7/10

In other waters - Test Switch

Des extraterrestres, une planète inconnue et un équipage en détresse. Vous trouverez tout ça dans In other waters. Un jeu original et apaisant qui débarque sur Switch.

Le joueur d'aujourd'hui est habitué aux graphismes fins et détaillés, aux personnages immédiatement reconnaissables, aux mises en scène cinématographiques… Ce qui est bien, clairement. Mais le jeu vidéo ne se résume pas à ça et la surprise peut venir de titres plus minimalistes qui laissent une plus grande place à l'imagination.

In other waters est de ceux-là. Le synopsis a pourtant tout du blockbuster de base : vous incarnez une intelligence artificielle chargée d'aider une chercheuse perdue sur une lointaine planète aquatique. Ensemble, vous devez rechercher une autre exploratrice disparue, mais aussi explorer cette planète, découvrir ses espèces et les analyser. Jusque-là, l'amateur de science-fiction et de monde ouvert est en terrain connu.

Seulement voilà, je ne vous avais pas dit que tout ça passait uniquement par l'interface de l'IA. Sur votre écran, vous n'aurez rien d'autre qu'un menu avec une carte schématisée et différentes fonctionnalités inscrites ça-et-là. Si vous rêviez d'admirer des paysages étrangers, des espèces extraterrestres uniques et de la haute technologie saisissante, désolé.

Il faut dire que le jeu est l'oeuvre d'un seul homme ou presque : Gareth Damian Martin. Fondateur du studio britannique Jump over the age, il a monté tout le projet seul, ce qui implique évidemment des moyens quelque peu limités.

Mais ne partez pas trop vite ! C'est justement cette économie qui fait la force du jeu. Les menus sont justement extrêmement soignés et le jeu sait créer une atmosphère très particulière avec peu d'effets. 

Certes, les premières minutes sont un peu désarçonnantes mais une fois la prise en main maîtrisée et les enjeux posés, on se prend vite dans cette histoire touchante et fascinante qui nous est comptée.


DR.

 

Difficile ici d'aller plus loin sans en révéler davantage mais le scénario laisse une bonne part de surprise. Vous allez rapidement développer une relation poussée avec la chercheuse avec qui vous collaborez, et vous allez être mis face à des choix difficiles. Il va falloir choisir entre explorer davantage de territoire ou analyser les nouvelles espèces. Mais aussi prendre la meilleure voie pour vous fournir ce qu'il vous faut en oxygène et ainsi survivre. Le tout en prenant en compte les émotions de la scientifique. Vos décisions vont avoir des conséquences sur la mission et ce sont vos choix moraux qui vont déterminer tout ça.


DR.

 

Inconvénient pour le joueur francophone : tout est en anglais et comme les dialogues (ou plutôt les monologues) sont nombreux et importants, il vous faudra une bonne maîtrise de la langue pour apprécier le titre.

Si vous arrivez à passer cette barrière, vous découvrirez un titre contemplatif, reposant, qui paradoxalement arrivera à vous dépayser avec une simple interface fixe. Une prouesse rare qui plaira à ceux qui veulent des sensations vidéo-ludiques différentes de d'habitude.

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A propos de l'auteur

Je regarde plein de films et sur mon temps libre je suis journaliste. J'ai eu peur devant Paranormal Activity et je me suis endormi devant Interstellar. Mes goûts n'engagent que moi.

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