortis fréquemment. Tout cela reste un bel objet de collection et un hommage judicieux à la sortie tant attendue de Heart of the Swarm

Le test arrive. Dans moins d'une semaine. Que les serveurs tiennent le coup !


DR.

Partager cet article

A propos de l'auteur

7 commentaires

  • Nicolas

    18/03/2013 à 15h23

    Répondre

    PAF ! La critique !
    http://jeux-video.krinein.com/starcraft ... 20664.html

  • el viking

    18/03/2013 à 22h58

    Répondre

    J'aurais bien aimé jouer à ce jeu au tout début, j'aurais pu connaitre la passion qui semble animer les vieux joueurs, l'émotion dans la voix et les larmes aux yeux... Et j'aurais peut-être appris à jouer correctement à un jeu de stratégie!

  • Nicolas

    19/03/2013 à 10h08

    Répondre

    Perso, j'ai beaucoup joué au premier en réseau local, mais c'est avec le deux que j'ai été gagné par la ferveur. Et c'est là que je me suis rendu compte que malgré mes heures passés sur Brood War, j'étais en fait très nul.

  • el viking

    19/03/2013 à 10h23

    Répondre

    Erf. Perso, je souffre du syndrome du campeur: je suis incapable de monter une stratégie aggressive, je préfère me planquer dans mes petits bunkers Terrans!

    Ajouté au fait que je suis une bille en "build", gestion des ressources, et tout ces trucs, font que je galère à Zeus, maitre de l'olympe en débutant... Alors pour ce qui est de Starcraft...

    Malgré cela, ce jeu m'intéresse fortement notament en raison de l'équilibre des races qui procurent une sensation de jeu totalement différente selon le camp choisi. Le gameplay est très riche, parait-il, ça donne envie de s'y atteler!

  • Nicolas

    19/03/2013 à 10h38

    Répondre

    Si un jour tu t'y mets, tu peux m'ajouter à ta liste de contacts, je pourrais peut-être t'expliquer deux - trois trucs de macro, même si je suis Zerg à la base. Platine powaa.

  • el viking

    19/03/2013 à 12h00

    Répondre

    Si un jour j'achète le jeu, un pc qui le supporte et avec une connexion internet digne de ce nom, pourquoi pas?

    Tu commenceras par m'expliquer ce que veux dire le terme "macro", aussi! (quand je dis que je suis une vrai bille! )

  • Nicolas

    19/03/2013 à 12h09

    Répondre

    Oui, voilà, une fois que tu t'y mets quoi

    Une macro, c'est ta capacité à gérer ton économie et ta production. Une bonne macro, c'est donc être capable de t'assurer des revenus importants de manière pérenne, d'une part, et d'être capable de les dépenser, d'autre part. Genre si tu récupères 1000 d'argent par minute et que tu as les installations pour en utiliser seulement 100, c'est super pourri Et inversement.

    Et la micro, c'est ta capacité à gérer tes troupes : utiliser leurs sorts, les placer, cibles des ennemis spécifiques, splitter tes troupes pour éviter les dégâts de zone, etc.

    Ce sont les deux grands axes qui jugent de ta progression, mais il y a plusieurs autres points comme le build, la composition, le decision making et d'autres trucs encore moins identifiables.

    Tout ça, c'est la théorie, mais en pratique, un bon vieux 6 pool (le rush le plus rapide du jeu) fait parfois l'affaire et tu t'assoies sur tout le reste

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein jeux vidéo c'est des tests de jeux vidéo et de l'actualité. Le dernier Mario sur Nintendo 3DS, le dernier Zelda sur Wii U, le dernier Assassin's Creed sur Xbox One, le dernier Infamous sur PS4, vous attirent ? Lisez ce qu'on en pense !

Rubriques