7/10

Patapon 3 - Test

Alors que la PSP commence à être sur le déclin, certains titres continuent à la maintenir en vie. Patapon fait partie de ces licences qui auront marqué l'histoire de cette console.

Patapatapatapoooooon !
On allume à peine la console et on est déjà dans le bain. Ça c'est bon !
Patapon 3
marque un changement dans la série. Plus d'armée de patapons à diriger à la cadence des boutons de votre PSP, mais une escouade de 4 guerriers. Alors que les 2 premiers opus se sont imposés comme de vraies références sur notre Playstation Portable, ce nouvel épisode va-t-il réussir à tenir le rythme ?
HAHAHA, autant vous dire que je ne suis pas peu fier de ce jeu de mot !


Le village des patapons
Tous les patapons se retrouvent transformés en pierre après avoir libéré sept démons en ouvrant un coffre qu'ils auraient mieux fait de ne pas toucher. Tous ? Pas exactement, car le brave Hatapon et son drapeau ont réussi à échapper à ce triste sort, en s'accrochant à leur foi pour leur dieu, qui n'est autre que … vous ! Le miracle se produit alors, et un héros va naître pour aider nos petits patapons (tellement kawaii ce nom…). C'est à ce moment que vous entrez en scène, et que vous allez choisir la spécialité de ce héros qui pourra soit manier l'épée (attaque de front), la lance (attaque à mi-distance) ou bien l'arc (attaque à distance). Vous être alors fin prêt à venir à bout des démons, vous, trois guerriers patapons et votre fidèle Hatapon.

On connait désormais la manière de joueur à Patapon. Tout se fait avec les 4 boutons carré, rond, croix et triangle, tandis que le pad directionnel ou le joystick ne sont utiles que dans les menus. Chacune de ces touches correspond à une syllabe (« pata », « pon », « chaka » et « don »). Il va tout simplement falloir, pour effectuer n'importe qu'elle action (avancer, attaquer, sauter,...), réaliser la combinaison dans le bon ordre, et en rythme avec la musique et le clignotement du bord de l'écran. Par exemple, pour attaquer, il faut envoyer un « pon pon pata pon » dans le tempo, et le tour est joué. Vous parcourez ainsi les niveaux, en détruisant les obstacles et les ennemis qui se dressent devant vous. Inutile de vous dire que le rythme sera votre meilleur allié (et malheureusement, on a vite fait de se retrouver à taper du pied ou à bouger la tête pour s'aider, au milieu de tout le monde dans le métro). Cette manière de jouer est plutôt agréable et sort des sentiers battus - les petits chants de nos patapons reprenant en cœur nos combinaisons - mais il est possible de ressentir un certain manque d'action au bout d'un moment.

Heureusement, un aspect très RPG vient agrémenter le parcours des niveaux. On va ainsi améliorer notre (minuscule) armée, faire grimper le niveau des nos « soldats », leur faire acquérir de nouvelles compétences, et même les faire changer de classe (nos patapons changent alors d'aspect, d'équipement et
Choisissez votre héros
decaractéristiques). Et là, ça commence à sérieusement envoyer. L'archer ne tire plus une mais trois flèches en même temps, et idem pour les lances qui partent en rafales agrémentées de différents pouvoirs. On en prend plein les mirettes et l'intérêt est maintenu (bien que cela rende le mode multijoueurs assez brouillon). Si l'on arrive à rester suffisamment en rythme, on va se placer dans une espèce de furie et notre héros va pouvoir activer des compétences spéciales dévastatrices. Finalement, on va débloquer au cours du jeu des invocations très utiles car très puissantes, mais qui vont demander de frapper les touches dans des demi-temps (nul doute que les batteurs en herbe s'en sortiront à merveille).

On trouve également quelques points un peu frustrants. Il y a énormément de paramètres à prendre en compte pour avoir une armée compétitive, et tout n'est pas forcément très bien expliqué. En plus de cela, la difficulté de certains niveaux semble un peu exagérée, et malgré les conseils affichés pour réussir, on ne comprend pas toujours comment être efficient. La simple mort de Hatapon causera votre défaite dans la mission. Ces échecs ne sont toutefois par très pénalisants puisque vous conservez vos objets glanés ainsi que votre expérience et tous vos sbires récupèrent leurs HP. Malgré tout, il est vrai que Patapon 3 conserve une ambiance assez unique. Certaines discussions "pataponesques" sont vraiment marrantes, la patte graphique apportée par les développeurs est plutôt charmeuse (un mélange de noir profond, de couleurs pastels et flashy), avec bien évidemment une ambiance sonore unique en son genre et super groovy (mais qui a tendance à vous trotter dans la tête de longues heures : on utilise beaucoup trop le « patapatapatapon »).

Conclusion :

Patapon 3 reste un bon titre, mais n'est peut être pas du niveau de ses ainés. Les fans des premiers épisodes seront sûrement un peu frustrés de ces changements. Son ambiance générale et son gameplay uniques en font tout de même un jeu qui vaut le détour.

En bonus, voici la vidéo d'intro du jeu qui fout vraiment la patate !

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