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Iron Man - Test

Iron Man suit la licence Marvel presque à la lettre mais se situe bien en dessous du film. La réalisation reste soignée mais il manque le petit quelque chose qui nous aurait donné une expérience de jeu plus captivante.

Iron Man est probablement le succès cinématographique du printemps. Il ne fallait donc pas rater la sortie du renouveau des super héros sur nos écrans. La licence se décide donc à lancer en parallèle une occupation du petit écran, donnée variable selon son installation home cinéma et les contraintes financières qui l'accompagnent.

Pour les novices, Iron Man est un super-héros de chez Marvel créé par le légendaire Stan Lee à qui l'on doit un certain nombre d'autres guignols en collants et armures. Ce dernier voit le jour lorsque le légendaire et génial Tony Stark, également marchand et ingénieur en armes de destruction, se fait kidnapper par un groupuscule terroriste qui désire étendre son réseau de mort sur la planète. Tony, alors blessé, se crée un pacemaker atomique dont la puissance lui permet, en plus de maintenir son cœur, d'alimenter une armure assez balèze pour lui permettre d'échapper à une fin tragique au milieu du désert. Sa captivité et l'évasion qui s'ensuit lui font alors comprendre que sa route n'était pas la bonne, il est temps de détruire toutes ces armes si savamment élaborées avec une arme ultime : lui-même.

Votre mission est simple : détruire toutes les armes dans le monde. Ceci étant, le monde c'est vaste, alors on va le limiter à quelques zones fortement à risques : des dépôts terroristes, des usines de fabrication de missiles Stark Industries, des silos, etc. Ces zones de missions seront bien délimitées, histoire que vous ne perdiez pas trop de temps a vous faire plaisir en volant dans le ciel. C'est bien dommage car c'est bel et bien là la partie la plus agréable du jeu. Il ne faut pas pour autant penser que l'on ne prend pas plus de plaisir à le fairiron_manps3screenshots13068im_nextgen_greekmelt_12_250e quand l'on est suivi par un missile à détection de chaleur que lorsque l'on se jette entre les rouages des ponts qui surplombent un canyon désertique pour désorienter un gros hélicoptère qui nous suit avant de l'enfumer par un looping qui nous replace derrière lui et signe ainsi son arrêt de mort, éparpillant ses boulons aux quatre vents (ouf). Le ciel est bleu, les oiseaux chantent peut-être, mais vous n'entendrez que les mitraillettes et les tirs de tanks et, a priori, pas de femme à l'horizon pour avoir de secrets*. Enfin, il y a bien Pepper qui attend à la maison au coin du feu mais elle semble bien moins impliquée que vous dans ces nouvelles fonctions de sauveur du monde.

Votre équipement, lui, se complique au fur et à mesure des missions vous permettant de le faire évoluer en parallèle de la difficulté et de la férocité des opposants à votre magnifique mécanique. Attention toutefois à ne pas trop vous rayer dans l'exercice de vos fonctions car vous portez un costume a plusieurs centaines de millions de dollars. Puisque nous parlons habillage, parlons de celui du jeu. Si les collines et les canyons sont beaux vu du dessus, il n'y a malheureusement pas de satisfaction à regarder les cinématiques qui nous content l'histoire entre chaque mission. Les personnages sont modélisées de manière à nous faire passer les acteurs des films pour des versions a la fois bouboules et aplaties d'eux même. Les dialogues sont inintéressants et ne contiennent pas le piquant si anticonventionel du film, ce petit ton puéril qui donnait la profondeur au personnage principal joué par Robert Downey Jr. et l'exaspération qu'il provoquait chez Gwyneth Paltrow. Le seul à être fidèle à lui-même est Jarvis, le robot à tout faire, éternel sidekick de Tony Stark.

Les missions se suivent et se ressemblent malheureusement et permettent essentiellement de se balader un peu moins à chaque palier de difficulté franchie. Dès la troisième mission, vous n'aurez plus vraiment l'occasion de voler droit jusqu'aux cieux pour retomber en piqué dans une avalanche de missiles. Il s'agit plus ou moins de destruction catégorisée de tout ce qui clignote à l'écran. Celle-ci peut être faite avec finesse malgré le nombre incroyable d'explosions à lairon_manps3screenshots13194nextgen_maggia_08_250 seconde. Les prises sur les chars ou les hélicos permet de les casser comme de vulgaires jouets mais les animations qui y correspondent ne sont pas variées ce qui les rends monotones et donc peu intéressantes à utiliser. La majorité des joueurs choisira probablement d'y aller en bourrin sans trop s'inquiéter des conséquences d'une armure incroyablement indestructible. On nage dans une science-fiction qui reste donc assez approximative. C'est fortement dommage car on aurait pu rentrer un peu plus dans ce monde alternatif. C'est un peu comme si le développement avait été terminé rapidement pour cause de sortie du film. On est donc plus déçu par le jeu que par la pellicule mais dans le même genre on a rarement vu une réalisation aussi solide sur la partie gameplay donc on ne va pas se plaindre. En comparaison du dernier Superman sorti sur consoles nouvelle génération il n'y a aucun rapport par exemple, c'est comme qui dirait le jour et la nuit. Il reste néanmoins quelques petits bugs qui vous pousserons à rester dans les airs mais de toute façon il n'y a pas mieux, l'expérience est très agréable.

Pour être exact, SEGA nous offre un beat them all en 3D. Les boss de fin de niveau sont de gros helicoptères, des avions furtifs, etc. Il faut tirer sur tout ce qui bouge avec un arsenal simillaire à ces jeux d'arcade que nous avons usés dans notre jeunesse en effectuant des esquives pour la confrontation frontale avec les missiles. Ce style est couplé à un jeu d'aventure comme le démontre les prises disponibles sur presque tous les elements destructifs du jeu. Vous pouvez faire une prise sur un char et detourner deux ou trois tirs vers le char voisin avant de le faire exploser tout comme vous pouvez faire une prise sur un missileen pleine course et lancé dans votre direction. C'est donc le pied en un sens mais l'équilibre entre fun et histoire n'est pas optimisé ce qui rend l'intensité mitigée malgré une jouabilitée bien héritée des anciens temps légendaires de l'arcade.

Si le super-héros est mythique, si le film fut plutôt bon, j'ai bien peur que le jeu ne reste pas longtemps dans les mémoires. Toutefois le plaisir de voler vers le soleil dans un environnement aussi bien modélisé est, pour reprendre les mots du fils de Robert Downey Jr, "cool". C'est donc un jeu dans le sens pur du jeu solo, amusant et efficace. La durée de vie en est donc décuplée tout comme l'est l'expérience cinématographique sur la quelle nous avons du coup un droit d'interactivité. Longue vie à Iron Man donc, et ce sous quelque forme qu'il soit. De toute facon vous vous en rendrez compte, ici il ne peut pas mourir.

 

* "Le ciel est bleu, les oiseaux chantent et les femmes ont des secrets" Bruce Willis

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2 commentaires

  • Anonyme

    06/06/2008 à 19h28

    Répondre

    super classe

  • Rodwin

    17/06/2008 à 11h34

    Répondre

    La démo est téléchargeable : faites vous une idée avant de d'acheter!

    J'ai testé, c'est tout pourri! 


    Alors oui, c'est joli, mais la maniabilité exécrable, la caméra illisible m'ont complêtement empècher d'apprécier les missions inutiles et vide d'intéret.

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