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Ico and Shadow of the Colossus Collection - Test

Enfin ça y est, voilà qu'il est là, le bô boitier qui contient les deux chefs-d'œuvre de Ueda Fumito !


Ico et Yorda tentent d'échapper à leur funeste
destin
Commençons par statuer l'évidence, c'est une aubaine de voir Ico et Shadow of the Colossus réédités dans la collection Classics HD de Sony. Non seulement parce qu'il s'agit de deux des plus grandes merveilles de poésie, de création, de level-design et de génie narratif que le jeu vidéo ait jamais offert de toute sa longue histoire, mais surtout parce que ces deux œuvres atypiques - bien que reconnues par tous comme étant magistrales - étaient jusqu'à aujourd'hui très difficiles à trouver (le grand public les ayant plus ou moins boudé à l'époque, en raison de leur ambiance particulière sans doute, ils ne furent pas édités à beaucoup d'exemplaires), et si on voulait les dégotter il fallait y mettre le prix (rien que sur Amazon Ico atteint toujours jusqu'à 200 € pour la version d'origine).

Mais heureusement ces deux merveilles sont de nouveau disponible à partir d'aujourd'hui et c'est enfin l'occasion pour ceux qui les ont raté, ou simplement pas connus à l'époque, de découvrir la raison pour laquelle le troisième titre de Ueda san - The Last Guardian - est attendu avec une telle fébrilité par autant de monde.


A l'assaut du premier colosse !
Comme toutes les grandes dates, et malgré leur échec commercial à leur sortie, Ico et Shadow se sont au fil du temps taillé une solide réputation par le bouche à oreilles, solide réputation qui est rapidement passé au stade de culte. Et puisque sur Krinein (et ailleurs) les deux jeux ont déjà fait l'objet de critiques dithyrambiques, nous nous contenterons ici de voir en quoi ces versions HD sont un plus par rapport à celles d'origine.

D'abord, ils sont forcément plus beaux. Ça a l'air con dit comme ça mais c'est pourtant vrai. Même si ce sont bien les jeux de l'époque et qu'ils n'ont subi qu'un lissage de textures et sont compatibles 16/9, le résultat est somptueux et plus marquant au niveau des couleurs et des contrastes (ces derniers étant un élément important de l'atmosphère des deux titres), et à ceux qui regrettent que ce ne soit « qu'un lissage », je répondrais que Ico et Shadow n'auraient rien gagné à être entièrement refaits avec les moyens d'aujourd'hui, simplement parce qu'ils n'en ont vraiment pas besoin. Ils faisaient, et font toujours partie, des plus beaux softs de la PS2 et tels-quels ils gardent leur charme intemporel au point que la séduction opère exactement de la même façon, même 10 et 5 ans après. Si l'on veut vraiment être tatillon on dira que, oui, Shadow souffre parfois de clipping, mais compte tenu du fait qu'à l'époque il poussait la console de Sony dans ses derniers retranchements et que son frame-rate en subissait parfois les conséquences, mieux vaux focaliser son attention sur le fait que tournant maintenant sur PS3 il est d'une fluidité qui fait honneur à sa démesure visuelle.


Oui oui, va falloir terrasser la bête !
Ensuite il y a l'ajout de la 3D stéréoscopique. Un gadget certes, puisqu'il n'y a nul besoin de l'avoir pour apprécier les deux jeux, mais c'est indéniablement un nouveau moyen efficace de s'immerger dans les deux aventures, car la notion de profondeur de champs étant un autre élément important de Ico et Shadow (surtout pour les impressionnants panoramas offerts à voir), la 3D donne ici réellement l'impression d'avoir une fenêtre ouverte sur un nouveau monde (le singulier étant ici utilisé volontairement).
Et les magnifiques environnements sonores et bandes-originales remixées en 5.1, c'est que du pur bonheur si l'on dispose du matos adéquat !


