7.5/10

Need For Speed - Underground 2 - Test

Nous avons fait le tour de tous les jeux de courses existant, le rallye, le grand tourisme, la formule 1, les camions, les karts etc... Avec pour chaque type de courses, des jeux réalistes (freinage et accélération à maîtriser et paramètres des véhicules à régler minutieusement), ou des jeux arcades (on commence une course et on conduit comme si c'était inné). Donc chacun y trouve son compte. Mais durant longtemps les fanatiques du tunning n'avaient rien de franchement intéressant à se mettre sous la dent. Electronic Arts nous a donc pondu un Need For Speed Underground de derrière les fagots. Bien qu'un peu répétitif, ce dernier avait le mérite de laisser libre cours à votre imagination question style. Fort de son succès, ce jeu se devait d'avoir une suite qui gommerait les imperfections du premier. Electronic Arts l'a compri et nous sort donc Need For Speed Underground 2.

Le choc des images

Les développeurs n'ont pas fait dans la dentelle, et c'est tant mieux. Graphismes fins et soignés, textures diverses et variées. A part le fait que tout brille énormément, on ne peut, décemment pas dire de ce titre qu'il est laid. De surcroît, il ne vous faudra pas une grosse configuration pour jouer avec une qualité graphique plus qu'honnête.
Je ne sais pas pour vous, mais moi quand je vois un beau jeu, je veux que tout tourne nickel, pas de ralentissement ou de défaut d'animation qui pourrait perturber ma soif de vitesse. Et bien, encore une fois c'est du tout bon, rien ne ralentit, tout est toujours fluide. Avec zéro clipping (on utilise le terme pour définir une apparition soudaine du décor, peu naturelle), ce qui est très impressionnant à voir en mouvement. Car malgré la débauche d'effets, le jeu ne sera pas trop gourmand en ressources, ce qui est assez rare de nos jours. Pour coller à cette frénésie de la vitesse, Electronic Arts nous a concocté une Bande Originale des plus remarquables. Des titres qui bougent et qui vous propulsent littéralement dans le feu de l'action. Pied au planché, une bonne musique n'est jamais de trop. Côté gameplay, on a droit à du nouveau, car ici vous pourrez vous déplacer librement dans une immense ville. Cela vous permettra de passer d'une mission à l'autre avec plus de réalisme. Cependant, ils ont pensé à tout, car effectivement, les missions peuvent se voir être très éloignées les unes des autres. Pour palier à ce problème, vous pourrez faire des minis courses. Vous n'avez qu'à klaxonner près d'un adversaire potentiel et la course s'engage. A vous désormais de le distancer, passé une certaine distance vous gagnerez ou vous perdrez, mais cela aura permis de patienter entre deux missions. Autre problème qui aurait pu subvenir, se perdre sur la carte. Car cette dernière est vraiment très grande. Vous pouvez éviter cela en choisissant votre prochaine mission sur une carte et en l'indiquant à votre GPS (ce qui aura pour effet d'afficher une grosse flèche au-dessus de votre voiture). Cette dernière vous indiquera dans quel sens aller et où vous arrêter.
Pour finir avec les bons points, on a enfin le droit à un vrai mode LAN (Local Area Network. Réseau local qui relie plusieurs ordinateurs). Plus besoin de passer par Internet pour faire une partie en réseau.

L'habit ne fait pas le moine

Malgré toutes ces bonnes choses NFSU 2 n'a pas corrigé tous les problèmes du premier. Ici vous ne pourrez toujours pas courir de jour. Certains diront que ce sont des courses interdites et donc non faisable en journée. Mais ils auraient pu implanter des sortes de meeting de tuning le jour, un peu comme dans Fast and Furious. Le gameplay en aurait été modifié et on aurait moins l'impression d'être devant une mise à jour qu'un vrai nouveau jeu. Le fait de toujours rouler de nuit et de ne pas avoir implanté de nouveau mode de course crée, comme chez son grand frère, un côté répétitif des plus lassants.
Malgré le fait que ce jeu soit magnifique, il possède cependant une maniabilité arcade (Ce qui n'est pas forcement un défaut). Cette dernière ne plaira pas à tout le monde, même si elle permet de jouer instantanément, ce choix tranche avec le monde du tuning. Car vous allez passer un temps infini à modifier votre voiture pour qu'elle soit belle et performante, mais jamais vous n'aurez à faire de vrais réglages. Vous ajoutez un turbo ou un aileron, mais vous ne choisissez pas véritablement l'angle de l'aileron ou tout autre chose. Un peu dommage. Et cette maniabilité arcade ne vous fera pas véritablement ressentir de différence entre une voiture totalement préparée et une voiture légèrement préparée.

A la fin de l'envoi, je touche

Car oui, après avoir montré ce que valait ce jeu, il est temps de conclure. Donc constat assez positif pour cette suite. Fans de tuning vous y trouverez ce que vous ne trouverez nulle part ailleurs. Malgré le fait que ce jeu soit répétitif, on s'y amuse bien. Je vous conseillerai plus d'opter pour Burnout 3 Takedown si vous n'êtes pas spécialement fans du tuning. Ce dernier est plus varié et procure plus de fun et de sensations fortes.

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1 commentaires

  • NykO18

    15/01/2005 à 10h40

    Répondre

    Pour moi, la bande son n'est pas aussi réussie qu'on voudrait le faire croire.
    Certes on a droit à du connu, mais pas spécialement pour tout les gouts. Fans de musique calme passez votre chemin Heureusement qu'il y a 3 ou 4 musiques tranquilles (The Doors ) pour rattraper le tout.

    Sinon, un point qui n'a pas été vraiment abordé est la quantité de courses, de voitures, et de pièces disponibles.
    Il existe des centaines (milliers ?) de pièces pour chaque voiture qui sont elles mêmes plutôt nombreuses (un cinquantaine ? ou un peu moins) Spoilers, ailerons, spinners, pots, bas de caisses, même en étant absolument pas fan de tuning, on se prend facilement au jeu de "la-voiture-de-mes-rêves".
    Celle ci pourra d'ailleurs être facilement unique... chaque voiture possède au moins 100 coloris différents, et des centaines d'autocollants personnalisés de tous types.. On est très loin du jeu répétitif..

    Dernier point positif pour moi, l'argent est assez bien géré. Aussi, on ne passe pas de sa 106 à une Mustang GT en 5 minutes.. Il faudra améliorer les performances de sa voiture pour gagner des courses. Puis améliorer son apparence pour gagner des "concours", le tout afin d'arriver à récupérer des sponsors et changer de voiture... et tout recommencer

    Le point négatif à mon gout est le léger manque d'innovation dans les modes de courses.. Drag, Drift (avec 2-3 variantes), Course, Sprint, Street-X ou CCU, au final, quand on ne supporte pas 1 ou 2 de ces types de course, on fini par toujours voir les mêmes épreuves se dérouler..

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