7.5/10

Kid Icarus Uprising - Test Nintendo 3DS

Kid Icarus Uprising marque le retour en grande forme de Pit, que l'on avait découvert il y a fort longtemps sur la NES, puis retrouvé sur la GameBoy. La Nintendo 3DS est pour lui un support de prédilection puisque son gameplay se marie assez bien avec une approche en trois dimensions.


Pit, le Kid, le seul ange qui ne peut voler de ses propres ailes.

Pit est un ange qui, aidé d'une déesse - Palutana - a pour mission de se débarrasser de Medusa, la reine des enfers. Pour cela il va traverser des mondes peuplées de créatures toutes plus étranges et loufoques les unes que les autres, à travers deux types de gameplay assez différent.

Le Kid prend son envol

Les niveaux commencent toujours par une séquence shoot'em up, pendant laquelle on ne contrôle pas l'avancée dans le niveau, mais où l'on peut tout de même déplacer le Kid pour esquiver certains tirs et éléments de décors, ainsi que, bien évidemment... tirer ! C'est très rapide, plutôt fun, et ça se dirige bien malgré une ergonomie assez surprenante : on vise avec le stylet, on tire avec la gachette gauche (L) et on se déplace avec le stick gauche. On a la nette impression de n'utiliser que la moitié de la console et de ne pas pouvoir vraiment donner libre cours à sa "créativité". Mais pourtant ça marche.

Icare n'a pas les épaules bien mobiles

Ensuite, c'est du jeu de plateforme/action plus classique qui nous attend, mais presque jamais sans sauts. C'est à dire que le Kid n'a pas de bouton de saut. Enfin, pour être exact, il peut dans certains cas bien spéciaux faire de petits bonds, mais c'est vraiment très balisé. C'est très déstabilisant, mais au comprends aussi rapidement qu'ajouter un bouton de saut aurait été impossible. On a déjà les mains partout sur la console : on frappe et on tire avec la gachette gauche (L), tandis que l'on vise et qu'on bouge la caméra avec le stylet. Le stick gauche est là pour se déplacer. C'est très frustrant car il faut régulièrement donner des coups de stylets frénétiques pour faire demi-tour rapidement. Pas du tout ergonomique et plutôt mal pensé.
Mais on sent bien que ce n'était pas forcément aisé de faire mieux, à moins de compter sur une troisième main (encore que quelques boutons tactiles auraient pu palier à ce problème de jouabilité).


Fourrure ignifugée.

Au delà de ces bases, s'ajoute un système de dons et d'armement. Les dons, ce sont ceux de la déesse, qui nous permettent de se soigner, d'empoisonner, de mieux viser, etc. On doit choisir lesquels on emmène dans chaque niveau, en remplissant une grille à la surface limitée.
Pour les utiliser, il faut se battre avec l'ergonomie foireuse du jeu : deux boutons de dons seulement s'affichent simultanément. Après il faut scroller, alors qu'il y a plein de place en bas d'écran.

Les armes, elles, se récupèrent pendant le jeu, dans des coffres à trésors. On peut les combiner pour les améliorer et faire plus de dommages, avoir un tir plus rapide, etc. C'est marrant cinq minutes, mais pas de quoi pavoiser.

Potion magique pour tous les joueurs

La bonne idée de Kid Icarus Uprising, c'est de proposer à chaque début de niveau de mettre plus ou moins de "cœurs" dans un chaudron, de façon à ajuster la difficulté du niveau. Une difficulté moyenne ne coutera rien, tandis que pour obtenir une faible difficulté il faudra mettre la main à la poche tout en sachant qu'on rencontrera moins de bonus et de trésors durant le jeu. Si l'on veut un niveau plus dur, cela coute aussi des cœurs, pour la simple et bonne raison qu'il s'agit d'un pari : si l'on parvient à surmonter la difficulté, les avantages foisonnent !
Une idée bien sympathique qui permet de n'être jamais bloqué (le mode facile est vraiment facile) et d'inciter à rejouer à Kid Icarus Uprising en montant progressivement le niveau de challenge.


