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Orcs Must Die! 2 - Test PC

Il fut assez facile de passer à côté de Orcs Must Die, jeu exclusivement online, en dépit des qualités du titre. Désormais présenté à 10€ sur la plate-forme Steam, il devient tentant de s'essayer à ce Tower Defense original et bien pensé, vous en conviendrez. Seulement, voici le contre-argument : pour 5€ de plus, soit 15€, vous pouvez vous offrir dès aujourd'hui deux fois plus de contenu en investissant dans la suite directe du premier volet. Inutile de dire que c'est mieux, non ?


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Rappelons rapidement le concept d'un Tower Defense. Vous avez une porte d'entrée, d'où se déverse par vagues successives des flots d'ennemis de différentes allures et aux capacités distinctes, et une porte de sortie qu'ils vont chercher à atteindre. Ceux-ci suivent un parcours globalement facile à deviner et votre but sera de les empêcher d'atteindre la sortie en posant un maximum de pièges sur le chemin. Chaque tête de pipe survivante vous enlève une vie jusqu'à épuisement du stock accompagné d'un game over. Généralement, ce type de jeu se joue en vue de dessus, où votre intervention se borne à poser des pièges le long du chemin au regard de votre capacité financière. Dans Orcs Must Die, vous prenez part directement à l'action, en vue TPS. Votre personnage, un mage de guerre ou une sorcière, déambule dans le donjon en posant des pièges et va directement se jeter dans la mêlée pour dérouiller de l'orque à la sueur de son épée.
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Autant être direct, par rapport au concept d'origine, on gagne de nombreux points de stress et de rythme, il n'est pas rare de se retrouver à courir à travers le niveau pour rattraper des fuyards ou à poser des pièges de dernière minute dans un coin que l'on avait négligé jusque-là.
Tout se fait de manière très simple. Une phase de préparation vous invite à choisir un set d'armes et/ou de pièges à utiliser pendant le niveau. Chaque compétence sera associée à une touche du clavier, et il suffira d'un clic de souris pour poser le piège à l'endroit désiré. On ne peut pas faire plus simple, je vous assure. On fait signe au jeu que l'on est prêt, la ou les portes s'ouvrent, et en avant la musique ! Chaque cadavre d'orque vous octroie une somme que vous devrez dépenser en nouveaux pièges, soit en attendant l'entracte qui survient après quelques vagues successives, soit directement pendant l'action. Le reste du temps, vous taillerez dans le gras grâce aux multiples armes proposées, pour peu que vous les ayez débloqués, en évitant de vous faire taillader.


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Orcs Must Die 2
en profite pour gonfler les pièges et les armes mises à votre disposition, et adopte un système d'achat qui faisait défaut au premier volet. A l'image de ce dernier, on débloque de nouvelles choses au fil des niveaux, mais en plus, finir un tableau vous récompense d'un ou plusieurs crânes à dépenser dans le grimoire. On se fait plaisir, on choisit les pièges qui ont le plus fun / efficace, on améliore nos chouchous, on investit dans une épée pour finalement revenir au bon vieux tromblon, le tout sans la moindre arrière-pensée – car en un clic, on peut réinitialiser ses dépenses et refaire ses achats. En un certain nombre de parties, on peut donc globalement tout tester et se faire son petit set préféré.
Si votre équipement vous laisse l'embarras du choix, la multiplicité est également de rigueur chez vos adversaires. Les orques sont nombreux, certes, les orques sont stupides, certes, mais les orques sont surtout multiples. Il y a des sprinteurs, des kamikazes, des volants, des arbalétriers, des trolls, des ogres, des mages, et encore plein d'autres types qui vont vous pourrir l'existence.
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Cela ne serait qu'une minime difficulté supplémentaire à prendre en compte s'ils arrivaient tous de la même porte, mais bien sûr, les niveaux ont été imaginés pour que les vagues puissent provenir de plusieurs endroits à la fois. Comme on dit souvent, vous serez à la foire et au moulin, et il faudra étudier un minimum de temps la topographie des lieux pour décider où poser ses pièges et obtenir une efficacité optimale. C'est particulièrement bien fichu, à ceci près que le nombre de tableau est assez chiche malgré le plaisir certain qu'ils procurent. Vous allez morfler pendant la première heure de jeu, mais une fois le concept pleinement acquis, cinq heures devraient être une moyenne pour finir la campagne solo.

Pour enrichir la durée de vie, les développeurs ont écouté la communauté et implanté deux modes de jeux parfaitement indispensables. Le premier, le mode « sans fin », porte cruellement bien son nom puisqu'il s'agit d'un mode survival où les vagues d'ennemis se présentent sans jamais s'arrêter, parfait pour s'entraîner et s'exploser les yeux. A réservé aux scorers. Le second, beaucoup plus accessible, est un mode coopératif où vous ferez la même chose qu'en solo, mais à deux. Les cartes y sont beaucoup plus vastes, avec plus d'entrées et de sorties, l'argent sera divisé entre les deux protagonistes et les votre set de compétences sera amoindri. N'espérez même pas faire le beau tout seul, il sera primordial de coopérer et de décider ensemble de la meilleure tactique à adopter. Et c'est évidemment ici que l'on prendra le plus de plaisir à pourfendre de l'orque, à voler au secours de son ami submergé ou à l'arroser d'insultes quand celui-ci vous laisse crever dans votre bousin. La victoire est commune, la défaite l'est tout autant.
Techniquement, la série n'évolue pas spécialement. On baigne dans une ambiance assez cartoon, pas trop mal texturé / modélisé mais loin d'une référence graphique. Le côté positif, c'est que le jeu tourne sur toutes les configurations et sans heurt d'aucune sorte, malgré le nombre astronomique de choses qui peuvent se passer en même temps à l'écran. On appréciera en tout cas l'humour développé autour des personnages, ceux-ci étant garnis de répliques parfaitement neuneus et de petites danses de victoires parfaitement ridicules.

S'il y a un mot que j'aimerai associer à Orcs Must Die 2, c'est « considération ». Les développeurs ont forcément écouté les retours faits sur leur jeu, les ont pris en considération, et ont produit une suite forcément meilleure que l'originale. Celle-ci multiplie quasiment par deux toutes ses caractéristiques : joueurs, pièges, ennemis. Un poil d'environnements supplémentaires aurait été le bienvenu, mais fort heureusement, le plaisir a été lui aussi multiplié par deux. Le mode coopération en est le fer de lance.


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