8/10

Inazuma Eleven - Test

Après plusieurs épisodes sortis au Japon et un succès retentissant, Inazuma Eleven voit le jour en France. Actions de folie et frappes enflammées au programme...mais la ferveur nippone est-t-elle justifiée ?

Qui n'a jamais parlé d'Olive et Tom avec ses potes : « Tu te rappelles ? Quand il tirait, il avait le pied au dessus de la tête, et là il te lâchait une frappe tellement puissante que le ballon se déformait, et le gardien était emporté dans les buts en essayant de l'arrêter ». Ne nous voilons pas la face, on a tous plus ou moins été élevés aux même dessins animés. Inazuma Eleven nous permet de prendre le contrôle d'une équipe, capable de prouesses dignes de nos mangas et animés bien aimés.

 


Mark Evans, le capitaine de l'équipe
Alors qu'il en est déjà à son troisième volet sur DS au pays du soleil levant (ajoutez à cela un anim' et un paquet de produits dérivés), Inazuma Eleven débarque pour la toute première fois sur notre continent. Mélange entre jeu de rôle et jeu de sport, il nous place aux commandes de l'équipe de football du collège de Raimon. Le capitaine et gardien de but de l'équipe, Mark Evans, a bien du mal à sauver son club qui est au bord de la dissolution. Surmotivé, et aidé par un mystérieux carnet rempli de divers entrainements que lui a laissé son grand père, Mark est prêt à tout pour réaliser son rêve et pousser son équipe au sommet. L'arrivée d'un nouvel élève, Axel Blaze, ancienne star du ballon rond, et un étrange match amical avec l'équipe la plus forte du pays, la Royal Academy, va venir chambouler les évènements. La trame principale de l'histoire, n'est pas sans rappeler un certain Eyeshield 21.

 

Ma première surprise en allumant ma DS, a été de voir le soin apporté à l'ambiance générale. On est accueilli par un générique plutôt bien réalisé, où l'on voit de belles images en dessin animés des principaux personnages du jeu. Sur une musique entrainante, le descendant de Bernard Minet nous met du baume au cœur en chantant: « Si le match est dur on s'en sortira ! Même dans la boue on les vaincra ! ». Ca y est, après avoir regardé ce générique qui nous rappelle si besoin est, que nous sommes dans un jeu à l'ambiance manga, on est fin prêt à mettre des taules à la terre entière. Dès les premières secondes de jeu, on a droit à de belles cinématiques, et des doublages vraiment bien foutus. A rajouter à tout ça, les matchs nous offrent des cut scenes assez agréables, tout à fait dans l'ambiance Olive et Tom ou l'Ecole des champions. Je pense notamment au ballon qui tourne infiniment contre le filet lorsqu'on marque un but (un coup classique du manga de foot).

 

Ma deuxième surprise a été de constater que l'alternance classique entre phases d'exploration et phases de « combats » que l'on a l'habitude de voir dans les RPG a parfaitement été respectée. Pas évident pour un jeu de football. On trimballe notre équipe dans divers lieux comme la rivière ou la gare, sachant que l'on finira inévitablement par se retrouver au lycée de Raimon, où se situe le local de notre club. Au programme de ces explorations, discussions avec des
Les décors sont plutôt soignés
Personnages Non Joueurs (PNJ), ouverture de coffres (bref, du très basique jusque là), et en rencontre aléatoire, au lieu de trouver des combats, on tombe

sur des « défis ». Ces défis opposent une sélection de 4 joueurs de notre choix, à une équipe de 4 joueurs d'un autre club (par exemple : athlétisme, tennis, basket, ou les ringards membres du club de Go). Ces petits matchs, dont le but varie (marquer un but en premier, intercepter le ballon) vont nous permettre de remporter des points d'expérience, de motivation et d'amitié. Mais les défis ne sont pas la seule manière de faire évoluer son équipe. En effet, il existe un tas d'autres méthodes. La première est de recruter de nouveaux joueurs. C'est assez intéressant d'ailleurs puisqu'il est possible d'aller recruter dans les équipes adverses. Le nombre de joueurs disponibles est assez impressionnant, puisqu'ils ne sont pas moins de 1000. Pour progresser, on peut également réaliser des entrainements spécifiques à certains endroits du jeu, pour faire évoluer une caractéristique particulière chez un personnage choisi (Frappe, Vitesse, Défense, etc.). Finalement, les matchs font aussi évoluer les joueurs. Il est à noter que l'on peut affronter à volonté une équipe que l'on déjà a battu, au cours de match amicaux (amis du levelling, allez-y à cœur joie). Les matchs justement, parlons en plus longuement.

