6.5/10

Overlord - Test

Overlord, entre humour et jolie plastique, est un peu trop monotone malgré un bon esprit et un côté indéniablement agréable.

Se faire réveiller par un coup d'acide dans les yeux ça n'a rien de plaisant. Pourtant quand on est un grand seigneur de la guerre, du côté du "mal", on y prend un certain plaisir.

C'est de cette façon que de "gentils" larbins (sans doute des frères de Sméagol, Yoda ou Gizmo), toujours fidèles à votre charisme, ont décidé de vous faire sortir de votre torpeur.

Ouh ça brûle !
Ouh ça brûle !
Le bien s'est imposé partout. Les licornes légendaires sont devenues carnivores, les gentils hobbits sont devenus des tueurs d'humains afin de protéger le bien. On est en pleine dictature... où tout est accepté pourvu que ce soit pour le bien de tous.

Le ton est donné, entre satire de la vie réelle, second degré et références de gamers, on se sent plutôt aise et content d'être de retour à la vie.

L'overlord est un être qui impose le respect. Ses larbins suivent ses indications au doigt et à l'oeil. Vous souhaitez les jeter dans l'eau alors qu'ils ne savent pas nager ? Pas de problème, ils mourront pour vous !

Commode, moi jamais.
Commode, moi jamais.
Quatre types de larbins existent. Les marrons, les premiers que l'on rencontre dans le jeu, sont de fiers combattants qui sauront faire bon usage d'une épée ou d'une citrouille rencontrées. Les bleus, eux, savent nager et ont le pouvoir de ressusciter les autres larbins morts. Mais quels nuls au corps à corps... Les rouges envoient des boules de feu afin de mutiler les ennemis les plus lointains. Quant aux verts, ils adorent se mettre en embuscade pour sauter sur le dos de leurs ennemis et ainsi s'en débarasser rapidement.

Les larbins se dirigent à l'aide du stick analogique droit de la manette. Ou alors en sélectionnant au préalable l'objet sur lequel intéragir.
Pendant le même temps, l'autre stick analogique permet de diriger l'overlord, et la croix directionnelle sélectionne les sortilèges (assez basique : on se protège, on devient plus fort, etc.).

L'overlord et ses larbins évoluent librement dans leur univers, ou en tout cas, on aimerait nous le faire croire. En effet, on se balade comme on le souhaite dans les zones, mais on est à plusieurs occasions obligé de faire certaines quêtes pour débloquer la suite du jeu. Impossible d'aller directement dans une zone de fin du jeu dès le départ. Dommage.

Quand la pierre s'anime...
Quand la pierre s'anime...
Heureusement, en contrepartie les graphismes sont très agréables : les effets de lumières sont sympathiques, le character design assez drôle (l'overlord est Sauron réincarné, son larbin-guide ressemble à Yoda de façon éhontée, etc), et on peut régulièrement tuer des moutons. C'est même indispensable. (Et proprement révulsant !)

A chaque ennemi tué, on récupère du fluide de vie permettant par la suite d'invoquer des larbins. Les crapauds par exemple délivrent des orbes permettant d'invoquer des larbins bleus. Les scarabées de feu permettent eux, d'invoquer des larbins rouges, etc.

Le scénario, on l'a déjà évoqué. Il faut faire le mal. Enfin, plus exactement mettre à mal le bien. Or le bien est déjà bien corrompu... on fait donc généralement le bien en même temps que le mal. Pas évident tout ça !

Heureusement, on peut malgré tout trouver quelques repères : on a tout à fait la possibilité de tuer les villageois rencontrés ou de martyriser les faibles et les innocents. Mais pour ce que ça change...

Massacre en vue
Massacre en vue
C'est peut-être là que le bât blesse. Le système de quêtes censé être non linéaire est tout de même extrêmement ennuyeux. On en a vite marre de faire encore et encore les mêmes choses. Passée la phase de découverte du jeu, on n'est pas loin de se morfondre, et on est alors content que le jeu ne soit pas le moins du monde difficile.

On voit de l'eau ? On envoie les larbins bleus. On voit du feu ? Hop, les larbins rouges s'égaient.

Quoi de mieux que la personnalisation pour augmenter une durée de vie un peu tirée par les cheveux ? Donnez au joueur la possibilité de changer le décorum de son château et de créer des armes puissantes en sacrifiant des larbins et il sera content. Pas si évident, on préfère, et de loin, partir à l'aventure plutôt que de rester, casanier, assis sur son trône.

La vie d'un overlord du mal, c'est dur dur. Mais plutôt drôle :)

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A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

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