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Painkiller - Test

"Ok you Primitive Screwheads, listen up! You see this? This... is my boomstick! The 12-gauge double-barreled Remington. S-Mart's top of the line. Shop smart. Shop S-Mart. You got that?"
Ash Williams

Daniel Garner a eu un accident de voiture qui le conduit au purgatoire (d'ailleurs il se demande bien pourquoi parce qu'il n'a rien fait de mal, non mais c'est quoi ce travail ?) alors que sa femme se la coule douce au Paradis. C'est là qu'on lui propose un deal : repousser les hordes de démons de Lucifer pour gagner une carte Pass-radis et rejoindre madame Garner. Intéressé, Daniel se lance dans l'aventure, et vous aussi par la même occasion.

En guise d'entrée en matière, c'est dans un cimetière que Daniel débarque, armé de son seul Painkiller, l'arme éponyme du jeu, qui vous dévoile ses subtilités au premier clic de souris. Un mode tondeuse à gazon façon Brain Dead, un mode projectile très efficace qui permet de faire joujou avec les corps de vos adversaires, et un mélange des deux, la tondeuse volante, mortelle mais lente. Premiers pas, première arme, le fusil à pompe vous apporte les joies du massacre de masse alors que la première vague de zombies sort des tombes du cimetière et se jette sur vous.

Chaque arme dispose ainsi d'un tir primaire et d'un tir secondaire, le lance-pieux sert aussi de lance-grenades ou le lance-roquettes de minigun. Tout est prévu pour que vos adversaires meurent dans des situations aussi douloureuses que possible, grâce au moteur Havok, plutôt jouissif en ce qui concerne les chutes ou les crucifixions à coups de pieux. Comme le plus récent Dark Messiah of Might and Magic, les éléments du décor sont souvent là pour vous aider à éliminer vos ennemis qui affluent par vagues : barils explosifs, poteaux soutenant de lourdes caisses, entassement de caisses de TNT posées négligemment.
Vous disposerez également de cartes de Tarot noir afin de vous apporter diverses aptitudes permanentes ou temporaires (activables une fois par niveau) : temps ralenti, vie ou armure augmentée, rechargement plus rapide des armes etc... Vous débloquez ces cartes en accomplissant les exploits demandés pour chaque niveau (visualisable sur l'écran des scores) : tuer tous les monstres du niveau, n'utiliser qu'un type d'arme, récolter une certaine somme d'argent ou d'âmes. Par ailleurs, récolter 66 âmes transforme Daniel Garner en démon, vous octroyant une période d'invincibilité temporaire, ainsi qu'une attaque surpuissante et une vision thermique vous permettant de repérer les monstres de loin.

Si c'est par paquets de cinquante que les démons et zombies vous attaquent, cela ne les empêche pas d'être extrêmement semblables au sein d'un même niveau, et parfois seules les couleurs de textures changent un peu. Malgré cela, c'est face à des moines belliqueux, des barbares lourdement armés, des ninjas et autres créatures rampantes que vous aiguiserez la lame de votre Painkiller. Concernant les bosses de fin de chapitre, ils vous demanderont de réfléchir un peu sur la méthode à employer pour s'en débarasser, et vous obligeront à regarder vers le haut tellement ils sont gigantesques.
Si le manque de cohésion des décors est justifié dans le scénario (de façon un peu bancale mais après tout on est loin d'un FPS réaliste alors pourquoi pas ?), il vous permettra de vider vos chargeurs dans des décors aussi variés qu'une usine désaffectée, un monastère, une gare, un asile glauque à souhait ou encore un opéra.

Graphiquement, Painkiller est une claque, et même aujourd'hui, il reste agréable au regard. L'ambiance gore et sombre est renforcée par les cris, les gémissements et les raclements d'armes blanches sur le sol. Quant à la partie musicale, vous évoluerez dans une mélodie d'ambiance toute calme lorsque vous êtes seul, avant d'exploser dans sa version métal, lourde et puissante mais assez creuse dès qu'un monstre apparaît.

La force de Painkiller est son aspect glauque, son ambiance lourde et son côté bourrin où le cerveau peut être posé sur le bureau à côté de la souris. C'est également ce qui rend ce jeu lassant à la longue, le rendant divertissant pour quelques niveaux avant de le mettre de côté, jusqu'à ce que le besoin de quelques minutes de défouloir se fasse à nouveau sentir. Son gameplay vieillot et son scénario relativement insipide n'arrangent pas les choses, mais il reste que ce jeu reste une bonne valeur dans le monde des FPS, et offre une excellente thérapie contre le stress d'une longue journée au bureau.

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5 commentaires

  • Anonyme

    27/10/2007 à 15h38

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    \o/ Merci à Krinein ( et zdenek ) de m'avoir fait decouvrir ce jeu!


    Defouloir ultime (après avoir defoncé 300 zombies à coup de pieux, on se sent etonnamment mieux ), painkiller, malgrè ses trois ans d'âge, est genial \o/


    De plus, les possesseurs de vieux pc comme moi seront ravis d'apprendre que le jeu est très bien optimisé, et que même avec une GeForce 4, ça tourne au maximum sans soucis (et quoi qu'on dise sur l'âge du moteur, les decors ont quand même de la gueule) 

  • Bzhnono

    28/10/2007 à 14h54

    Répondre

    Pas fana. Suite à la critique de Z j'ai emprunté le jeu à un copain et j'e suis assez mitigé. J'ai toujours aimé les FPS où il faut tirer sans trop réflechir mais là, j'suis pas trop fan. Sans doute à cause de l'ambiance, du gore et du côté "flippant/malsain".


    Pourtant j'avais bien aimé Wolfenstein, mais c'était y a un bout de temps. Je crois que dans le genre dézingage sans prise de tête je préfère la série Serious Sam.


     


    Je reconnais tout de même au jeu d'assumer parfaitement son statut de "j'en-fous-plein-la-gueule", une très bonne ambiance bien travaillée (j'ai pas aimé mais je reconnais tout de même ça) et un petit côté inventif : le lance pieu m'a tout de même bien fait marrer). 

  • EvilPNMI

    01/11/2007 à 11h38

    Répondre

    Réinstallé hier pour patienter, j'aime toujours autant le bourrinage sans cervelle à la Doom2 (sans compter qu'avec ma config actuelle, ça n'a plus rien à voir avec mes 20 fps d'antant, rrrh miam ).


    A noter que l'extension Battle Out of Hell contient les patches jusqu'au 1.51 il me semble, patch qui améliorait pas mal de bugs du moteur du jeu, mais pas l'IA, les mort-vivants viennent toujours se jeter lascivement contre ma tondeuse à gazon... Euh mon Painkiller.  

  • Melkisedec

    28/03/2008 à 21h35

    Répondre

    eh beh beh eh beh, l'est  passée où la critique à Zdenek ? oO

  • Guillaume

    29/03/2008 à 11h12

    Répondre

    Retirée, à la demande de l'auteur.

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