 

Contrairement aux défis, les matchs se jouent à 11 contre 11. Ils se déroulent en 2 mi-temps d'environ 5 minutes en temps réel. Lors de ces confrontations, tout se joue au stylet. On déplace les joueurs en leur traçant le chemin à suivre, des flèches apparaissent alors au sol. Pour réaliser une passe ou un tir, il suffit
La Tornade du dragon
de cliquer à l'endroit où l'on veut envoyer la balle. Lorsque 2 joueurs ou plus entrent en contact, il faut choisir l'action à réaliser. Soit une action classique (dribble en attaque et tacle en défense par exemple), ou bien une technique spéciale. Et là, on commence à s'amuser. Les techniques sont plus farfelues et plus impressionnantes les unes que les autres. Je ne résiste pas à l'envie de vous donner quelques noms, comme le « dribble rafale », « la spirale de défense » ou encore le « tourbillon ». On peut également choisir des techniques spéciales lors des tirs ou des arrêts du gardien. On retrouvera notamment le « choc du dragon », ou la « main céleste ». Pour les tirs, il est possible de réaliser des actions ou deux joueurs sont impliqués. Dans tous les cas, chaque action effectuée est accompagnée d'une animation du plus bel effet comme nous l'avons dit précédemment. Les actions spéciales consomment également des points de technique (PT), et il faut donc déclencher vos tirs dévastateurs au moment opportun. Le style de jeu, encore une fois à cheval entre RPG et jeu de sport, pourra être un peu déroutant au départ. Mais après quelques matchs, on finit par s'habituer, et l'ensemble devient même plutôt agréable. Le petit point négatif semble être la gestion de la difficulté, pas toujours au top. J'ai eu un mal de chien à gagner mon premier match, alors que j'ai infligé un sévère 4-0 au suivant (le level up n'étant pas innocent dans cette affaire).

 

Dans l'ensemble, les graphismes sont de bonne qualité pour de la Nintendo DS. Le monde est plutôt vivant, les PNJ changent souvent de discours et vous donnent quelques indications de temps à autres. Pour autant, malgré une histoire intéressante, les explorations sont assez limitées et le joueur est toujours très guidé. Le lieu dans lequel il doit se rendre est indiqué en permanence. Pour ceux qui auraient encore du mal, des flèches apparaissent sur la mini map de l'écran supérieur. Finalement, la bande son est très correcte et colle bien aux différentes situations, sans pour autant nous offrir des thèmes inoubliables.

 

Conclusion :

Inazuma Eleven ne doit pas sa réputation et sa notoriété japonaise au hasard. Très bien réalisé, accrocheur, il en ravira plus d'un. Même si les adultes ne semblent pas être visés par le soft, il ne fait aucun doute que les plus nostalgiques des différents animés de football se lanceront dans l'aventure. Bien qu'il soit trop simple par moment, et un peu répétitif à la longue, il faut bien avouer que le pari de Level-5 de marier RPG et jeu de foot est gagnant. Une belle réussite en définitive.

Partager cet article

A propos de l'auteur

2 commentaires

  • Nicolas

    31/01/2011 à 11h49

    Répondre

    Tiens, j'ai bien envie de voir ce que ça donne, ça...http://jeux-video.krinein.com/inazu ... 14986.html

  • Plax

    31/01/2011 à 20h15

    Répondre

    N'hésite pas !

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein jeux vidéo c'est des tests de jeux vidéo et de l'actualité. Le dernier Mario sur Nintendo 3DS, le dernier Zelda sur Wii U, le dernier Assassin's Creed sur Xbox One, le dernier Infamous sur PS4, vous attirent ? Lisez ce qu'on en pense !

Rubriques