7/10

LEGO City Undercover - Test Wii U

Au milieu du désert d'approvisionnement infligé à la Wii U, deux exclusivités se dressent contre l'oubli pur et simple de l'existence de la console : d'un côté, Monster Hunter 3 Ultimate, le poids lourd international, l'addictif jeu de chasse à la bestiole fantaisiste qui scotche actuellement des milliers de joueurs devant leur télé (et dans les transports, la 3DS a aussi sa mouture) ; de l'autre, LEGO City Undercover, ou le titre que l'on n'attendait pas. C'est assez bête à dire, mais généralement, un titre LEGO est réussi, et tout aussi généralement, on s'en fiche un peu. Bon, là, c'est une exclu, c'est pas pareil. En plus, c'est un GTA-Like, ce qui est à son crédit. Et en plus, bah, c'est un jeu LEGO, donc c'est réussi. De là à dire que la Wii U est relancée, je ne m'avancerai pas, mais au moins, l'occasion de relancer la console s'est enfin présentée. 


DR.
Vous incarnez Chase McCain, un flic fraîchement revenu à LEGO City. Le hasard fait bien les choses : le super criminel Rex Fury s'est échappé de prison et menace la sécurité de la ville. Et puis, il y a Natalya, l'élue de son cœur, à reconquérir. Bref, une série de gros clichés ambulants dont LEGO City use et abuse sans vergogne, et qui destinent le titre aux plus jeunes. Néanmoins, le jeu cherche constamment le second niveau de lecture à travers les parodies évidentes de grandes séries ou films américains, des noms prestigieux qui parleront beaucoup plus aux jeunes adultes et aux vieux briscards. On parle de Columbo, l'inspecteur Harry, des Evadés, autant de références fortes qui côtoient l'humour très bas de plafond de la série. Un rire franc sera peut-être rare, mais au moins peut-on leur concéder un sourire de temps en temps, c'est déjà ça de pris. 


DR.
La comparaison avec GTA se justifie par le monde ouvert de LEGO City, vaste et rempli de petites choses à faire. On s'amusera dans un premier temps à arrêter les voitures (avec sa plaque et son sifflet) pour aller les exploser (= transformer en briques de LEGO) joyeusement dans un mur ou un autre véhicule, parfois volontairement, parfois très involontairement – les contrôles pour la conduite étant assez approximatifs, voires pénibles. Le plus dommage dans tout ça, c'est qu'hormis pour la glande pure et simple, cet open world n'est pas utilisé à sa juste valeur. Les missions « principales » se déroulent dans des environnements très fermés, ce qui permet de mettre les évènements en scène d'une manière plus dynamique mais nuit à la sensation de liberté. C'est un défaut, certes, mais sachez qu'en bouclant l'aventure principale vous n'aurez même pas fini un tiers du jeu, tellement les secrets et les choses à dénicher sont nombreux. De quoi se rattraper et explorer la ville comme elle le mérite, surtout que le jeu encourage la collection à travers la réalisation de grandes constructions utiles ou ludiques. 


DR.
A l'instar des autres jeux de la série, cet Undercover fait la part belle à l'action et à la plate-forme, saupoudré ici et là de quelques « énigmes ». La plupart de celles-ci devra être réalisée avec des pièces de LEGO. En somme, on détruit des objets pour en reconstruire d'autres. Mais Chase a également la possibilité de revêtir différents costumes (8 au total) lui octroyant des capacités spéciales, comme le pompier, le flic ou le voleur. Ceux-ci se débloquent au fur et à mesure de l'intrigue, sont nécessaires pour avancer (le jeu ne vous laisse pas le choix), mais sont également un prérequis pour explorer convenablement les ruelles de la ville. La tablette est également au centre de nos activités, puisque c'est par ce biais que l'on reçoit certaines missions, que l'on détecte des crimes ou que l'on peut dénicher certains secrets (avec une petite musique façon panthère rose). En ville, elle pourra servir de carte et de GPS, classique. 


DR.
La Wii U a beau être une console HD, LEGO City est quasiment digne d'une Wii. Quasiment. Ce n'est pas spécialement beau, les textures sont très variables, et le Frame Rate en prend parfois plein la tronche. Mais c'est une ville très colorée qui s'offre à nous, richement détaillée, avec une architecture plurielle qui nous rappelle plusieurs villes américaines et même des européennes. Ça reste un jeu LEGO : tout est fabriqué en briques, c'est un style et il faut y adhérer. Et s'attendre à ce que les enfants passant négligemment devant le jeu soient subitement happés par une envie irrésistible de refaire toute la ville avec des briques achetées en magasin – un gros trou économique en perspective. Mais si l'exploration de la grande cité se fait sans interruption technique, les temps de chargement qui la précède sont, eux, d'une effarante longueur. Jamais vu ça. Limite suspicion de plantage. Vous êtes prévenus, faut être patient. En outre, j'ai disposé d'une version boîte, mais il parait qu'en téléchargement le jeu approche les 20 Go et va donc saturer le petit disque dur de la Wii U. 

Tout n'est donc pas rose ici-bas mais LEGO City Undercover se révèle être une bonne surprise à bien des égards. L'humour potache est contrebalancé par une mise en scène de très bonne facture, les niveaux étriqués de la campagne principale nous permet de mieux apprécier encore la minutie de l'open world qui nous est proposé derrière, et la difficulté forcément basse nous fait d'autant plus apprécier les mécanismes du gameplay, inventifs sans être très originaux. On attend toujours que la Wii U montre les dents, mais en attendant Undercover fera parfaitement l'affaire.


DR.

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