8/10

Katamari Forever - Test

De la fraîcheur presque pas rengaine cette fois, avec des cinématiques funky et un très bel habillage qui change des précédents épisodes de la série... un peu. Du bonheur sans équivoque.

Vous avez entendu parler des Katamari, ces petites boules qu'on roule et qu'on roule jusqu'à l'étourdissement pour ramasser des objets et transformer le résultat final en planète ? Non ! Pas encore ? Et bien c'est l'occasion de retrouver le roi du Cosmos et son fils, le prince pour une nouvelle aventure toute en rondeur. Katamari Forever est la suite de son précédent, une série qui imprime la rétine des joueurs depuis Katamari Damacy en 2004 et ce à jamais. Ce dernier fut suivi de We love Katamari toujours sur Playstation 2 et de Beautiful Katamari sur Xbox 360 puis sur Playstation 3. Et enfin cet épisode (intitulé tribute un peu partout ailleurs dans le monde) ressemble à ses cousins: déjanté, coloré, original et blindé de J-Pop. Faut aimer.

Alors que le roi du Cosmos est en vadrouille, il se fait heurter par une étoile à pointe qui ressemble plus à la représentation du virus du Sida qu'à un oursin géant. Ce
grand coup à la tête l'endort profondément. Le royaume va donc à sa perte et son fils, le prince, réunit un conseil exceptionnel pour trouver une solution. Quelques secondes plus tard, la construction d'un Roboroi est en marche pour remplacer celui qui s'est assoupi de manière prononcée. Malheureusement, à peine en état de marche, ce dernier est pris d'un accès de folie et se met à  détruire toutes les étoiles. Il ne reste plus qu'une seule chose à faire: reconstituer le ciel. Une mission qui vous échoit de part votre nature de droit divin étant l'héritier de la lourde couronne du cosmos. De plus c'est un peu ce que vous faites le mieux depuis le 21ème sciècle: créer des constellations.

Après nous avoir fait tâter du Noby Noby Boy pendant quelques mois, les concepteurs de la lignée katamari nous reviennent en forme. Alors qu'on reconnait des environnements dans lesquels nous avons déjà roulés pendant des heures, le
graphisme a quant à lui subi une refonte globale pas du tout dégoutante. Et ce résultat ressemble pourtant à un mélange bizarre qui fait penser à du cel-shading primitif, un genre de crayonnage étrange qui donne vie au décors d'une manière très particulière. Il s'agit ici de l'habillage du jeu uniquement car les cinématiques sont quant à elle en cartoonisme gigantique, une autre méthode pas très inédite qui consiste a faire de gros bonshommes avec des couleurs vives et à créer un monde loufoque et coloré autour en y intégrant en patchwork, des couleurs pastelles à côté des criardes et autres procédés de vulgarisation qui font ici des merveilles. Comme d'habitude nous sommes ébahis devant ce travail d'ahuri qui prend pourtant tout son sens. Noby Noby Boy était moche tout en étant magnifiquement fun et fou, on peut le dire. Cet opus est au contraire très agréable. De plus les cinématiques sont très drôles et nous emmènent un peu plus loin dans les méandres d'un monde vraiment déjanté.

Le gameplay n'a quant à lui pas bougé d'un pouce et on se retrouve avec deux
boutons pour tourner, rouler, grimper, faire demi tour et toutes ces autres petites subtilités qui ne servent pas à grand chose dans Katamari. La seule subtilité qui découle de l'utilisation des touches est l'apprentissage de l'utilisation du Dash pour le mode multi car sans une parfaite maîtrise de ce dernier, nous ne pouvons que perdre face à tous ces japonais pour qui le jeu est déjà une institution et qui s'y entrainent depuis si longtemps que nous aurons du mal à les ratrapper. En même temps, vu qu'on est récompensés avec des cookies virtuels, on ne va pas se plaindre non plus. On vous les laisse messieurs les nippons. 

La musique est quand à elle toujours aussi magique de l'intérieur et horripilante de l'extérieur. On ne peut que se dire que la J-pop n'est entrainante que lorsqu'on a les yeux rivés sur cette petite boule à pics coniques qui roule sans cesse. Sans l'oubli
dans l'action, on ne pourrait probablement pas supporter plus de cinq minutes de musique extrasensorielle comme celle que l'on peut entendre dans le cosmos. Cela vous donne une magnifique arme de destruction massive des tympans pour votre frère, votre sœur ou encore... vos parents, voire même votre copain ou votre copine si vous voulez être tranquille et selon l'effet recherché. Les morceaux sont toutefois variés et une bonne partie des titres mythiques que l'on connait déjà des autres épisodes de la série à été reprise pour rendre hommage à tous ces camarades tombés pendant les dizaines d'heures de jeu que procurent les différents moments de la famille Damacy que ce soit en 2004, en 2005, en 2007 ou en 2009.

Vous l'aurez compris, si vous ne le saviez pas déjà, le jeu en question est une légende éternelle au pays du soleil levant. Mais pour tous les fanas de culture orientale moderne, les aficionados de l'originalité et les déjantés du jeux vidéo, c'est une référence internationale et orbitale. Ce nouvel opus ne transige pas à la règle. C'est frais, plein de bons sentiments et on arrive pas à s'arrêter d'y jouer. Encore du bonheur en disque.

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