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Heroes of Ruin - Test 3DS

Il est rare qu'on attende un jeu de N-Space, le développeur américain n'étant pas connu pour la grande qualité de ses titres. Pourtant, Heroes of Ruin a fait parler de lui, et s'est vite imposé comme une acquisition très envisageable pour alimenter notre Nintendo 3DS. Le jeu s'est en effet révélé être un Hack'n Slash à fort potentiel multi-joueurs, ce qui ne pouvait pas faire de mal à la portable de Nintendo. Et comme dans tout Hack'n Slash typique, il faudra d'abord créer un personnage pour ensuite tabasser de l'ennemi en quête d'or, d'expérience et d'équipement.


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On commencera alors par choisir l'une des quatre classes de personnages existantes, puis par la personnaliser : coupe de cheveux, attributs, une teinte de peau, de menus paramètres qui ne permettent certainement pas d'amples variations, ce qui se ressentira forcément sur le mode en ligne. Quatre classes sont disponibles, globalement standards pour ce type de jeu : le rugisseur, une sorte de guerrier félin ; le sauvage, une version plus massive et plus barbare de la précédente classe ; le pistolero, spécialiste des attaques à distance ; et l'alchitecte, la sorcière du groupe. Il n'y a pas de secret, si ces archétypes sont communs d'un soft à l'autre, c'est qu'ils sont complémentaires. En solo, chacune aura ses propres facilités et difficultés, mais en multi, le groupe éclairé aura pour objectif de diversifier ses membres pour être le plus efficace possible.


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Car Heroes of Ruin est une œuvre pensée pour du multi-joueurs, ce qui peut étonner de la part d'une console avant tout nomade. Nombre de jeux de portables proposent une partie solo conséquente pour ensuite multiplier sa durée de vie via le online, mais il s‘avère rapidement que l'on prendra davantage de plaisir à taper de l'ennemi en groupe que tout seul. Non pas que le jeu ne soit pas intéressant ou ennuyeux, non, mais il subit malheureusement un gros problème de difficulté. Une fois suffisamment avancé dans le scénario, le personnage se fait tellement surpuissant « naturellement », c'est-à-dire via l'augmentation de niveaux et la collecte d'équipement, que les forces qui lui sont opposées deviennent quasiment négligeables. Il faut dire, le taux de drop d'items par les ennemis est carrément indécent, quasiment un objet sur chaque cadavre. Même si tout ne sera pas destiné à votre classe, il sera assez facile de tomber sur objets suffisamment intéressant pour se blinder face à toute éventualité. Et même si ce n'est pas le cas, les potions de vie sont suffisamment (trop) nombreuses pour se prémunir contre toute mort prématurée.


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L'ergonomie a du bon comme du mauvais. Il n'y a guère besoin de beaucoup de boutons pour gérer un jeu de ce type, on contrôle le personnage avec le stick, on attaque avec B, et l'on aura saisi le principal. Il y aura évidemment un bouton (L) pour tailler le bout de gras avec les PNJ et ramasser la ferraille à terre, un autre pour se protéger (R), trois (Y, X et A) pour invoquer les pouvoirs spéciaux – à choisir soi-même -, et la croix pourra servir à s'enfiler les potions de vie ou de mana. Sur l'écran inférieur, un menu tactile permet d'accéder rapidement aux fonctions principales, comme l'inventaire ou les quêtes en cours, tandis qu'une carte des lieux visités s'affiche au milieu. Jusque-là, tout va bien, c'est une fois dans l'inventaire que les choses se corsent. Chaque partie à habiller fait l'objet d'un sous-menu où est répertoriée l'intégralité de vos possessions concernant ce domaine, toute classe confondue, sous forme de liste. Faire le tri entre les possessions intéressantes (à vendre ou à équiper) et le reste devient une besogne fastidieuse, surtout que l'inventaire se remplit à vitesse grand V. Fort heureusement, l'intérêt de l'argent est tellement insignifiant qu'il suffira de se focaliser sur le butin laissé par l'ennemi et de supprimer systématiquement les objets qui se révèlent inintéressants. La limite du porte-monnaie sera elle aussi rapidement atteinte, mais bon…


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En ligne, Heroes of Ruin est la pertinence même. À l'image du plus récent des Hack'n Slash (Diablo III), le joueur peut commencer son aventure en solo et la continuer en ligne ou en local, sans impact sur le personnage ou la partie. Il est d'ailleurs assez facile de se trouver une partie à sa mesure (ne pas trop forcer sur les actes même si le jeu est globalement facile), et le jeu englobe pas mal de petites fonctionnalités qui rendent les parties multi sympathiques à vivre. Quelqu'un a enfin eu la bonne idée d'intégrer un chat vocal en temps réel, ce que l'on aurait aimé avoir sur des titres comme Mario Kart 7. C'est un joyeux bordel à quatre, mais l'on gagne en convivialité et en coopération. La vente entre participants est encadrée par un système permettant le troc, et il est également possible de proposer des objets par l'intermédiaire du Street Pass.


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Sur le plan technique, Heroes of Ruin ressemble un peu à sa jaquette : pas très sexy. C'est pas forcément très joli, même si quelques environnements rendus par la 3D valent le coup d'œil, ni même très original. Les donjons ne sont d'ailleurs que des lignes droites avec parfois quelques embranchements qui aboutissent à des impasses, on perdra surtout du temps à tabasser les ennemis qui ont tendance à revenir bien vite. Le titre tourne bien en solo, mais des ralentissements se font sentir en multi quand les assauts sont massifs, à considérer. A côté de ça, les parties sont émaillées de quelques voix digitalisées pas toutes inspirées, tandis que les PNJ vous bombardent de texte à lire – on passera rapidement dessus et l'on préfèrera utiliser le journal des quêtes pour s'orienter. La durée de vie tient entièrement sur votre motivation à découvrir les différentes classes, puisque l'aventure avoisinera les dix heures de jeu à tout casser, probablement moins compte tenu de la facilité du titre.

Perfectible, Heroes of Ruin demeure tout de même une réussite, notamment grâce à sa partie multi-joueurs plutôt bien pensée. En solo, il sera difficile de lâcher le titre une fois commencé, surtout qu'il s'agit à peu de choses près d'une véritable promenade de santé, pour peu que l'on ait pris la peine de ramasser quelques objets au début du jeu. Les petits problèmes d'ergonomie gênent un peu sans casser le plaisir, et l'on affectionnera particulièrement de parcourir les quelques donjons du jeu en bonne compagnie, en vociférant dans le micro (ou non).

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3 commentaires

  • Islara

    25/06/2012 à 11h53

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    Il a l'air bien tentant ce jeu ! Et l'histoire du chat, c'est en effet plus que top. http://jeux-video.krinein.com/-23063/he ... 19206.html

  • Canette Ultra

    25/06/2012 à 13h54

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    Tu as la démo de dispo si tu veux te faire une idée.

    Rugisseur et Pistolero en classe de test

  • Islara

    25/06/2012 à 15h56

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    Je me doute. Quasiment toutes les sorties sont en démo désormais.

    Ils ont joué un très bon coup en tout cas chez Square, car en jeux de rôle hack & slash c'est un peu le vide intersidéral sur 3DS, donc là ils vont largement profiter de leur monopole.

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