Une histoire intemporelle
Que dire d'autre en définitive, à part le fait que l'on regrettera l'absence des bonus de la version US (commentaires de l'équipe, plus d'infos sur The Last Guardian) et que bien entendu les trophées font évidemment partie de cette réédition ?
Eh bien simplement que c'est déjà énorme de pouvoir enfin vivre ou revivre ces deux monuments et que ce coffret HD assoie définitivement leur statut d'incontournables poétiques et épiques.
Bref comme je le disais au début, de chefs-d'œuvre, rien de moins.

PS : Ico et Shadow, de par leur côté unique et étant devenus depuis leurs sortie de véritables jeux cultes qui les rend difficile à quantifier sur une échelle de un à dix aujourd'hui, la note maximale de ce test est surtout là pour souligner leur condition de légendes du jeu vidéo.

 

 

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12 commentaires

  • Penthesilea

    22/09/2011 à 20h52

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    ça donne envie de dépoussiérer le vieil Ico si bien rangé ...http://jeux-video.krinein.com/petit-cou ... 17182.html

  • Guillaume

    30/09/2011 à 11h49

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    Je n'ai pas eu l'occasion d'y jouer sur PS2. Je vais profiter de la ressortie !http://jeux-video.krinein.com/test-ico- ... 17276.html

  • SuperGu

    30/09/2011 à 14h23

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    10... Tout est dit

  • Mandark

    30/09/2011 à 15h45

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    Qu'est-ce que vous faites à laisser des commentaires ? Vous devriez être en train d'y jouer !!!

  • Carlitolindo

    09/11/2011 à 13h24

    Répondre

    Ico ou l'histoire d'un jeu tellement révolutionnaire à sa sortie que toute les critiques etait unanimes mais le plus impressionnant c'est que j'ai remarqué que quel que soit le gamers comme le bourrin FPS ou l a depte de d'aventure, tout le monde a eu la curiosité de tester et de gouter à l'immense poésie de ce jeu un des mes plus grands souvenirs de PS2

  • cubik

    09/11/2011 à 13h32

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    J'y ai jamais joué et l'avalanche de louanges sur ce jeu m'intrigue.
    J'hésite vraiment à le prendre.

  • Guillaume

    09/11/2011 à 14h00

    Répondre

    Perso, je viens de le revendre. Après avoir joué seulement à une poignée d'heure.
    Ça ne me botte pas du tout.
    Oh oui, c'est beau (pour l'époque) c'est lyrique, c'est poétique, tout ce qu'on veut.
    Mais moi je voudrais m'amuser...

    Une fois qu'on a bien compris que ouh, on se sent bien petit devant un colosse, on a tout compris

    Ça mérite le détour car c'est très curieux, ça explore des voies un peu inconnues, mais on n'est pas obligé de se les farcir en entier.
    Sympa donc, mais pas pour jouer

  • cubik

    09/11/2011 à 14h11

    Répondre

    Mouais.
    Je vais peut-être m'abstenir alors, parce que bon, du colosse, j'en croise déjà dans God of War ou Darksiders.

  • Guillaume

    09/11/2011 à 14h55

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    Ah ça n'a rien à voir
    Dans God of War ou Darksiders c'est bourrin. Pas de question à se poser.
    Là c'est plus subtil : le truc est immense, c'est une montagne, l'enjeu n'est plus de juste le tataner, mais d'atteindre son point faible pour le tataner. Typiquement, faire de l'alpinisme (imagines, le truc est 100 fois plus grand que ton personnage). Ce n'est même plus un combat

  • cubik

    09/11/2011 à 15h51

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    ben dans god ou darksiders, y en a des comme ca, faut tatanner le point faible et d'abord l'atteindre donc

  • Guillaume

    09/11/2011 à 16h06

    Répondre

    Même si je n'ai pas accroché à Shadow of the Colossus, je peux dire que ce n'est pas du tout la même chose...
    C'est un peu comme aller voir le dernier Stallone et aller voir un film indépendant où ils se battent

  • Canette Ultra

    09/11/2011 à 16h07

    Répondre

    Comme si Woody Allen faisait the Expandables ?

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