9/10

Legend of Zelda - A Link to the Past (The) - Test

Pfff... encore une réédition d'un titre datant de l'époque Super NES. Ils se foulent pas chez Nintendo. C'est quoi encore ? Un n-ième épisode de Mario ? Ah non, c'est juste A Link to the Past... le troisième épisode dans la série des Zelda, considéré comme le plus grand jeu de tous les temps par pas mal de joueurs. Alors qu'en est-il onze ans après ? Les légendes ne meurent-elles jamais ?

Link est un gamin tout ce qu'il y a de plus normal. Il vit dans le beau pays d'Hyrule dans une cabane avec son oncle. Une nuit d'orage, il voit la princesse Zelda dans son sommeil qui l'appelle au secours. Il en parle à son oncle qui va au château sous une pluie battante. Link décide alors de le suivre... Commence alors un long périple pour le jeune Link qui va l'amener dans de lointaines contrées, un autre monde pour combattre plein d'affreux méchants, des gros boss, un magicien en colère et le terrible Ganon, tout cela pour sauter... euh... sauver la princesse Zelda et Hyrule. Autant être franc, le scénario ne casse vraiment pas des briques. Prenez un récit de chevalerie du douzième siècle, rajoutez la touche Miyamoto et vous obtenez le RPG phare de Nintendo.

Mais au fond, qu'importe la complexité du scénario si l'emballage est froid. Et pour le cas de Zelda, il faut reconnaître que la magie qui émane de ce titre n'a pas beaucoup d'égal parmi les jeux vidéo. Si le titre ne figure pas parmi les plus beaux jeux du GBA, on tombe sous le charme de ses graphismes mignons et de l'ambiance qui émane du titre. Certains passages comme la découverte d'Excalibur, l'épée mythique, sont véritablement féeriques. La bande-son nous plonge encore plus dans l'univers beau et tourmenté d'Hyrule même si les deux thèmes principaux sont gonflants à la longue. Omniprésente, vous n'entendrez souvent qu'elle et le bruit que fait votre épée accompagné des petits cris du gamin.

C'est bien beau tout cela mais que fait-on dans ce jeu ? A Link to the Past est un action-RPG. On appelle ça aussi un Hack'n'Slash. Le principe est simple : vous vous promenez où vous voulez sur une carte remplie d'ennemis pour aller d'un donjon à l'autre. Chaque donjon est un labyrinthe sur plusieurs niveaux avec boss à la clé. Dit comme ça, cela peut paraître barbant mais il y a plein de choses à faire dans le monde d'Hyrule : fouiller tous les buissons, creuser partout dans le sol, jouez à des mini-jeux pour gagner quelques cristaux de plus, découvrir des morceaux de coeur pour améliorer sa barre de vie, parler à des habitants pour participer à des quêtes annexes...
De plus le monde d'Hyrule est double : on passe du Monde de la Lumière à celui des Ténèbres grâce à un miroir ou à des téléporteurs. Les deux mondes étant quasi identiques, ça vous fera deux fois plus de terrain à découvrir sans oublier le fait que le jeu utilise souvent les interactions entre les deux mondes.
Outre votre épée de base, ils vous sera possible d'utiliser plusieurs items comme des bombes, un grappin, un marteau, des médaillons et bâtons magiques... Vous avez aussi une lanterne ce qui permet une utilisation astucieuse de la lumière dans certains niveaux. Avec le temps, vous obtiendrez des items qui vous permettront de porter de plus lourdes pierres ce qui débloquera de nouvelles parties du jeu. Ce qui est très décevant, ce sont les maigres possibilités d'upgrade du perso : pas de points d'expérience, très peu de nouvelles pièces d'armurerie... C'est dommage car on perd le côté collection pourtant inhérent au genre. Alors on finit par avancer bêtement d'un donjon à l'autre pour suivre une histoire peu intéressante.
Si à l'époque le jeu cassait la baraque par son gigantisme et ses graphismes, je trouve qu'il fait pâle figure face aux nouveaux ténors du genre. Nintendo aurait pu faire un effort pour améliorer le chef-d'oeuvre de l'époque mais ils ont préféré le laisser tel quel pour appâter le retro-gamer en manque. C'est dommage car la maniabilité est sans faille et très bien servi par une représentation de haut qui permet de ne rater aucun détail.

Pourtant, malgré ses défauts, A link to the Past reste un très grand jeu. Je ne suis pas un gros fan de Zelda mais je reconnais les qualités de ce dernier. Ce n'est pas le jeu parfait mais il vous tiendra en haleine de longues heures et vous enchantera par son univers. Et puis, il y a la partie multijoueurs !! Dès le départ, le jeu vous propose le choix entre la quête principale et le mode Four Swords. Développé par Capcom, ce mode vous permettra de vous éclater jusqu'à quatre en même temps dans des niveaux totalement inédits avec un maître mot : la coopération !
En effet, pour finir les niveaux, il sera nécessaire de s'entraider. Par exemple, certaines pierres ne peuvent se pousser qu'à plusieurs, vous devrez lancer votre coéquipier de l'autre côté d'un précipice pour le passer, tirer chacun de votre côté un monstre pour le tuer... Tout est fait pour forcer la collaboration et la recherche commune de la Triforce. Enfin, en théorie... En pratique, c'est plutôt chacun pour sa pomme et on s'aide quand on est vraiment obligé. Les cristaux sont communs mais une médaille est attribuée à celui qui en a ramassé le plus donc ça entraîne toutes les bassesses possibles et inimaginables. Assez court mais vraiment jouissif, ce mode multijoueur est un petit bijou et rend à lui seul l'achat du jeu indispensable pour peu que vous ayez des amis possédant un GBA.

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