8/10

No More Heroes : Heroes Paradise - Test

Konami a eu le nez creux en organisant le portage des premières aventures cintrées de Travis Touchdown sur consoles HD.
Au programme de ce Heroes Paradise, des graphismes rehaussés, de la violence explicite et quelques bonus des plus sympathiques (ainsi hélas que la présence de quelques bémols) Welcome back to Santa Destroy !

Travis Touchdown is back again !

Oh il ne s'agit pas d'un troisième épisode de ses aventures, mais d'un retour sous la forme de remake, puisque No More Heroes : Heroes Paradise est la reprise en HD du premier volet sorti sur Nintendo Wii il y a de cela trois ans.


"You're going down, bitch !"
Travis est un otaku, un pur et dur. Son temps et son argent, il les dépense à assouvir sa passion du manga, des jeux vidéo et du catch, tout en s'occupant de temps en temps de nourrir et distraire Jeanne, son chat.
Aussi, le jour où il achète un sabre laser sur eBay, c'est le plus naturellement du monde qu'il décide de se lancer dans la compétition de l'U.A.A (l'
United Assassins Association), qui regroupe la fine fleur de la profession de tueur à gage. Suite à un contrat qui lui a été proposé par la provocante Sylvia Christel et qui lui a permis de se retrouver à la 11ème place du classement, Travis va maintenant devoir se tailler une route jalonnée des 10 premiers tenants du titre jusqu'à la place de numéro uno, et ainsi toucher sa récompense : devenir le plus fameux des assassins, et incidemment pouvoir passer une nuit d'amour torride avec la belle envoyée de l'U.A.A.


L'intensité des fights est toujours aussi jouissive !
Le jeu sorti sur Wii et réalisé par le punk lover Goichi Suda, alias Suda 51 (
Killer7), avait séduit par son visuel cell-shadé qui criait son amour du style 70's comics et du video game en gros pixels (les petits boulots par exemple, sont présentés sous la forme de mini- jeux façon NES, tout comme les items récupérables en cours de partie), et par la personnalité des dix assassins qu'il fallait affronter tout au long des dix chapitres du jeu, toujours mis en scène outrancièrement et renvoyant soit à l'univers du comics soit à celui du manga, et toujours passionnants à basher lors de fights intenses.
Entre les missions il fallait se promener dans les rues de Santa Destroy à la recherche de jobs pour gagner de quoi payer son droit d'entrée pour l'épreuve suivante, ou dépenser sa thune en fringues classes, en vidéos otaku et en jeux vidéo.
No More Heroes : Heroes Paradise est donc le remake fidèle de No More Heroes, et à la question de savoir si le portage se justifiait, on peut répondre par l'affirmative et ce pour plusieurs raisons :


Jusqu'au boutiste ! Enfin NMH sans censure
en Europe !
En ce qui concerne la patte graphique unique du titre tout d'abord. Cette dernière a conféré une forte identité à la saga
No More Heroes, et gagne donc forcément à passer en haute définition, d'autant plus que les couleurs sont ici nettement rehaussées par rapport à la version d'origine, et que le jeu tourne avec une fluidité qui fait plaisir (précisons au passage qu'il s'agit ici de la version intégrale « non censurée », ce qui n'était pas le cas sur Wii au Japon et en Europe et que par conséquent le sang rouge coule à flot des membres sectionnés et des nervis découpés dans le sens de la longueur). De plus Heroes Paradise propose de nouveaux mini-jeux pour se faire de l'argent de poche.
Ensuite parce que depuis que la PS3 à sa wiimote, le move, on retrouve le même plaisir qu'auparavant à recharger la batterie de son sabre d'un furieux geste onaniste tout en gloussant comme un gamin. Ceci dit
No More Heroes : Heroes Paradise se joue tout aussi bien au pad, ça parait juste moins naturel au moment de secouer…
Et pour finir, parce ce que ce
remake offre au joueur un joli cadeau quand même : l'opportunité de pouvoir affronter cinq des patrons de No More Heroes : Desperate Struggle, et comme, encore une fois, l'attrait principal de la série réside surtout dans le fait d'affronter les boss, on peut dire que c'est vraiment un joli cadeau !


Time to save...
Dommage par contre de constater que
Heroes Paradise ramène avec lui quelques points noirs déjà présents sur la galette originelle, voire qu'il en introduise de nouveaux. Ainsi l'immense ville de Santa Destroy parait toujours bien vide, et la parcourir au guidon de sa bécane n'est pas franchement des plus folichons tant ces passages cassent le rythme d'une aventure, menée sans cela tambour battant. On pourrait ouvrir le débat pour savoir si cette réédition aurait du être une amélioration plutôt qu'un simple portage HD, mais force est de constater que cet écueil précis, une fois retiré du gameplay de No More Heroes 2, rendait la progression dans le jeu beaucoup plus agréable. La caméra elle aussi reste un souci récurrent de la série, avec sa fâcheuse tendance à parfois partir aux fraises en plein échange de coups et ce malgré la présence d'une touche de lock.
Autre bémol, pas grave mais un brin assommant quand on a joué sur Wii, les temps de sauvegarde étonnamment longs en comparaison (du style, sur Wii j'ai à peine le temps d'allumer mon clope, sur PS3 je peux en plus aller me préparer un café. Cela dit comme l'opération se fait toujours sur la cuvette des toilettes…)
Trois fois rien cependant, comparé à l'essentiel, c'est-à-dire le pur plaisir défoulatoire du combat rageur sur les terres décalées de la sous-culture.


Le vrai prix à gagner pour Travis ?
No More Heroes
n'a donc pas pris une ride et c'est tant mieux, et cette version PS3 est l'occasion pour ceux qui n'ont jamais essayé le titre (devenu en plus assez difficile à trouver sur Wii) de se mettre sous le pad un vrai petit bijou de beat them up sauvage et brut de fonderie. Certes de par ses partis pris assez radicaux au niveau artistique il ne plaira pas à tous, mais ceux qui accrocheront au concept passeront à coup sûr une quinzaine d'heures avec un sourire béat gravé sur le visage.

Touchdown again !

Les plus Les moins

+ En HD le jeu est encore plus beau

+ Version non censurée

+ Les boss Bigger Than Life

+ Le plaisir défoulatoire intact

+ Cinq boss de Desperate Struggle

- Les phases d'exploration

- Les sauvegardes interminables

- La caméra parfois aux fraises

 

 

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