Pit se jette à l'eau.

C'est un beau bébé

Pit n'est peut-être pas Brad, mais il a tout de même une bonne tête. Pour tout dire, le graphisme du jeu est très bien fait. La ligne est plutôt dynamique, même si l'on regrette que les dédales de Medusa soient un peu trop géométriques, et c'est plaisant à regarder, surtout que tout au long du jeu des illustrations s'affichent sur l'écran inférieur de la 3DS.
Pit respire la bravoure et le courage, tandis que les ennemis parviennent à être affreux sans être dégoutants ou malsains. Encore que certains sortent d'une imagination bien surprenante. C'est quand même assez grossièrement designé, très cartoon, et ça ne plaire pas toujours à tout le monde.

La 3D quant à elle reste accessoire, on la désactivera volontiers pour éviter se fatiguer les yeux trop rapidement : ça clignote déjà beaucoup sans...

M'enfin, Kid Icarus Uprising reste globalement très plaisant à admirer, surtout lors de phases de tirs en vol.

Âmes usantes

Mais là où le jeu vidéo remporte tous les suffrages, c'est au niveau de l'humour. Il ne faut pas s'attendre à se gondoler non stop bien entendu, mais il y a du recul, de la moquerie, des embrouilles, qui feront sourires. Des dialogues amusants, que l'on peut lire durant le jeu - même si c'est très dur dans le feu de l'action - ou entendre, si l'on maitrise suffisamment bien la langue de Shakespeare. Des références aux anciens titres sont aussi là pour "récompenser" les vieux fans.


Pit vole... grâce au don de sa déesse.

Kid Icarus Uprising est souvent le cul entre deux chaises : l'excellent boulot de Masahiro Sakurai fait vraiment plaisir à découvrir, tandis que l'on peste régulièrement contre les petits défauts du titre.
Mais on finit par oublier assez vite les points négatifs, et on relance une partie, surtout si on à l'esprit à faire du score.

 

A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

6 commentaires

  • Ryo

    23/03/2012 à 11h17

    Répondre

    C'est marrant, tu as l'air de dire que le jeu est pluttôt négatif pendant les 2/3 tiers de l'article et pourtant il écope quand même d'un 7.5/10... Sinon magnifique le Brad... Pit (on aurait pu aussi faire : "Un Pit pas bradé"...)http://jeux-video.krinein.com/-21681/ki ... 18496.html

  • Guillaume

    23/03/2012 à 11h22

    Répondre

    Oui, il a plein de défauts ce jeu, mais rien qu'on ne peut surpasser. Ex. la maniabilité est un peu foireuse, mais au final on arrive à s'y faire, tout en se disant que ça aurait pu être bien mieux foutu.

    Après... 7.5 c'est encore loin d'être la note ultime

  • OuRs256

    01/04/2012 à 16h02

    Répondre

    A 50 euros le jeu, vaut mieux être sur qu'il vaut le coup quand même.

    J'attendrais une version d'occaz ^^

  • Guillaume

    01/04/2012 à 16h08

    Répondre

    Ce que je peux dire sans trop prendre de risque : c'est l'un des meilleurs jeux de la 3DS

  • OuRs256

    01/04/2012 à 16h26

    Répondre

    Guillaume a dit :
    Ce que je peux dire sans trop prendre de risque : c'est l'un des meilleurs jeux de la 3DS


    Justement, les meilleurs jeux de la 3DS valent pas 50 euros

  • Nicolas

    10/04/2012 à 13h40

    Répondre

    Pas loin de la perfection relative du jeu vidéo, c'est dommage que les phases au sol soient parfois très laborieuses. Mais l'ambiance, le dynamisme, la bonne humeur, la tonne d'idée, l'interface globale et la réalisation méritent que l'on s'attarde dessus. Et même plus.

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