7.5/10

Mario Slam Basketball - Test

Au royaume champignon, Mario et ses amis partagent leur temps entre deux activités maîtresses : Premièrement, le sauvetage de la princesse Peach lorsque celle-ci se fait kidnappée par le méchant Bowser (une grande récurrence du genre, un peu l'équivalent du cache-cache dans notre monde à nous) ; et deuxième, la glande à l'état pur. Quand celle-ci atteint un point critique, quelqu'un propose un sport : Football (Mario Smash Football), Tennis (Mario Power Tennis), Baseball (Mario Superstar Baseball), Karting (la série des Mario Kart), et quelques autres encore (un grand oublié :Mario Crush Petanque). Aujourd'hui, alors que Luigi entamait de recompter les pétales de toutes les fleurs du jardin de Peach, Mario déboula avec une idée, suivi de Bowser (jamais le dernier pour se fendre la poire) et de Donkey Kong (la banane aux lèvres) : « Hey les potes, et si on faisait du Basket ? » Oui, il est toujours agréable de constater qu'un héros planétaire peut aussi avoir des idées simples à l'égal des mortels que nous sommes.

Slam Dunk

Mario Slam Basketball est donc, ô joie de la déduction, un jeu de Basket trois contre trois s'infiltrant dans l'univers de Mario et ses potes. Si les décors ne ressemblent en rien aux terrains du quartier, les règles ont bien heureusement été conservées dans les très grandes lignes : deux équipes s'affrontent, doivent s'emparer d'un ballon pour le fourrer dans un panier fixé en hauteur, ce qui leur octroiera un certain nombre de points. Evidemment, au terme de la durée réglementaire, l'équipe affichant le plus de points remporte la partie et paye le coup à boire (fonction non gérée par le soft). Il ne reste plus qu'à préciser que si rien n'avait été effectivement changé dans le fond comme dans la forme, Mario Slam n'aurait été qu'un jeu de Basket banal, sans intérêt, et néfaste pour la couche d'ozone. Rassurez-vous, amis joueurs adeptes du petit stylet de la DS, Mario Slam apporte son petit lot d'innovations qui, sans atteindre des sommets ludiques comme purent le faire certains Mario Kart, parviennent à accrocher l'attention et les mains de quiconque s'en approchant.
A l'instar de Starfox Command sur le même support, Mario Slam se joue quasi intégralement au stylet (seuls les déplacements sont gérés à la croix directionnel) : passes, sauts, tirs, et tous les autres mouvements se feront via l'écran tactile de la Nintendo DS au moyen de la manipulation appropriée (un trait vertical pour sauter, un trait de côté pour passer, etc.). Si le jeu propose toutefois un mode boutons, sans stylet (un poil plus intuitif), celui est loin de pouvoir accueillir la totalité des combinaisons offertes par le stylet. Il faudra donc se coltiner l'entraînement pour saisir toute la subtilité de cette jouabilité, qui se révèle en fin de compte très fonctionnelle dans son ensemble. Quelques ratés au démarrage, vous ne pourrez pas les éviter, seront nécessaires pour maîtriser le jeu, mais la prise en main est rapide et révèle de petites nouveautés pas inintéressantes pour deux pièces. Par exemple, en tapotant l'écran, votre avatar driblera plus ou moins vite et selon l'endroit où vous réaliserez votre action. Il est alors possible de faire tourner le ballon autour de soi pour esquiver les attaques répétées de votre adversaire qui lui ne pense qu'à une chose : récupérer le ballon.
Comme je l'ai précisé au départ, les règles sont sensiblement les mêmes qu'au Basket « classique », et c'est le « sensiblement » que nous verrons maintenant. Un Dunk vous rapporte vingt points, un shoot de loin trente points. Cette somme est modifiée selon le nombre de pièces que vous ramasserez avant de marquer, dissimulées dans les célèbres cases « point d'interrogation ». Par exemple, si vous récupérer quatorze pièces et que vous dunkez, votre total s'incrémentera de trente-quatre points ! Les cases ne servent pas seulement aux pièces, puisque que certaines peuvent contenir des bonus chers à l'univers de Mario, comme un champignon (vitesses boostée), une carapace verte (projectile) et des peaux de banane (très explicite). Tout est bon pour récupérer le ballon, et s'il faut pour cela utiliser une carapace bleue (bien connue des leaders de Mario Kart) pour déposséder l'adversaire de son précieux bien, et bien soit, que la bataille commence ! L'ensemble est moins bordélique qu'il n'y parait, les options étant assez difficile à maîtriser dans les premières heures de jeu.

It's me, Mario !

Etre dans l'univers de Mario a d'autres conséquences. D'abord, les joueurs en font quasiment tous partie, et c'est un véritable plaisir de pouvoir incarner Yoshi, Bowser, ou même Diddy Kong sur un terrain de Basket. Le jeu ayant été développé par Square Enix, quelques personnages récurrents de la série Final fantasy (les RPG et les Tactics) sont dissimulés dans les tournois, comme Pampa (le cactus fou) ou le Mog. Au total, plus de vingt personnages répartis dans cinq catégories : puissance (pique la balle facilement), vitesse (très rapide), ruse (habileté de déplacement), technique (fin tireur), et complet (un peu bon partout).
Ensuite, les terrains sont de grandes références à l'univers mis en place par Miyamoto, et pratiquement tous ont leur petite particularité, qui va de l'environnement (le terrai sous l'eau ralentit tous les mouvements) à l'obstacle (bob-ombs partout, tonneaux qui roulent, etc.). Un grand soin a été apporté pour varier les plaisirs, mais le gameplay n'en ressent guère les effets. Il vaut mieux accrocher dès le départ au jeu pour espérer une durée de vie conséquente, l'ensemble étant tout de même assez répétitif malgré de bons challenges. Car si le tournoi normal est certes assez rapide à terminer, certaines équipes vous donneront un peu du fil à retordre, surtout qu'un mode difficile vous accueillera une fois les quatre tournois bouclés (= 12 terrains, plus quatre cachés). Et même lorsque vous aurez vu défiler le générique de fin, la partie serra loin d'être terminée, puisqu'il vous faudra débloquer tous les personnages, types de ballons, et terrains planqués dans les entrailles de la cartouche DS. Comment ? Tout simplement en refaisant les tournois et en se garantissant une marge de victoire confortable (plus de deux cents points contre tout le monde, plus facile à dire qu'à réaliser).
Réalisation impeccable en tout cas, les mélodies se fondent parfaitement au jeu jusqu'à se faire oublier, tandis que la musique de choix des persos vous restera longtemps en tête (probablement ancrée par l'interrogation « mais que dit la choriste ? »). Graphismes et sons puisent allègrement dans l'univers Mario, le terrain est donc connu et appréciable, et les matchs regorgent d'effets graphiques très attirants.

Conclusion

Mario Slam Basketball s'en sort haut le panier, et c'est tant mieux. Les matchs manquent parfois un peu de peps, certes, mais le jeu est plaisant, très jouable, et plein de fun. Si la durée de vie semble courte, les éléments cachés devraient donner un peu de consistance aux Hardcore Gamers, pour une période toute relative, et même si ce n'est pas le cas, le mode multijoueur les accueillera à bras ouverts. Encore une fois, dommage que les matchs inter-consoles ne puissent pas être réalisés avec une seule cartouche, et que le online soit absent...

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