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Iron Man 2 - Test

Iron Man 2 n'a que peu d'attrait durable et ira vite prendre la poussière sur une étagère. Avec une campagne très courte et aucun autre mode de jeu, il est difficile de le recommander...

Rien ne change à Hollywood... Quand un film remplit les salles, on multiplie les opus, surtout lorsqu'il s'agit de blockbusters boostés par des super-héros dont le seul vrai pouvoir est de faire vendre. Bye-bye à nos chers Superman 4, X-Men 3 et Spiderman 3, aujourd'hui le dernier comic à la mode est l'inoxydable Iron Man qui revient dans un second volet ! Il est donc normal d'être bombardé dans nos magasins par Tony Stark et l'adaptation vidéoludique correspondante. Le super-héros a beaucoup à rattraper... Le précédent jeu vidéo Iron Man n'avait pas convaincu et paraissait trèèès répétitif. Sega et Secret Level, respectivement éditeur et développeur de l'homme d'acier sur console, auraient-ils su lui racheter une conduite ? C'est en tout cas le dern
Kaméhaméhaaaaaa !!
ier jeu du studio californien Secret Level avant sa fermeture définitive et après avoir développé des jeux peu convaincants comme Iron Man ou Golden Axe. Pas de quoi nous rassurer.

Le jeu Iron Man 2 n'est pas basé sur l'histoire du film, mais plutôt sur une histoire tout à fait inédite. Cet épisode prend place dans l'univers film sans pour autant ressasser la version grand écran. Le héros en a connu des péripéties depuis ses premiers pas guidés par Stan Lee en 1963. A l'époque sa principale préoccupation était de lutter contre les malfaisances du monde communiste mais aujourd'hui c'est une vitrine de la suprématie technologique américaine, le concept est inchangé. La trame a été ici écrite par Matt Fraction, scénariste d'Invincible Iron Man, adaptation animée de la franchise. Pourtant, l'histoire passera vite en second plan tellement elle est squeezée. De nombreux passages sont éludés entamant nettement la compréhension. Les portions restantes, on peut parler de portion tellement c'est light, sont quant à elles desservies par des cinématiques navrantes. Des personnages mal modélisés se voient animés par un pathétique playback totalement désynchronisé mettant en avant le côté absolument bâclé du jeu. Ajoutons à cela des paroles coupées
Quoi ma gueule ? Pixélisée ma gueule ?
en fin de cinématique et vous avez tous les ingrédients pour un jeu peu glorifiant qui vous obligera à oublier tout scénario.

Il y a un seul mode de jeu : une campagne. C'est décevant car on aurait apprécié un mode coopération ou même un champ de bataille comme dans X-Men Origins : Wolverine. La campagne vous prendra environ 6 heures pour finir sur le niveau de difficulté « normal ». Pas beaucoup plus longtemps en difficulté maximale. Il faut admettre qu'on s'attendait à une plus longue expérience de jeu, mais tel est le compromis trouvé par Sega qui, de toute façon, n'aurait qu'amplifié le côté répétitif en allongeant l'histoire. Avant chaque mission, vous aurez le choix du personnage que vous souhaitez incarner. Mais vous avez aussi le choix de nouvelles munitions, armes et accessoires modulaires. Et n'oublions pas le choix de costumes pour hommes d'acier. Ce choix paraît vaste et surtout compliqué pour pas grand-chose. Menus
Défendre l'héliporteur à tout prix...
 inextricables et lourdeur de l'interface font qu'on y passera peu de temps.

Vous aurez huit niveaux grands et colorés dans le jeu, allant de la défense de l'héliporteur SHIELD, à l'infiltration de bases ennemies en Russie. Les niveaux ne sont guère mieux modélisés que les personnages. Ils semblent eux aussi très pixélisés, à un niveau inacceptable à l'heure du next-gen. Les graphismes du jeu ne sont pas terribles, mais cela semble lié à la précipitation d'une réalisation encore une fois inachevée. Que voulez-vous il fallait sortir le jeu avant le film... au détriment de la qualité et avec un budget visiblement très limité.

Niveau jouabilité, l'armure est une mine d'or. Elle vous permettra de lancer de puissantes attaques et surtout de voler. Comme dans Dark Void, sorti récemment, le côté Rocketeer est toujours sympa mais pas encore parfaitement retranscrit sur console. La sensation de vitesse est peu convaincante même s'il faut avouer qu'Iron Man est plus maniable que son cousin chez Capcom. L'intelligence artificielle des ennemis est correcte mais pas exceptionnelle. Même en difficulté maximale, ils restent une menace individuelle faible, mais c'est le nombre qui fera leur force. Outre les combats rapprochés très brouillons, le gameplay est assez entaché par un lock des ennemis mal
Corps à corps aérien...
géré. En effet, la dynamique autorisant de passer d'un ennemi à l'autre ne permet pas de contrôler précisément la cible choisie. Ajoutez à cela des combats répétitifs, et vous serez vite vaccinés.

Pour résumer, Iron Man 2 n'a que peu d'attrait durable et ira vite prendre la poussière sur une étagère. Bien sûr l'intérêt pourrait être de débloquer les quelques costumes de Tony Stark ou bien encore d'incarner War Machine, autre figure emblématique de Marvel. Mais après avoir terminé le jeu, aucune chance que vous souhaitiez le recommencer.  Avec une campagne très courte et aucun autre mode de jeu, il est difficile de recommander Iron Man 2, même aux plus grands fans de comics. On ne peut hélas pas dire que cette adaptation sur console bâclée rende justice au super-héros.

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