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Ninja Gaiden 3 : Razor's Edge - Test PS3 : Ryu Hajaimpluça

Ninja Gaiden, c'est l'histoire d'un spécialiste du katana qui a débuté sa carrière sur borne d'arcades et consoles 8 bits en 1988 sous le nom européen de Shadow Warriors. Mais Ryu Hayabusa est aussi un maître dans l'art du recyclage, sa franchise n'étant finalement qu'une succession de versions améliorées et portages divers, du début des années 90 avec sa trilogie sur NES jusqu'à aujourd'hui et ce Ninja Gaiden 3 : Razor's Edge. Nous n'enfoncerons pas le clou en parlant de Ninja Gaiden Sigma, portage PS3 amélioré de Ninja Gaiden Black, épisode Xbox sorti deux ans avant qui était déjà une version améliorée de Ninja Gaiden publié une année plus tôt, signant le retour de la franchise avec l'aide de la Team Ninja, alors connue pour ses Dead or Alive.


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Ninja Gaiden le maître des versions plus plus

Pourtant, malgré ces manières que nous pourrions juger de légèrement douteuses, nous ne pouvions que nous plier devant la qualité plus que correcte de ses épisodes, du bon beat'em all qui saigne, rigoureux, technique, fluide, et difficile. Enfin c'était avant la sortie en début d'année dernière de Ninja Gaiden 3, jeu raté qui a trop vouloir simplifier sa jouabilité pour toucher un large public a perdu le sien. Peut être que le départ d'Itagaki Tomonobu, figure emblématique de la Team Ninja, est une raison à ce désastre, mais cela n'explique pas tout. Tecmo a donc par la suite essayé de se rattraper avec plusieurs contenus téléchargeables, puis les a finalement rassemblé dans une version améliorée pour la Wii U il y a quatre mois, avant de nous livrer un portage (mais quelle surprise !) de ce Ninja Gaiden : Razor's Edge sur X360 et PS3 en ce début d'avril.

Il est d'ailleurs tentant d'utiliser un procédé identique pour cet article, n'ayant pas forcément grand-chose à rajouter par rapport à la critique déjà très complète et claire de Nicolas sur Wii U. Toutefois, pour éviter cela, nous pourrions commencer par vous donner son prix (heureusement décent), une trentaine d'euros, afin de ne pas vous effrayer. Puis nous continuerions par vous parler du scénario un peu plus étudié qu'à l'accoutumée mais loin d'être un exemple, se perdant parfois dans ses méandres et ellipses, et de toute façon assez convenu. De quoi néanmoins traverser des niveaux assez variés, passant par exemple des déserts à Paris, mais tous unis selon un critère commun : la pauvreté de la réalisation, linéaire et dirigiste, avec l'impression oppressante de couloir, des textures grossières, et un rendu global très décevant.


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Plus de contenu et moins de défauts

Nous vous rassurerions alors en vous informant que les niveaux supplémentaires ajoutés dans les DLC avec d'autres personnages jouables portent la durée de vie à presque douze heures. À condition cependant que la difficulté de nouveau relevée (mais peut être trop exagérément) n'est raison de vos nerfs. Au pire vous repasseriez alors en mode « héros » qui comme son nom ne l'indique pas correspond au niveau facile, afin de démembrer vos adversaires à l'aide des différentes armes proposées au lieu du simple katana de la première édition, de quelques pouvoirs appelés nimpos, et de la possibilité bien entendu de faire évoluer vos compétences en les débloquant avec des points de karma.

Une fois le jeu terminé, après vous êtres battus contre la malédiction de Ryu, les hommes du Régent du Masque, ou simplement la caméra très capricieuse, vous pourriez alors vous essayer quelques instants au multijoueurs (« Contrées ténébreuses ») ne proposant que de combattre à quatre contre quatre sur cinq petites cartes ou tout devient vite brouillon et pas vraiment intéressant. Il ne vous restera alors qu'à vous tourner vers le mode « Défi Chapitre » pour faire du scoring classique et vous défouler en balançant vos shuriken et nouveaux nimpos dans les faces de vos nombreux et coriaces adversaires.


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Conclusion

Malgré toutes ses améliorations, Ninja Gaiden Razing's Edge reste dans la moyenne basse des épisodes de la saga. Il est vrai que l'on a le droit ici a une bonne compilation à bas prix, version améliorée du troisième opus next gen gonflée avec pas mal de contenu. Mais Tecmo partait de loin et le titre ne parvient pas à faire oublier la déception de son prédécesseur. Il est conseillé aux novices du beat'em all de passer à côté pour essayer une autre franchise (le dernier God of War par exemple), mais les joueurs plus expérimentés peuvent prendre le risque d'enfiler la combinaison. Même si au final, il faut mieux être fan de la licence pour réellement apprécié ce titre.

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