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Max et les maximonstres : Le Jeu Vidéo - Test

Très chouette jeu qui renoue avec une vieille tradition de softs assez agréables pour prolonger l'expérience de nos contes pour enfants, une tradition qui avait été oubliée sous un parquet, criblée de quatre balles au torse et la nuque baignant dans le vieux cresson moisi.

Max est un jeune garçon dont le pyjama à tête de loup est particulièrement saisissant. C'est sous cet accoutrement qu'il apparait sur l'île mystérieuse des maximonstres dont le nom indique assez facilement la fonction et l'apparence. Quoi qu'il en soit Max fait copain copain avec la tripotée de bêtes de foire que comporte le village et chemin faisant vivra de nombreuses aventures plutôt magiques avec ces derniers. Il ira même jusqu'à devenir leur roi et les sauver de leur terrible tragédie.

Ayant résumé l'histoire, on va dire qu'on se positionne du point de vue de celui qui s'y connait un peu en imaginaire enfantin et en jeu vidéo pour se rendre compte des
points forts de cette adaptation au milieu d'un flot de portages sur consoles de films du genre pour la mauvaise santé de nos marmots, dont l'addiction à la télé est proprement indésirée mais tellement pratique. Chez Warner sachez-le, un film  veut dire un jeu et ce quel que soit la franchise. On pourrait se dire que le travail de qualité est de mise pour les plus gros blockbusters mais que nenni. En voici la preuve avec le dernier Harry potter et le prince de Sang Mêlé en date. Où est-elle passée cette belle époque où Le roi Lion et Aladdin étaient de très bons jeux de plateformes sur consoles après avoir été d'excellents dessins animés dans nos salles noires qui sentent le popcorn ? Est-il révolu ?

Hé bien non, et ce grâce à des titres certes rares mais là néanmoins, au bord de notre paysage. Des jeux tels que Max et Maximonstres : Le jeu vidéo.  Tout d'abord,
le soft est beau et dispose d'environnements variés qui s'accordent à merveille avec une animation fort sympathique et des textures de bon ton. Ce n'est pas magnifique mais ça ressemble à un vrai traitement graphique et à un désir d'accompagner ce dernier d'un design certes timide mais d'une certaine franchise. Le village des bêtes sauvages gigantesques est quant à lui aussi sympathique que les missions variées. On pourra y faire la pause entre deux minis aventures, le tout pour une durée de vie équivalente à 7 heures de jeux si l'on se met à collectionner tous les éléments qu'il faudra récupérer pour finir le jeu à 100%. La difficulté de cette mission reste assez enfantine et correspond totalement à la cible.

De plus le jeu est prenant et dispose d'assez d'éléments divers pour se faire une place au rayon des softs bien équilibrés. Au programme, en plus de la cueillette d'œufs de hiboux et du ramassage de tortues et de crânes, il faudra se battre avec
votre sceptre contre des abeilles (soi disant des lucioles qui piquent) de tous genres que vos amis n'arrivent pas à écraser malgré leur taille phénoménale, des ballades à dos de Carol qui ressemblent de très près à du Hugo Délire pour ceux qui s'en rappellent avec émotion, mais aussi des missions d'exploration et des balades en barque au milieu des rochers sur les rapides sans oublier la composante beat them all contre les forces du chaos (des espèces de mini taches noires aux contours de monstroplantes) du titre. C'est donc varié mais cela reste du réchauffé. De plus la phase plateforme n'est pas le point le plus efficace du jeu avec sa spatialisation source de maintes erreurs d'attrapage de lianes. De multiples facettes donc pour un jeu qui n'y était pourtant pas destiné au départ et qui s'impose comme un très bon moment d'aventure épique malgré ses quelques fautes de style.

Un bon goût qui se laisse entr'apercevoir jusque dans la poésie de certaines scènes comme celle où vous êtes assis aux côtés de maxibouc à regarder la lune au milieu d'un décor catastrophe du plus bel effet. Une poésie que l'on découvre également dans une œuvre que nous connaissons peu puisque ce conte n'est pas né ni n'a évolué dans nos contrées et que le film n'est pas encore sorti non plus chez nous (Patience c'est le 16/12). Un grand souci a d'ailleurs été apporté dans la conception du jeu à tous ces petits détails qui font des grands fleuves de pensées agréables. Je parle ici de la police utilisée dans les menus et de l'excellente bande son qui accompagne vos pérégrinations, mais aussi de ces quelques notes xylophonées qui peuplent le menu de pause et font diablement plaisir. Au final un très bon constat pour un jeu qu'on n'attendait pas plus que cela. Une bonne surprise qui reste un peu moyenne mais au dessus de la plupart de ses concurrents, largement.

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1 commentaires

  • hiddenplace

    10/12/2009 à 00h08

    Répondre

    Juste pour préciser suite à ta référence à la confidentialité du livre dont s'inspirent le jeu et le film  "en nos contrées": Max et les maximonstres est très connu dans le monde de la littérature jeunesse, et est un vrai classique pour plusieurs générations. Après je dis pas que tous les enfants ont grandi avec, moi-même je ne l'ai découvert que sur le tard. ^^

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