6.5/10

Moons of Madness - Critique PS4

Avis aux amateurs de science-fiction, d'horreur et d'énigmes avec ce jeu d'aventure dans l'espace. Confiné sur Mars, personne ne vous entendra crier.

,Sorti initialement en fin d'année dernière sur PC, Moons of Madness atterrit enfin sur la bonne vieille PS4 pour vous proposer une aventure lovecraftienne sur Mars. Vous y incarnerez l'ingénieur Shane Newehart qui a pris part à une expédition scientifique organisée par une grosse corporation ayant pour but d'installer une colonie scientifique sur Mars pour explorer la planète rouge.


Oula, sacré puzzle !

Le jeu commence plutôt bien : réveillé en pleine nuit, vous déambulez dans la station désertée. Des dessins étranges sont visibles sur les murs ainsi qu'une drôle de substance organique. Puis, après avoir assisté à une scène directement sortie de l'enfance de Shane, vous vous réveillerez en sursaut dans votre lit. Plus de dessins étranges, ni de substance mais du boulot vous attendra ! L'introduction à l'univers du jeu se fera via des missions d'intérêt commun : réactiver un générateur éteint, réparer la station d'épuration de l'eau pour les serres, critiques pour la création d'oxygène, réaligner les panneaux solaires fournissant l'électricité de la station. Vous pourrez ainsi vous familiariser avec les mécaniques de jeu ainsi qu'avec vos différents collègues assez stéréotypés : un astronome, une biologiste, une militaire... On comprendra assez rapidement que quelque chose ne tourne vraiment pas rond dans cette station soit en explorant les différentes pièces et modules, soit à travers des rêves s'inspirant largement de l'univers créé par H.P. Lovecraft et plus précisément de son mythe des Grands Anciens et de Cthulhu. Sans tout révéler, il sera question d'une sombre machination, d'une affaire de famille et de lunes.


RIP en paix, petit ange parti trop tôt

Votre mission sera de parcourir les différents modules qui composent la station, guidé généralement par un de vos collègues, afin de réparer ceci ou cela, ou de comprendre ce qui a bien pu arriver à l'un ou l'autre de vos collègues. Et pour ce faire, pas de liberté de mouvement : vous suivrez une aventure dirigiste entrecoupée de quelques puzzles ou d'informations à recueillir en lisant les messages sur les ordinateurs de vos collègues. Les quelques puzzles n'ont rien d'insurmontable et sont même déconcertants de facilité : votre humble serviteur n'est pourtant pas un habitué des jeux d'énigme et il s'est tout de même senti insulté devant la simplicité des énigmes.


Toute ressemblance avec le Necronomicon de Lovecraft serait purement ... volontaire

Mais voilà, après 7-8 heures de jeu, en prenant le temps de lire tous les messages, notes ou autres informations éparpillées à droite, à gauche, on arrive déjà au générique de fin sans avoir jamais été mis en difficulté et après une ou deux séquences un peu effrayantes, vite oubliées devant la monotonie du jeu. Reste pourtant une aventure bien écrite avec son lot de mystères qu'on voudra découvrir pour enfin comprendre ce qui se trame sur cette maudite planète rouge.

Supplément : Moons of Madness est-il un vrai jeu Cthulhu ? 

Etant parfaitement d'accord avec l'avis de mon cher collègue Keitaro sur notamment l'aspect trop dirigiste, trop court en durée de vie et trop simpliste en énigmes de Moons of Madness - le jeu aurait probablement gagné à axer plus sur l'exploration ou les scènes de fuite et à se passer d'énigmes - un petit supplément sur la partie Cthulhu du titre me paraissait néanmoins mérité, en grande amatarice de cet univers que je suis.

En y prêtant un minimum attention, le soin mis par le studio norvégien développeur à respecter cet univers lovecraftien unique est assez remarquable. D'abord, les quelques scènes de confrontation avec les êtres venus d'ailleurs ou leurs apôtres sont telles qu'elles doivent être : de la fuite, uniquement de la fuite, ou des moyens détournés pour les éloigner. Sur ce point, on regrette d'ailleurs que les scènes d'activation d'orbes n'aient pas été plus nombreuses et plus travaillées.

Ensuite, la dimension psychiatrique est présente comme il se doit, avec des scènes flashback sur l'enfance d'autant plus appréciables qu'elles apportent une variété bienvenue à l'univers dominant science-fiction de Moons of Madness.

S'y ajoutent également les cauchemars, qui entrecoupent régulièrement la narration, les glyphes, dessins horrifiques et autres écritures inconnus qui envahissent de plus en plus souvent les lieux que le personnage principale explore ou traverse.

Enfin, même si il est assez simplifié, il y a le choix alternatif final vous conduisant à deux fins différentes, dont une bien sûr sera celle qui est la seule fin authentique d'un jeu se réclamant de l'univers Cthulhu.

Manque cependant à l'appel la jauge de santé mentale ou équivalent et des mécanqiues de jeu qui seraient axés sur cet aspect. C'est que Moons of Madness, à force de taper un peu dans tous les genres (furtivité, énigme, action, exploration), est resté un peu superficiel sur tout.

Donc, amis fans de Cthulhu, si vous cherchez un titre vous plongeant dans cet univers fascinant, vous trouverez dans Moons of Madness votre compte, même si on n'atteint pas forcément les niveaux d'oppression, d'immersion et de détails lovecraftiens qu'on avait pu ressentir dans le récent Call of Cthulhu ou plus anciennement dans Magrunner : Dark Pulse

Islara.


Devons-nous réveiller le Rêveur ?

Partager cet article

A propos de l'auteur

Métalleux confirmé // PlayStation lover // Bouffeur de manga // Cinéphile mais pas zoophile // Codeur professionnel // Lecteur électronique et câlineur de chatons since 1987.

    0 commentaires

    Participer à la discussion

    Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

    Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

    Krinein jeux vidéo c'est des tests de jeux vidéo et de l'actualité. Le dernier Mario sur Nintendo 3DS, le dernier Zelda sur Wii U, le dernier Assassin's Creed sur Xbox One, le dernier Infamous sur PS4, vous attirent ? Lisez ce qu'on en pense !

    Rubriques