7/10

Ninja Gaiden II - Test

Une réalisation bâclée comprenant des effets de caméra plutôt pénibles mais le plaisir du jeu reste à peu près intact. Profitons donc de toutes ces têtes à couper pour trouver la voie du Ninja et nous défouler.

Ninja gaiden II est la suite tant attendu du fameux titre qui avait fait les lettres d'or de la première édition de la Xbox. Ryu Ayabusa le grand ninja dragon de la légende est donc de retour en exclusivité sur XBOX 360, cette fois ci en HD nécessairement.
Mais il serait bien évidemment réducteur de ne parler que des deux dernières versions de la franchise développée par la Team Ninja alors que tout à commencé une fois de plus dans les salles d'arcade et ce dès 1988. N'oublions pas donc qu'après sa première exploitation précitée, une trilogie a déjà vu le jour sur NES et que nous semblons être partis pour la rejouer quelques 15 ans plus tard dans un environnement modélisé pour les besoins de confort accrus du joueur moderne. Ninja Gaiden 2 sur l'ancienne plateforme carrée était déjà basé sur le même scénario : Ryu volait au secours d'un agent de la CIA. Celle-ci lui apprend l'intention d'un clan démoniaque de fidèles opposants au clan Hayabusa de restaurer la puissance des grands démons pour prendre le control du monde.

L'histoire est assez lapidaire laissant ainsi la place à l'action. D'ailleurs c'est bien la dessus que la série à fait ses petits et son succès. Du beat them all classique qu'était le premier titre à ce nouveau ninja tout beau et tout neuf nous restons dans un traditionnel castagnage intransigeant où de nombreux morts jonchent le chemin du Ninja efficace que vous êtes. Vous pouvez bien évidemment toujours déclencher la fureur céleste avec votre sabre dont vous maitrisez toutes les techniques de pointe et de lame. Les ninpo ne vous manqueront pas car ils correspondent eux aussi aux mêmes boutons d'action que les autres enchainements. A l'ordre des nouveautés vous découvrirez quelques armes fort sympathiques telles que les serres du faucon. Il s'agit plus ou moins des griffes de Wolverine. Elles sont assorties à un équivalent pour pieds qui ne rend pas la marche facile mais comme vous marchez déjà sur la pointe des pieds cela ne vous changera pas beaucoup la vie. Il risque d'être moins évident de faire dans le furtif toutefois. Ceci n'est pas grave puisque ce n'est toujours pas un jeu d'infiltration.

Il y a malheureusement quelques ombres au tableau dont une très mauvaises nouvelles. Commençons par les angles de caméras. Ceux-ci sont à la discrétion du joueur dans ce deuxième opus. Alors que le positionnement était déjà limité dans le précédent il devient ici parfois impossible à maitriser en même temps que l'action.
Le joueur se retrouve donc particulièrement gêné, confondant régulièrement les ennemis avec un vide céleste qui s'étend devant lui. Cela résulte en une attaque surprise dans le dos comme on ne les aime pas. Dans les premiers niveaux elle n'est pas très gênante mais lorsque les ennemis ne sont plus de simples ninjas ou que les boss de fin de chapitres se présentent nous aurions préféré ne pas nous trouver dans de telles situations. La vie se perd d'autant plus que le jeu n'est pas des plus faciles et que l'achat de potions n'est pas fréquent.

La musique n'est pas non plus très intéressante et le jeu se joue aisément en mute. Il n'y a pas non plus de gloire dans cette histoire sans réelle existence. On se sent moins intégré dans cet univers futuriste qui se bat avec les traditions de l'ancien monde. Tout l'impact du personnage principal et sa Ninja attitude est devenue un prétexte assez symbolique pour ne pas avoir besoin de s'expliquer mais assez peu convaincant pour y trouver une raison d'exister si ce n'est la maîtrise des armes et l'art du combat.

Les ennemis sont bien trop nombreux pour prendre un réel plaisir sur la technique au milieu de toute cette agressivité. Les techniques de coupe et d'éviscération sont par contre toujours aussi efficaces et magnifient la vue du sang. Celui-ci est d'ailleurs une composante bien plus présente. Ajoutez à cela des fatalités absentes de la version référence. Vous pouvez, en effet, rajouter un ultime supplice aux ennemis auxquels vous avez déjà fait l'honneur de trancher un membre. Ceux-ci n'en sont pas plus mal puisqu'ils décèdent enfin, d'une mort particulièrement imagée, violente et presque digne bien que bruyamment désordonnée. Ces morts violentes sont variées donc non redondantes mais changent l'esprit de la saga. Le beat them all est clairement devenu un genre beaucoup plus fourre tout. Le jeu reste beau mais bien en dessous de qualité graphique que Devil May Cry 4 nous proposait il y a quelques mois. Pareillement pour l'univers. Il n'est pas des plus développé et laisse sur sa faim.

Il est donc rare de trouver son équilibre dans cette mise en scène bien moins zen et efficace que l'épisode sur XBOX. Le fouillis nous envahit autant que le plaisir un peu malsain de tant d'agressivité. La qualité des textures est effectivement supérieure mais pas non plus impressionnante. L'un dans l'autre on s'attendait à mieux même si l'essentiel est là. Il s'agit d'un épisode 1.5 plus que d'une suite complète et évoluée. Mais on aime tant se prendre pour un Ninja qu'on pardonnera allègrement les défauts. Le plaisir de jouer reste notre seul maître.

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