6/10

Motorstorm - Arctic Edge - Test

Motorstorm Arctic Edge, malgré son graphisme bien foutu et son gameplay bien ficelé, laisse de glace. Dommage, pour un jeu où des bolides pètent le feu.

Motorstorm, que l'on connaissait jusqu'à présent sur Playstation 3, ouvre ses bras à la PSP et aux grandes étendues arctiques en proposant un volet pour la petite portable de Sony sous le nom Motorstorm Arctic Edge.


Le jeu se déroule en Alaska et propose 12 circuits que l'on parcourra un peu dans tous les sens à travers une centaine d'épreuves. Celles-ci sont de plusieurs types : course classique, vitesse, chronomètre, avec pour certaines des challenges particuliers à accomplir afin de gagner des étoiles (rester en tête 10 secondes, finir la course en temps limité, etc.). On pilote différents bolides : motoneige, buggy, voiture de rallye, 4x4 neige, autoneige, semi-remorque, moto, quad, avec pour chaque véhicule ses particularités de conduite. Conduire un camion implique une inertie énorme difficile à gérer, tandis que la moto  tourne presque trop bien et finit souvent dans le mur dans les premiers temps.

Les circuits sont constellés de chemins alternatifs, d'éléments de décors qui bougent, de virages serrés et de boyaux tortueux. S'ils sont assez diversifiés, à la longue, on finit par avoir du mal à les dissocier, car toutes les mécaniques de level design semblent similaires.

Du côté du gameplay, les véhicules sont plutôt faciles à contrôler. La gâchette droite permet d'accélérer et celle de gauche de ralentir voir reculer. Le bouton (x) lance la nitro. C'est d'ailleurs ce boost qui résume la philosophie motorstorm : on se lance à pleine vitesse sur des routes vicieuses, on fait des bonds, des queues de poissons, et quand on croit qu'on est à l'aise, on redonne un coup d'accélération, quitte à se faire griller à force d'en abuser. C'est arcade, purement arcade. Inutile de chercher du réalisme dans tout ça, ce n'est pas le but.


Pourtant, les graphismes, qui tirent plutot vers le réaliste, sont bien léchés, alors même que la PSP est de fait plus limitée que la PS3 pour faire dans le beau.

Devant tout ce qu'on vient d'évoquer, on a plutôt le sentiment d'être en face d'un superbe jeu, bien foutu, addictif. J'aimerai pouvoir le confirmer. Il n'est est rien.

Oui, les graphismes sont jolis, mais l'écran de la PSP est trop petit pour permettre de voir loin. On a donc souvent tendance à ne découvrir un obstacle qu'à la dernière seconde. Sur PSP Go, où l'écran est encore plus petit, on imagine que la difficulté est encore renforcée. Ensuite, l'intelligence artificielle des concurrents est plutôt mal foutue : soit les adversaires sont incapables de reprendre le dessus une fois qu'on a pris la tête, alors même qu'on ne cesse de se crasher, soit ils sont au contraire imbattables. Il n'y a pas vraiment de juste milieu. Heureusement pour le joueur, les pronostics sont généralement en sa faveur.


Enfin, la course arcade c'est bien sympa, mais ça manque justement d'un peu plus de parti pris. On aurait adoré pouvoir faire des cascades, et pas simplement klaxonner. On aurait voulu pouvoir créer de nouveaux bolides de toutes pièces, et on aurait souhaité des tracés plus extrêmes (une course uniquement en pente par exemple, avec des bosses et des arbres pour rompre la monotonie).

A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

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