5.5/10

Hunted : The Demon's Forge - Test

Premier grand jeu de inXile Entairtainment, Hunted : The Demon's Forge se pose clairement comme un outsider. Découvrons ce qu'il en est réellement de ce titre.

Les premières secondes de jeu sont cruciales pour se faire un avis sur un jeu vidéo. J'avais déjà évoqué cela lors de ma critique de Bulletstorm qui passait ce petit test haut la main. Pour Hunted : The Demon's Forge, c'est une toute autre affaire. On lance le mode histoire et là surprise…on se demande s'il n'y a pas arnaque sur la marchandise : « Euh…j'ai acheté la version PS2 ou quoi ? ». Extrêmement fade, le cinématique d'introduction ne donne pas envie d'en savoir plus. Mais qu'à cela ne tienne, nous n'allons pas nous arrêter à ça.


Il va falloir faire confiance à la demoiselle livide
Caddoc (le guerrier bourrin), vient de faire un mauvais rêve (le pauvre bébé), et se confie immédiatement à son acolyte E'Lara (une elfe). A leur surprise, ce rêve va rapidement se révéler être prémonitoire à la suite de leur rencontre avec une étrange créature au teint bien pâlichon, qui s'avère être la fille du maire de la ville voisine. Après quelques hésitations, la promesse d'une récompense va les motiver à aider cette dernière. Ils vont alors devoir défier la mort, les sacrifices, l'esclavage et un bon paquet de monstres pour mener à bien leur quête.

Toutefois, cette histoire nous passe un peu au dessus de la tête et la seule chose qui va attirer notre attention est la qualité exceptionnelle des doublages français. Aucun doute, les doubleurs ont fait ce travail sous peine d'être envoyé au goulag. Ils ne croient tellement pas en leur texte que ça finit par en être marrant. Malgré tout, on constate une subtile amélioration au fur et à mesure du jeu (ou est-ce simplement que l'on s'habitue ?). Bien que l'on ne puisse en aucun cas s'identifier à ces deux mercenaires vides de tout charisme (au début), un attachement naît à notre plus grande surprise. Les deux protagonistes se balancent des vannes sans cesse, réellement drôles à certains moments, et on finit par apprécier de les voir interagir : « Caddoc, j'espère que ce que je viens de sentir est bien ton épée !?».


Caddoc en première ligne, E'Lara en soutien

Au niveau du gameplay, la présence de deux personnages n'est pas due au hasard. Alors que Caddoc attaquera de front comme un bon barbare, E'Lara lui offrira son soutien depuis l'arrière à grand coup de flèches. Leur présence est également mise à contribution pour ouvrir des portes trop lourdes par exemple. En mode solo, on pourra alors guider les actions du second guerrier en lui donnant des indications prédéfinies (mettre en feu une flèche, rester sur une dalle, actionner un mécanisme, etc…). Le changement de héros se fera par l'intermédiaire de sceaux que l'on trouvera répartis dans les niveaux, tout dépendra du style de jeu que vous préférez (il est également possible de jouer à deux un local en écran splitté ou en réseau).

Bien qu'il se veuille RPG, force est de constater que l'aspect « jeu de rôle » de
Toi, tu mérites une flèche entre les deux yeux !
Hunted : The Demon's Forge n'a été que très peu développé, et c'est bel et bien l'action qui prend le dessus. Il sera bien possible de faire évoluer vos personnages en leur octroyant des points (glanés grâce à des cristaux) pour développer leurs capacités d'arme ou de magie mais c'est bien là l'un des seuls éléments RPG. Les armes se trouveront sur le terrain et l'on pourra ainsi en changer assez régulièrement. Pour le reste, il vous faudra découper du wargar ou de l'insecte à outrance en faisant attention à vos jauges de vie et de magie. Assez répétitifs, on finit malgré tout par s'habituer à ces combats.

Comme je sais que cela en rebute plus d'un, je me dois d'évoquer la linéarité du titre. On se laisse guider sans trop réfléchir, et si l'on se retrouve malgré tout perdu, on peut afficher une trace qui indique le chemin à suivre (et on n'oublie pas d'aller consulter son médecin ou faire un test de QI). Heureusement, les level designer ont pensé à laisser quelques « à cotés » (passages secrets, chemins secondaires) non obligatoires, mais qui permettront de débloquer quelques bonus non négligeables. La progression vous imposera également de résoudre quelques petites énigmes pas bien méchantes, qui consistent le plus souvent à tirer une flèche enflammée à un endroit précis. Au niveau des graphismes, ce n'est pas très folichon. Les décors manquent de diversité et sont assez grossiers (tout comme la modélisation des personnages). On infligera une mention « ridicule » au sang vraiment mal foutu qui tapisse nos mercenaires après les combats et qui disparaît d'un coup d'un seul.

Conclusion

Au final, le soft de inXile Entairtainment n'offre que trop peu d'intérêt, surtout si on le compare aux ténors du genre. Mais malgré une première impression décevante, on finit par s'habituer au soft et parcourir la douzaine d'heures de jeu se fera aisément. Malgré des actions assez répétitives, aucune forme de lassitude ne se fait ressentir. Dommage donc, Hunted : The Demon's Forge aurait pu prendre une autre dimension !


Caddoc et E'Lara

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2 commentaires

  • Blackburnes

    13/06/2011 à 14h39

    Répondre

    Bref simple, naze et efficace . Ca fait pas envie !
    Tu nous fais quand le test du Duke !!!! http://jeux-video.krinein.com/test- ... 16359.html

  • Plax

    13/06/2011 à 15h17

    Répondre

    Non c'est sur ça fait pas envie

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