6/10

Obscure: The Aftermath - Test

Un survival horror qui assume pleinement son côté teen-movie. Un gameplay un peu vieillot pour un graphisme sympathique pour la petite  console de Sony.

Le survival horror a ses règles, surtout quand il est lié fortement à l'univers du teen-movie. Ainsi, Obscure: The Aftermath, nous place dans la peau d'une bande d'étudiants un peu écervelés, voire même carrément idiots, qui se retrouvent pris au piège sur un campus où les autres étudiants ont été exterminés ou ont mutés en monstres atroces.

Le fleuriste doit brûler en enfer !
Le fleuriste doit brûler en enfer !
Le jeu, à la troisième personne, permet de diriger, tour à tour, en fonction de l'intrigue, des duos de personnages bien désireux de s'extraire de ce lieu d'horreur. Armés de crosses de hockey, et plus tard d'armes de poings, ils n'ont de cesse de suivre des scripts prédéfinis et une trame rigide. On passera par tous les périls prévus par les développeurs, sans exception, quand bien même on préférerait plutôt tracer sa route.

Faire appel à la force physique pour déplacer des étagères ou grimper sur des corniches pour accéder aux hauteurs ? Autant de challenges obligatoires qui ne pourront être réalisés que par certains personnages. On se retrouve alors bien rapidement à subir l'aventure, en encaissant sans broncher les rebondissements du scénario. Les seuls espaces de liberté se matérialisent dans les combats qui ne sont pas franchement folichons : au corps à corps on a bien du mal à viser correctement tandis qu'à distance il suffira de posséder assez de balles dans son revolver pour sortir victorieux de l'affrontement.


Du côté des énigmes, c'est le calme plat : il suffit d'actionner quelques leviers dans le bon ordre, ou encore de reconstituer un puzzle. Rien de bien difficile ! Seul le crochetage de porte se révèle amusant... bien qu'on se demande un peu pourquoi on s'embête alors qu'on a une batte de baseball en main.

Malgré son gameplay d'un autre âge, Obscure sait aussi séduire, justement, pour son côté assumé de teen-survival-horror. Les dialogues sont la plupart du temps ineptes, les protagonistes pas franchement finauds, l'aventure pas complexe, l'arrivée des monstres souvent surprenante, les munitions rares, etc.
Ajoutons à cela que le graphisme, bien qu'un peu anguleux au niveau des personnages (et laid pour les monstres), est plutôt soigné, voire carrément bon pour de la PSP, et on comprend mieux pourquoi on arrive malgré tout à passer quelques heures sur la console.

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A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

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