Mémoires de joueur #13 : petit lexique Bomberman

J'ai beaucoup joué à Bomberman, en multi-joueurs. Surtout au numéro deux, sur Super-Nintendo. Et lorsque l'on joue beaucoup à un même titre, il arrive que l'on se définisse sa propre langue, un panel d'expressions récurrentes qui permettent aux joueurs de se comprendre entre eux. Le phénomène est beaucoup plus parlant désormais avec le multi-joueurs de masse, par internet, ou chacun utilise un référentiel commun dont personne ne connait l'origine, mais même à l'époque il était possible de se créer de micro-dictionnaires d'expressions bien personnelles. Florilège, sur Bomberman 2.

Chiasse -> maladie. Le bomberman pose des bombes sans pouvoir se contrôler. À noter que l'impact de cette maladie dépend de la puissance du personnage et du terrain dégagé auparavant. Généralement, le joueur y trouve la mort.
Constipation -> maladie. Le bomberman ne peut plus poser de bombes et se retrouve donc impuissant face à la vilenie de ses adversaires.

DR.
P'tite queue
-> maladie. Le bomberman ne peut plus poser qu'une seule bombe d'une flamme d'envergure égale à une case. Le résultat est souvent le même que lors d'une constipation, le joueur reste à l'écart des autres en attendant que ça se passe – mis à part que mourir de sa propre flamme en état de « p'tite queue » est passible de honte pour l'éternité.

Enfoiré -> dénomination. Insulte classique visant à exprimer son mécontentement vis-à-vis d'une défaite somme toute banale et sans conséquence directe.
Bande de petites putes -> dénomination. Insulte classique visant à exprimer son mécontentement vis-à-vis d'une défaite générée par l'association de deux ou plusieurs joueurs. Il est à noter que les petites putes sont sans foi ni loi et ne respectent en aucun cas des principes d'égalité et de morale.
Boulet(s) -> dénomination. Désigne un ou plusieurs joueurs à l'origine d'une mort commune résultant bien souvent par un « draw game ». La condition de boulet peut être passagère, générale sur une partie ou admise à vie.

Boîte magique -> technique. L'adversaire est enfermé dans un coin, quadrillé par une réaction en chaîne. La mort est inévitable, solennelle, honorable.
Foufoute -> technique. Le joueur commence à courir partout en posant ses bombes n'importe comment. Une foufoute est proportionnellement dangereuse au nombre de bombes pouvant être posées simultanément par le bomberman. La probabilité de mourir pendant une foufoute est élevée mais acceptable.
Le n'importe quoi -> technique. Le joueur entame une « super foufoute », consistant à non seulement poser ses bombes n'importe comment, mais également à manipuler sa manette de manière hasardeuse tout en utilisant les objets spéciaux à disposition du personnage (main de lancer, coup de poing, coup de pied, etc.). La probabilité de mourir pendant un « n'importe quoi » est indécemment élevée.

Oh la la, formidable ! -> chant de victoire. Le joueur a collecté toutes les coupes nécessaires à sa victoire, il peut laisser éclater sa joie. Paroles, partition et musicalité variables.
Le Sabot, le sabot, le sabot ! -> chant de défaite. Les joueurs perdants invoquent les grands esprits du jeu pour que le bomberman vainqueur tombe sur le sabot de la roulette et se retrouve privé de la moitié de sa vitesse pendant toute une partie. À noter que l'obtention d'un sabot se solde souvent par une exclamation « tous sur le blanc » (si le blanc est le vainqueur) puis par diverses insultes émanant de la personne visée.

Tous sur le blanc ! -> exclamation. Cri de ralliement visant à porter l'attention des joueurs les plus faibles vers le plus fort. De nombreuses variations existent et n'aboutissent généralement pas à grand résultat.
J'vais tous vous défoncer ! -> exclamation. Interjection classique visant à exprimer son fort désir de victoire pour cette partie. De nombreuses variations existent et n'aboutissent généralement pas à grand résultat.
Putain, putain, putain ! -> exclamation. Vocifération maîtrisée ou non du joueur échappant de peu à la mort.
Quoi !? -> exclamation. Cri de surprise, exprimant de manière concise mais néanmoins explicite que le jeu est nul, que les autres trichent et que le joueur venant de mourir aurait dû s'en sortir.

Hé oui, un joueur est souvent primaire, vulgaire, d'un humour limité et hermétique, mais c'est peut-être ce qui faisait toute la saveur d'une partie entre amis.

Partager cet article

A propos de l'auteur

6 commentaires

  • Choucroot

    01/02/2012 à 19h28

    Répondre

    Hahahahaha merci :'Dhttp://jeux-video.krinein.com/memoires- ... 17799.html

  • sven

    02/02/2012 à 12h08

    Répondre

    La maladie, on appelait ça le SIDA avec des potes

  • Canette Ultra

    02/02/2012 à 13h42

    Répondre

    Sur Bomberman 64, les mégabombes rouges étaient des Hiroshima dans mon coin !

  • OuRs256

    02/02/2012 à 21h56

    Répondre

    Canette Ultra a dit :
    Sur Bomberman 64, les mégabombes rouges étaient des Hiroshima dans mon coin !


    Mais où t'as vécu mon pauvre Canette ? :/

  • Canette Ultra

    03/02/2012 à 09h15

    Répondre

    En Corée ^^

  • Anonyme

    11/02/2012 à 08h57

    Répondre

    je prefere le bombeman sur snes

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein jeux vidéo c'est des tests de jeux vidéo et de l'actualité. Le dernier Mario sur Nintendo 3DS, le dernier Zelda sur Wii U, le dernier Assassin's Creed sur Xbox One, le dernier Infamous sur PS4, vous attirent ? Lisez ce qu'on en pense !

Rubriques