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James Bond 007 : Quitte ou Double - Test

Après Opération Nightfire, l'agent le moins secret de la planète reprend du service pour un deuxième épisode sur GBA intitulé James Bond 007 : Quitte Ou Double avec quelques interrogations en perspective. James Bond commence à faire carrière depuis quelques années sur tous les supports et comme le succès du jeu à licence ne se dément pas au fur et à mesure des titres parus, on en remet une couche avec un nouvel opus destiné à toutes les consoles. Du coup, avant sa sortie le jeu est fortement attendu : encore un superbe Goldeneye-like ou alors une bouse immonde comme sait si bien les bâcler Electronic Arts ? D'autant plus qu'un casting avait été organisé pour monter le jeu comme un vrai film... et qui dit film dit acteurs, on retrouve alors les modélisations des héros récurrents de la série (Pierce Brosnan, John Cleese, Judi Dench...) mais aussi celles des fameux méchants avec en tête de liste Willem Dafoe (Spiderman) ou la sculpturale Heidi Klum (Spin City). Voilà pour les interrogations qui ont tant fait parler du jeu mais qu'en est-il réellement ?

La présentation du jeu fait véritablement ressentir l'atmosphère James Bond. Accueilli par le lion de la MGM, le générique se lance et c'est le choc, la pixelisation laisse penser à un jeu Game Boy. Ca commence mal, très mal et je sens que ça va continuer... James m'invite à appuyer sur Start pour rentrer dans le menu. Je m'y exécute. J'aurais pas dû... Peu de sous menus sont disponibles pour un soft uniquement voué à l'aventure ainsi qu'un mode Multijoueur pitoyable et un autre mode pour relier la GBA à la Gamecube uniquement à condition de posséder l'opus du même titre sous le format adéquat... ah oui, j'oubliais que le menu Options (pourquoi ont-ils mit un « s » ?) permet de faire des parties de Blackjack.

Pas le temps de siroter de Martini car en tant qu'agent de Sa Majesté, nous revoilà plongé dans une énième aventure au sein de laquelle 007 va rejouer les globe-trotters avec douze missions éparpillées entre le Sahara, le Caire, le Pérou, la Nouvelle-Orléans et Moscou. A défaut de scénario, voici le prétexte servi par M à Bond pour aller taquiner un peu Nikolaï Diavolo (Willem Dafoe) et le Dr Katya Nadanova (Heidi Klum) afin de contrer leurs projets de domination mondiale par des nanorobots mais chaque peine mérite récompense et ce cher James sera aussi aidé de Mya Starling (Mya). Au beau milieu de la guerre technologique qui se prépare, 007 apparaît comme la seule chance de blablabla... voilà comme d'habitude.

Bien sûr, on retrouve tout ce qui fait le succès des films avec les gadgets de Q, les poursuites en voitures de sport, les ennemis charismatiques et les répliques flegmatiques d'un Bond en costard. De plus, la diversité du type de missions avec des passages en infiltration du genre Metal Gear et Splinter Cell, des passages automobiles endiablés, des assassinats sauvages ou autres destructions pures et simples mais bien peu de choses à se mettre sous la dent en fait car ces passages sont bien courts et le temps de jeu est relativement faible avec un potentiel qui s'étiole rapidement (2 heures en mode facile, presque aussi peu en difficile). L'innovation principale dans le mode de jeu réside dans le passage à la vue dite « à la troisième personne » mais ce n'est pas toujours une sinécure car les problèmes de visée se font ressentir et les combats au corps à corps sont pathétiques. Les autres innovations résident dans le système d'achat de bonus à la fin de chaque mission pour booster les capacités du personnage.

Les bons points sont rares par contre les mauvais se ramassent à la pelle notamment avec la réalisation du jeu et une modélisation des personnages ratée (Heidi Klum méconnaissable), une IA et une animation « made in EA » donc avec de gros problèmes au niveau des manipulations, des déplacements et des combats pour aboutir sur un désintérêt qui va croissant avec les missions. Seuls peut-être le flegme « so british » de 007 et les affrontements contre Requin (Richard Kiel) sont des moments un tout petit plus prenants mais il ne faut pas se leurrer, l'ensemble du jeu ne se reflète pas dans ces deux éléments. Encore une licence gâchée...

A défaut de proposer un jeu de roulette, Quitte Ou Double sur GBA est un bon jeu pour apprendre le Blackjack et rien d'autre, autrement dit un jeu qui ravira tous les fans de nanars en matière de jeu vidéo. Pour terminer sur une note positive, même si je n'ai pas pu les tester, les versions de consoles de salon ont l'air bien plus performantes et intéressantes que la version décrite. D'ailleurs, de nouvelles surprises s'ajoutent à ces versions avec l'apparition de nouvelles James Bond girls avec notamment Shannon Elizabeth (Scary Movie) et Misake Ito.

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