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Osu! Tatakae! Ōendan! (vs EBA) - Test

Un des jeux les plus originaux qui soient, fruit de la créativité délirante de l'humour et du J-pop japonais. Incontournable même si à améliorer et déjà amélioré.

Frère aîné de l'excellent et extraordinaire Elite Beat Agent (EBA), Osu! Tatakae! Ōendan! (Ōendan pour les intimes), sorti uniquement et exclusivement au Japon, méritait nécessairement un petit détour, ne serait-ce que pour découvrir les musiques à la mode au coeur de la jeunesse japonaise.

A titre liminaire, je précise que ne parlant et ne lisant qu'à peine le japonais, il m'a été impossible de comprendre complètement les mini-histoires composant le jeu. La qualité de celles-ci ne sera donc pas discutée.

Petit rappel pour les néophytes, le principe délirant de Ōendan est de tapoter avec le stylet sur des ronds, au rythme d'une musique rock très entraînante, dans le but de venir en aide et de sauver des gens en détresse. On ne sait pas pourquoi ni comment le fait que les agents que le joueur incarne dansent, puisse aider leur prochain, mais c'est ainsi.

Pour résumer, autant dire que, même si ceux qui ont déjà joué à EBA noteront immédiatement les nombreuses améliorations de qualité qui y ont été introduites et qui manquent dès lors à Ōendan, on ne regrette nullement de s'essayer à cette version. Pourquoi ?

Primo, parce qu'on découvre avec amusement et curiosité le rock japonais et le J-Pop, chanté en japonais par des japonais, et rien que cela vaut le détour. Qui n'a jamais entendu une telle chanson doit immédiatement réparer cette lacune. Les différences de style sont saisissantes bien que les instruments soient pourtant les mêmes (basses, guitare, batterie etc...). On découvre aussi que les chorégraphies des agents n'ont absolument rien à voir avec celles d'EBA : là où les agents américains dansent comme nous le ferions tout un chacun en boîte ou ailleurs, les agents japonais font des chorégraphies parfois proches de kata d'arts martiaux... Absolument génial et énorme ! Bref, d'une manière générale, on apprécie de découvrir un jeu 100 % japonais, écrit en japonais et fait pour des Japonais. Tout dans la conception, jusqu'aux moindres détails (bruitages - on a une pensée particulière pour les coups de sifflets qui ponctuent parfois les taps-taps avec le stylet - musiques d'ambiance, menu...), nous fait agréablement voyager dans un autre univers. Certains ne seront pas forcément séduits par cet univers si différent du nôtre, mais il est toujours bon de porter de temps en temps son regard vers des contrées lointaines.

Secundo, parce que lorsqu'on a fini Ōendan, on apprécie hautement de pouvoir doubler d'un seul coup la durée de vie du jeu en ayant un complet et nouveau répertoire à sa disposition. Car c'était un peu le talon d'Achille d'EBA : même si, grâce aux 4 niveaux de difficultés, au mode multi-joueur et au système de rank, la durée de vie était assez longue, il n'y avait que 19 musiques. Et là, avec Ōendan et ses 15 de bases + les 3 autres à débloquer, on se sent largement plus comblé. Ne reste plus qu'à attendre la version qui sortira en France en espérant que ce ne sera pas juste une traduction d'EBA, mais là encore aussi une véritable adaptation. Mais rien n'est moins sûr.

Tertio, les jeux originaux sur DS et exclusivement adaptés et adaptables à la fonction tactile sont encore suffisamment peu nombreux pour que l'on passe à côté de ceux qui existent. Car Ōendan, comme Meteos, Trauma Center ou le Programme d'entraînement cérébral, n'aurait pas existé sans la DS.

Alors, finalement, qu'est-ce qui manque quand même à Ōendan pour pouvoir dire qu'EBA est bien mieux et a été largement amélioré, sans parler de l'excellent travail d'adaption au style occidental ? Vu l'importance quantitative de ces améliorations, un petit tableau comparatif sera plus clair :

Similitudes :
- même système et nombre de niveaux de difficultés
- groupe d'agents féminins au niveau 4
- une longue chanson finale reprenant l'ensemble des personnages
- mode multi-joueur en co-op et en confrontation
- mode entraînement
- affichage pour gaucher
- système de rank
- même style d'histoires (certaines farfelues, d'autres émouvantes, d'autres apocalyptiques)

Différences (améliorations d'EBA) :
- compatible avec le rumble pack
- galerie d'images
- possibilité d'enregister ses séquences et de les revoir, pour non seulement profiter des phases qu'on ne voit pas quand on joue, mais aussi pour combattre son fantôme
- mode fantôme
- une seule cartouche nécessaire pour le multi-joueur en confrontation au lieu de 2 dans Ōendan
- possibilité de passer la 2ème phase des séquences vidéos juste avant de commencer
- système d'étoile quand on a résussi toutes les phases de la chanson
- 2 chansons finales et non une sur le dernier stage
- histoires un peu plus longues d'une manière générale (et donc a priori plus recherchées)
- ode au pouvoir de la musique sur la très longue et dernière histoire.

On n'en veut pas à Ōendan d'avoir toutes ces lacunes, vu qu'il y a eu plus d'un an entre les 2 versions, mais de ce fait, on préfère largement EBA.

On le préfère d'ailleurs aussi car les tap-tap dans EBA semblent dans l'ensemble bien mieux rythmés à la musique que ceux de Ooendan. Il est certes possible que cette impression soit due à l'ignorance complète que le joueur européen a sur le J-pop, mais quand même...

Quoi qu'il en soit, on rend néanmoins hommage à Ōendan car il a la primauté et l'innovation pour lui et car il est de bonne qualité, très délirant et d'une durée de vie tout à fait acceptable.

 

Pour plus de précisions sur le principe du jeu, voir EBA :

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