8/10

House of the dead (The) - Overkill - Test

Les zombies sont de sortie et ils veulent envahir les années 70. Il ne tient qu'à vous de prendre les armes et de poutrer des morts vivants dans ce railshooter groovyesque.

House Of The Dead est une licence SEGA apparue en France dans les salles d'arcades en 1996. Je me rappelle encore les après-midi de ma jeunesse passés à démembrer des non-morts, crâne après crâne, crédit après crédit pour enfin venir à bout de l'invasion.

Après 2 suites, HOTD revient dans nos salons et sur Wii qui plus est. Et le moins que l'on puisse dire c'est que le gameplay n'a pas changé : on vise l'écran, on tire, point. La console de Nintendo était donc toute indiquée pour accueillir ce nouveau HOTD, malgré un niveau de gore très prononcé. Pour ceux qui ne connaitraient pas cette série, HOTD est un railshooter (comprenez un jeu de tir sur « rail »: le joueur ne contrôle pas les déplacements de son avatar) tout ce qu'il y a de plus classique. Un mode histoire (jouable à 2) composé de 6 niveaux, chacun conclu par un boss ; le même mode en « uncut » une fois l'histoire finie une 1ère fois (chaque niveau est un peu plus long), 3 minis jeux anecdotiques jouables à 4, et c'est tout. C'est tout? Mais alors pourquoi une note de 8, me demanderez-vous à juste titre.

Moteur, action!

La première chose qui frappe au lancement d'une nouvelle partie, c'est l'ambiance. Les développeurs, sûrement très fans de série B, ont décidé de surfer sur la vague Grindhouse remise au goût du jour par le duo Rodriguez /Tarantino et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils le font bien.

L'affiche du 1er niveau
L'affiche du 1er niveau
A l'image de l'excellent Planet Terror tout y passe: pellicule rayée, faux raccords, musique funky délicieusement 70's, scénario tenant sur un demi ticket de métro et on trouve même une « missing reel » (désolé du dérangement). Chaque niveau reprend un thème du cinéma d'horreur (manoir, fête foraine, marais puant...) et est introduit par une petite cinématique hilarante façon teaser américain. Dans le même ordre d'idées les deux personnages principaux pouvant être incarnés par le(s) joueur(s) valent leur pesant de chair putréfiée. A l'affiche: l'agent G, mystérieux employé d'une non moins mystérieuse agence gouvernementale, qui est dépêché sur place pour enquêter sur une étrange série de meurtre. Costume noir sur mesure et lunettes de soleil sur le nez (le jeu se déroule en quasi-intégralité de nuit), propre sur lui, pragmatique et calme, il est l'exact opposé de l'inspecteur Isaac Washington, policier de son état, tête brulé, colérique et outrancièrement grossier, il détient probablement le record du nombre de « fuck » de toute l'histoire du jeu vidéo (un comble pour un jeu Nintendo). On se croirait presque devant Pulp Fiction.

Charismatique en diable, les deux protagonistes se lancent vanne sur vanne, que ce soit pendant les cinématiques ou les phases de jeu. Souvent hilarantes (il y a même une réplique de Shaun of the dead), ces tirades participent à l'ambiance unique du jeu et il n'est pas rare de perdre des points de vie alors que l'on rigolait bêtement après une réflexion faisant mouche.

Et sinon le jeu, il est comment?

Si les développeurs gâtent les amateurs de nanars, ils n'en oublient pas les (hardcore) gamers pour autant. L'aventure est assez facile et se fini en 2h de jeu (non-stop). Pour rattraper ça un système de scoring bien pensé a été intégré: Chaque zombie envoyé ad patres rapporte un certain nombre de points. 5 zombies descendus à la suite et sans balles perdues fera monter votre niveau de comboL'hopital, un grand classique
L'hopital, un grand classique
ainsi que votre multiplicateur de points d'un pallier, et ceci jusqu'à 5 fois. Le système est simple mais marche très bien, et la marge de progression est ainsi très importante: pour progresser il faut s'entrainer. La durée de vie du soft augmente ainsi considérablement et les accros du high score pourront y revenir régulièrement afin d'améliorer leurs records. Autre « nouveauté », on pourra choisir son armement avant chaque stage, acheter de nouvelles armes ou les améliorer avec l'argent gagné pendant les niveaux. Pas très original mais toujours de bon aloi.

Parlons maintenant des choses qui fâchent.

La modélisation est assez grossière, même pour de la Wii. On remarque également quelques bugs d'affichage et le frame rate (nombre d'images par seconde) est loin d'être constant. Si ces défauts ne sont pas rédhibitoires et ne gâchent pas l'expérience, l'intérêt peut varier en fonction des joueurs. Comme dit plus haut, la durée de vie peut être un facteur important pour un gamer voulant faire le meilleur score possible sur chacun des niveaux. Malheureusement pour les joueurs occasionnels, recommencer l'aventure une fois celle-ci terminée ne sera sûrement pas une priorité.

Bisou?
Bisou?
Malgré tout cela House Of The Dead Overkill s'impose comme un très bon jeu de tir à l'ancienne et pour peu qu'on accroche à l'ambiance on pourra le relancer avec plaisir pour s'améliorer, rejouer un niveau que l'on a particulièrement apprécié ou simplement faire découvrir à un ami sa cinématique préférée.

A propos de l'auteur

1 commentaires

  • nazonfly

    12/10/2009 à 10h10

    Répondre

    'Tain j'ai joué à ce jeu ce week-end. Un système de jeu assez innovant et idéal pour les nuls comme moi : le perso bouge et se déplace tout seul, il ne reste plus qu'à tirer sur les zombies qui surgissent de partout. L'annonce de chaque boss fait immanquablement penser aux vieux films d'horreur, et l'association d'un agent type FBI et d'un flic black dont le langage fleuri d'injures est très bon (dans les cinématiques).

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