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Neverwinter Nights - Test

La critique porte sur l'aspect offline du jeu afin d'être valable pour tous, que vous soyez dotés d'une connexion modem/rtc ou d'une connexion câble adsl.
Tout commence dans la grande ville de Neverwinter. La mort se répand partout, sous forme d'une maladie apparemment incurable. Dès lors, tous les héros des environs arrivent en ville afin d'aider à trouver un remède. Et comme par hasard, votre personnage se trouve être dans le coin et comme il n'a rien de mieux à faire, il décide de sauver la ville, et plus encore...
Avant d'aller plus avant, précisons que Neverwinter Nights est un jeu de rôle sur PC qui se base sur les règles D20 de Donjons & Dragons. Du jeu de rôle, du vrai, avec un système qui a fait ses preuves de multiples fois dans le jeu de rôle sur table. Pour les néophytes, précisons que le jeu de rôle est un loisir auquel on joue initialement sans ordinateur, avec une table, des chaises, un bouquin de règles, quelques bouts de papiers chiffrés : les fiches de personnages, quelques amis, un meneur de jeu -remplacé par le PC dans le cas de Neverwinter Nights- et une grande quantité de sodas et autres biscuits afin de passer une bonne soirée. D'ailleurs, dans l'esprit du jeu originel, et parce que s'ouvrir sur le monde c'est bien, Neverwinter Nights est doté d'un éditeur de niveau qui permet de créer son propre univers pour le faire jouer en multijoueurs sur internet.
Comme le jeu s'appuie sur D&D, on commence l'aventure en créant son personnage. On le choisit magicien, sorcier, druide, barde, barbare, guerrier, voleur, ranger, ... bref, on a le choix. On lui donne le look qui nous plait et on part dans le jeu en commençant par un tutoriel *très* basique. Bon, ça servira à ceux qui n'ont jamais joué sur un ordinateur auparavant!
Niveau scénar, c'est plutôt bien ficelé, plein de rebondissements, imprévus pour certains, aussi balourd qu'une autruche avec un pot de fleurs sur la tête pour d'autres, mais toujours passionnants. Comme dans Diablo, Baldur's Gate, et une multitude d'autres jeux de rôles sur ordinateurs, les intrigues sont servies par un système de quêtes, allant de missions purement anecdotiques (aller sauver les animaux du zoo!) à de véritables épreuves du feu (retrouver le mot de pouvoir qui permettra de contrer le grand méchant vilain - sic). Mais qui dit quêtes dit aussi récompenses, et après avoir roulé votre bosse dans quelques décors bien sympathiques et attrayants (villes, forêt, égouts, intérieur d'un artefact, le passé, intérieur d'une boule à neige, et beaucoup, mais alors vraiment beaucoup de grottes regorgeant de monstres forts peu urbains), et rencontré des créatures pas toujours serviables (orcs, gobelins, géants de feu, dragons, humains, elfes, nains, loups, cerfs, golems, élémentaux... et j'en passe), vous allez recevoir des présents... Mais comme le chemin est plus important que la destination -dixit le sage- les dotations intéressantes et les points d'experiences s'accumuleront plutôt lors des bastons générales. J'aimerais bien donner davantage de détails sur le scénario, mais ce serait dommage de gâcher toutes les surprises qui vous attendent, et toutes les trahisons qui dorment dans l'ombre en attendant le moment propice...
Pour ce qui est du design et du graphisme, c'est très simple à imaginer: prenez Baldur's Gate et mentalement ajoutez une dimension. Et hop, bienvenue dans Neverwinter Nights! Les textures sont réussies, les décors sont beaux, les personnages pas mal animés. Quand est sorti Morrowind on a dit que c'était le plus beau jeu de rôle de tous les temps -bien malgré moi-... et bien maintenant, on peut dire que Neverwinter Nights est le plus beau jeu de rôle de tous les temps, aussi... A méditer (oui, réfléchissez dur là-dessus : sachant que la beauté est un concept absolu en soi, pouvez vous dire qu'un jeu est le summum alors qu'il est limité techniquement par la puissance des machines... je sens déjà que ça boue!).
Bon, allons y franchement, et disons-le, on commence par être un peu blasé par toutes les reprises de vieux concepts. Neverwinter Nights a ce défaut, il ne devrait pas plaire au vieux routards des jdr micro qui arrivent maintenant à un seuil de saturation bien trop élevé. Entre un Morrowind trop grand où à force de pouvoir tout faire on ne fait plus rien (l'univers peu attachant y est sans doute pour quelque chose) et un Dongeons Siège plus primaire que jamais (on plante ses persos au milieu d'une salle en mode combat automatique, on appuie de temps en temps sur la touche de soin, on attend que tous les monstres soient tués, puis on change de salle et on recommence), Neverwinter Nights risque de ne rien apporter de nouveau, si ce n'est un scénar renouvelé.
Alors, verdict? Neverwinter Nights est un jeu qui risque d'émerveiller pas mal de monde, tout comme Baldur's Gate lors de sa sortie. Mais il serait bon de voir à innover plus. Comment peut-on encore mettre de telles tartines de textes écrits alors que l'ordinateur est un support Multimédia et que les jeux vidéo sont censés exploiter les dernières trouvailles technologiques? Je rêve d'un jeu où les personnages répondront aux questions formulées oralement dans un micro...

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A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

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