8/10

The Last of Us Remastered - PS4

L’un des meilleurs jeux de la fin de vie de la PS3 est enfin arrivé sur PS4 dans une version remasterisée qui inclut des graphismes retravaillés, tous les DLC parus à ce jour ainsi qu’un mode photo pour immortaliser cette aventure. Etant passé à côté de la version PS3 en son temps, c’était donc l’occasion rêvée pour tâter du chef-d’œuvre.

The Last of Us prend place dans un monde post-apocalyptique, ravagé par une invasion de zombies (les infectés) due à l'arrivée inexpliquée de spores, infectant et transformant toute personne les respirant. Le joueur incarne Joel, un homme ayant perdu tragiquement sa fille dans les premiers jours de l'épidémie. 20 ans plus tard, Joel est devenu contrebandier dans un monde post-apo où les militaires gèrent des zones sécurisées et affrontent les Lucioles, un groupe d'opposants. Réticent au départ, Joel se retrouve contraint d'escorter la jeune Ellie, 14 ans (et toutes ses dents), à travers le pays. Vous vous en doutez, le voyage ne sera pas de tout repos avec les infectés mais aussi les gangs d'humains pour venir vous pourrir la vie. Et entre ces groupes d'ennemis et les alliés d'un jour, vous aurez de quoi faire !


Quand je vous disais que ce jeu est beau !

L'histoire est le gros point fort de ce jeu : le pitch peut paraître simple, emmener une gamine du point A au point B (wouhou), mais les rebondissements seront nombreux et toujours intéressants. Tous les personnages que l'on croisera, amis ou ennemis, auront leur personnalité propre et bien travaillée, et certains réussiront même à vous arracher une petite larme de tristesse ou un petit sourire car du haut de ses 14 ans, la petite Ellie a des cojones et elle ne se laisse pas faire ! L'histoire est aussi servie par une direction artistique exceptionnelle avec les villes américaines en décomposition en tout point crédibles avec certains points de vue dignes de cartes postales, le tout rehaussé par des graphismes 1080p. Une utilisation judicieuse et non outrancière des scripts à des moments clés conforte l'ambiance déjà très réussie et parvient à faire stresser les joueurs les plus aguerris. Un sans-faute narratif !


Ellie a des balls, un gros flingue et elle n'a pas peur de s'en servir !

Pour mener Ellie à bon port et la protéger, le joueur aura à sa disposition un inventaire modeste mais efficace allant de l'arc (discret) au shotgun (pas discret) en passant par les fumigènes et les molotovs. Joel pourra fabriquer certains de ces objets ainsi que des trousses de soin ou des lames à partir d'objets glanés ici et là, et stockés dans son sac à dos. Le craft se fera d'ailleurs en temps réel, Joel mettant son sac au sol le temps de crafter l'item. Il faudra donc bien choisir son moment et ne pas décider qu'on a besoin d'une bombe alors que 5 infectés se ruent sur nous … Les infectés justement, parlons-en : il en existe plusieurs sortes selon leur degré d'infection. L'infecté de base ressemble au zombie classique (version 28 jours plus tard) : dégueu, bête mais rapide. On trouvera ensuite le clicker, un infecté ayant perdu la vue au profit d'un sonar lui permettant de repérer le joueur grâce aux bruits qu'il fait et particulièrement virulent une fois qu'il vous a repéré. D'autres infectés existent aussi mais ces types-là sont les plus présents. Joel a cependant plus d'un tour dans son sac (à dos, ha ha … bon ok, c'était pas drôle) et pourra repérer lui aussi les ennemis grâce aux sons qu'ils produisent et ce, même à travers les murs. Ce mode Ecoute est presque cheaté dans la mesure où il nous prive parfois de la surprise mais le challenge reste néanmoins présent, même en sachant où sont les ennemis. Joel peut aussi attraper ses ennemis par derrière et les tuer directement ou mettre en joue leurs petits copains en bénéficiant d'un bouclier humain. Tout cela œuvre donc pour un gameplay léché et réaliste, participant à l'ambiance très réussie.


Les gangs de survivants prendront le relais des infectés pour vous mettre des batons dans les roues. 

Malheureusement, le jeu n'est pas exempt de défauts : l'IA peut parfois s'avérer incohérente avec, par exemple, Ellie qui se balade sous le nez des infectés sans qu'ils ne la remarquent alors qu'il m'est arrivé de me faire repérer en étant quasiment invisible. De plus, les clickers peuvent parfois s'avérer chi … euh, exaspérants car si on tente d'en tuer un au corps-à-corps et  qu'un de ses copains se trouve dans les parages, celui-ci vous sautera dessus à peine son collègue achevé et vous achèvera à son tour (et ça devient vite agaçant après 3-4 essais). Dernière critique que j'aurais à formuler, mais je cherche la petite bête, le portage n'exploite pas vraiment le pavé tactile de la Dualshock 4, ce dernier servant uniquement à lancer le menu de craft.


"Quand j'en ai marre de casser de l'infecté à coups de batte de Baseball, j'aime me prendre pour Lara Croft."

The Last of Us est donc bel et bien le chef-d'œuvre encensé par la critique et sans doute l'un des meilleurs jeux que Naughty Dog ait pu nous offrir : il est beau, prenant, émouvant, attachant et très rarement agaçant. Un must-have pour tout possesseur de console de salon Sony.

A propos de l'auteur

Métalleux confirmé // PlayStation lover // Bouffeur de manga // Cinéphile mais pas zoophile // Codeur professionnel // Lecteur électronique et câlineur de chatons since 1987.

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