L.A. Noire : Games Ellroy ?

Attendu depuis longtemps, L.A. Noire refait enfin parler de lui, avec une date de sortie enfin fixée au printemps 2011. Et comme nous étions récemment à la première présentation du titre on vous dit tout le bien qu'on en pense déjà !

Oh que que ça pèle, oh que ça caille !
Autant dire qu'à moins d'y être vraiment obligé, mieux vaut ne pas foutre le nez dehors ces jours-ci. Mais comme l'industrie du jeu se joue de ces désagréments saisonniers, on se retrouve parfois à devoir braver les forces de la nature pour se rappeler que, heureusement, des lendemains plus « chaleureux » nous attendent.
Aussi en assistant hier matin à notre première présentation du prochain bébé des studios Rockstar réalisé par les australiens de la Team Bondi, le carrément bien nommé L.A Noire, il n'aura pas fallu longtemps pour que la chaleur virtuelle du Los Angeles de l'après guerre nous fasse bouillir les sangs !

Plus
Plus "noir" tu meurs !
L.A Noire
. Un titre qui claque comme une promesse de crime et de femmes fatales et qui, de ce que nous avons pu en voir, semble se tenir au niveau de la dite promesse, bien qu'hélas nous n'ayons pu avoir le pad en mains lors de ce premier contact. Pas grave ! Nous avons du coup pu profiter de l'ambiance du jeu pendant une bonne heure à tête reposée et apprécier la qualité du travail effectué sur le titre.
L.A Noire
est donc un jeu Rockstar, et Rockstar, dans la tête de n'importe quel joueur moyen, rime avec jeu open world. Alors en apprenant l'existence de cet opus prenant place dans le contexte historique de l'Amérique des années cinquante, on redoutait légèrement de se retrouver devant un clone de Mafia 2. Heureusement il n'en est rien!

Première constatation, Rockstar a visiblement décidé de privilégier la narration, quitte à garder le joueur sur des rails. Il semblerait en effet que L.A Noire abandonne quelque peu l'habituel aspect de libre exploration pour coller au plus près à un scénario plus scripté, et donc apparemment plus dirigiste, et au final c'est bien ce qui pourrait faire sa force.
D'abord parce que l'angle d'approche choisi est celui de l'enquête policière « hard boiled » chère à James Ellroy (dès les premières secondes on ne peut s'empêcher de penser au Dahlia Noir et à L.A Confidential), dont l'ombre plane en permanence au dessus du jeu. Ainsi il s'agira d'être attentif à chaque élément de l'histoire pour pouvoir faire la part du vrai et du faux dans les déclarations des divers protagonistes, tous plus ou moins mouillés jusqu'au cou dans une histoire bien sordide de chantage au mœurs et viol de mineure. L.A Noire adopte donc un ton résolument adulte, sans fard ni faux-semblants destinés à ratisser large (thank U god !), et semble miser beaucoup sur sa mise en scène et l'interaction avec les différents suspects virtuels.
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To live and die in L.A
En effet, dans L.A Noire le joueur qui prendra le contrôle de Cole Phelps, protagoniste principal de l'histoire et vétéran de la guerre du pacifique devenu flic à la crim' de L.A, sera souvent amené à conduire des interrogatoires lors de son enquête, et plus que l'étude du bien fondé des réponses données, c'est surtout l'étude des traits des personnes interrogés qui va se révéler déterminante. Et là on peut dire que L.A Noire fait un furshlugginer de bond en avant par rapport à tout ce qui s'est fait précédemment au niveau du rendu des expressions faciales dans le jeu vidéo. Même Heavy Rain en prend pour son grade, c'est dire ! Pas que les visages présentent plus de grains de beauté et autres rides en gros plan, mais leurs expressions sont beaucoup plus naturelles et vivantes, à tel point qu'un personnage qui ment pourra facilement être trahi par un infime tic du visage, où que l'on ne remettra pas en doute la bonne foi d'un suspect tellement son regard est sincère. Troublant.

Tout ça pour dire qu'il ne faut sans doute pas s'attendre à retrouver avec L.A Noire la bête resucée d'une formule certes excellente mais commençant à faire long-feu, mais bien un véritable polar interactif effaçant les frontières entre cinéma, littérature et reportage d'époque. A ce titre là la reconstitution du Los Angeles des années 50 et d'ailleurs bluffante de réalisme et le soin apporté aux intérieurs est impressionnant, et bien que la version du jeu qui nous était présentée soit encore loin d'être définitive on a eu bien mal aux yeux !

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Pas vraiment le L.A de Roger Rabbit...
Voilà ce que l'on retiendra de ce premier contact avec L.A Noire pour le moment, un titre qui prend le pari d'être aussi intense et captivant que les meilleurs films ou livres de genre, le premier vrai « jeu noir » en quelque sorte.

En tout cas nous, on mise dessus !

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