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NBA JAM - Test

Fun, beau, novateur, osé, pétillant, jouissif... NBA JAM a définitivement marqué l'histoire du jeu vidéo. Trois générations de consoles plus tard, on prend toujours plaisir à ressortir ce jeu, qui n'a pas pris une ride.

Branchement de la péritel, de l'alim. Soufflette dans la disquette et dans la console. Insertion du jeu. « Clic », le bouton Power est enclenché. Un ballon rebondit sur le logo Acclaim, un gros lézard fait tourner un autre ballon sur son doigt d'un air nonchalant. Temps mort insoutenable…et un gros « NBA JAM » vient exploser mon écran. Me voilà revenu 15 ans en arrière ! NBA JAM fait partie de ces jeux pour lesquels on est prêt à rebrancher la bonne vieille Super Nes (ou Mégadrive) rien que pour une partie de 10 minutes. Deux passes et trois dunks monstreux plus tard et on se dit « Ahlala, c'était quand même énorme à l'époque » (eh oui, malgré que je sois plus proche du biberon que du déambulateur, j'arrive à me dire des trucs comme ça).

 


Un écran d'accueil que personne n'a oublié
Pour faire simple, et sans trop s'éloigner de la réalité, NBA JAM c'est du fun, du fun et du fun. On l'aura compris, le jeu est complètement orienté arcade, et même 15 ans après, on retrouve rapidement les automatismes. Mais rentrons un peu plus dans le détail. Les matchs opposent des équipes de deux joueurs à choisir parmi les franchises de la NBA de l'époque. On retrouve quelques grosses stars comme Scottie Pippen, Hakeem Olajuwon ou Patrick Ewing (personnellement, j'ai toujours regretté l'absence de Michael Jordan). Au niveau des modes de jeu disponibles, il faut bien dire que c'est un peu la dèche, puisqu'ils sont au nombre de…deux ! (partie contre l'IA ou partie en multi). Mais honte suprême à celui qui s'arrête à ça. Les qualités du soft ne se situent pas là.

 

Alors nous voilà avec nos deux joueurs sur le parquet. Et puis ? Eh bien c'est simple, on claque du dunk à gogo sur la tête de l'adversaire ! Je veux bien mettre un 3 points de temps en temps, mais à une seule condition, qu'il soit lancé de ma propre moitié de terrain. Les parties se jouent à 200 à l'heure, pas besoin de construire méticuleusement, une passe (voir deux pour ceux qui ont du temps à perdre), et notre joueur s'élance de la limite de la
Allez, un petit dunk pour le plaisir
raquette, décolle à deux mètre pour venir exploser le plexi adverse. Tout simplement jouissif. Autre élément important du gameplay, marquer trois panier de rang va mettre nos joueurs « On Fire », et c'est le cas de le dire puisque le ballon prend alors feu. Un simple panier suffit alors à faire bruler le filet, et là c'est la classe. On l'aura compris, l'accent est largement porté sur l'attaque. Quelques touches de fun ont quand même été apportées à la défense. En effet, les fautes sont quasi-inexistantes. On prendra donc un malin plaisir à pousser son adversaire plutôt que de lui chiper la balle dans les règles. Le seul effet que cela produira est une petite brimade du public, mais bon, on y survit sans problèmes. Pour les puristes, on notera tout de même qu'il n'est pas possible d'intercepter le ballon lors d'un shoot dans sa phase descendante. En jouant seul, il est possible de contrôler son binôme en lui demandant de shooter ou bien de faire une passe ce qui est très pratique. Pour résumer, du jeu super simpliste (j'en veux pour preuve l'écran de sélection des commandes, avec pour seuls attribution : passe, shoot, et turbo) mais extrêmement bien pensé et réalisé.

 


3 paniers à la suite, et on enflamme la salle
Mais la magie du ce titre ne s'arrête pas là. Les graphismes sont vraiment travaillés, et un certain soin a été apporté aux joueurs qui sont facilement différenciables. Les nombreux spectateurs n'hésitent pas à applaudir, siffler, où encore prendre des photos lors des dunks par exemple (des flashs apparaissent alors dans les tribunes). En même temps ce n'est pas tous les jours qu'un type va lécher le haut de la salle avant de marquer, mieux vaut ne pas louper ça. Les animations de quart-temps sont sympathiques, les menus vraiment agréables, et les musiques collent parfaitement à l'esprit. Un seul petit bémol, le commentateur est trop peu présent. On lui pardonne cependant, puisqu'il nous gratifie de temps à autre du fameux « Boom Shakalaka ».

 

NBA JAM aura donc marqué une époque et aura gravé à jamais son empreinte sur le monde du jeu vidéo. La récente version sortie en 2010 sur nos consoles, bien que très correcte, ne pourra pas remplacer cette légende. A la fois novateur, beau et terriblement grisant, je ne peux que vous conseiller de récupérer votre ancienne console que vous avez abandonné dans le garage de votre grand-mère et de vous procurer ce jeu si ce n'est pas déjà le cas. A lundi prochain sur Krinein pour une nouvelle critique rétro.

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