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Perry Rhodan : Le Mythe des Illochim - Test

Perry Rhodan est un nom qui n'évoque certainement pas grand chose à la plupart d'entre nous. Pourtant, en Allemagne, le personnage de romans de science-fiction est connu comme le loup blanc, et devrait l'être davantage par chez nous puisque plus de 230 livres dont il est le héros ont été publiés en France.

Un remède pour la (meta)stase ?
Un remède pour la (meta)stase ?
Pour faire court et malgré tout résumer la série, sachez que Perry Rhodan est un astronaute de l'US Air Force envoyé en exploration sur la Lune. S'ensuit alors la découverte d'un vaisseau extraterrestre, et quelques rebondissements (c'est grâce à lui que la guerre froide se termine, entre autres exploits) qui amènent le Perry - jeune-- à le rester pour toujours, grâce à l'implantation d'un activateur cellulaire dans son corps. Il finit par être plus ou moins à la tête de la galaxie.

Le jeu vidéo s'inscrit parfaitement dans le cycle Perry Rhodan : Perry, en 4934, se la coule douce dans son palais de Terrania, lorsqu'une explosion détruit les boucliers de défense de la planète. Le joueur devra alors se coller à la réparation des dégâts, et très vite, partir à la recherche de son amie de coeur, Mondra Diamond, capturée par des robots extraterrestres. Le pitch est à peine mieux que celui d'un scénario de Mario, mais heureusement, la suite est bien plus intéressante.

Le jeu repose sur un gameplay désormais très balisé de type point'n clic. Une barre d'inventaire en bas de l'écran permet de récupérer quelques objets, ou thèmes clefs, puis d'interagir avec le décor ou les personnages rencontrés par un simple glisser-déposer. Toutes les autres actions se contentent d'un simple clic pour se mettre en branle.

Quelle est belle ma planète !
Quelle est belle ma planète !
Si Perry Rhodan a une démarche légèrement mécanique, et que globalement le jeu est peu animé (les échanges d'objets sont étonnamment très symboliques), ce dernier se démarque largement par une plastique indéniablement réussie. Les décors savent se faire somptueux, même si certains écrans sont particulièrement sombres vers la fin du jeu. Rien que pour ce soin du dessin, on ne peut que recommander de jeter un oeil à Perry Rhodan : le Mythe des Illochim. On en prend plein les mirettes, et on se surprend à vouloir toujours avancer plus avant, non pas pour dérouler la trame scénaristique, mais plutôt pour apprécier toujours plus de nouveaux écrans.

On regrettera que l'histoire ne puisse passionner que les plus fans de la série. Non pas que celle-ci soit compliquée, mais plutôt que les références sont assez nombreuses pour amener de la confusion, et que l'on est trop vite dans le feu de l'action pour avoir le temps d'assimiler tous les éléments de fond.

Les dialogues, indispensables à tout bon jeu d'aventure, sans être transcendants, ne déméritent pas particulièrement. On est devant un jeu plutôt sérieux, à mille lieues d'un Sam & Max ou d'un Monkey Island. Certains apprécieront davantage que d'autres. Mais entre le côté science-fiction pur et dur et la sobriété de l'ensemble, on aimerait boire quelques goulées d'humour de temps en temps.
Les personnages répondent la plupart du temps de façon sensée à nos interrogations, mais ils adorent tout autant se répéter jusqu'à l'envi, motivant n'importe quel être normalement constitué à progresser au plus vite.
Le doublage français est de bonne facture, même si les joueurs pressés comprendront rapidement comment passer rapidement les dialogues.

Le grand méchant de l'histoire...
Le grand méchant de l'histoire...
Du côté des énigmes, et c'est bien là le seul de l'aventure, malheureusement c'est un peu plat. Pas de révolution du genre. Les utilisations logiques d'objets côtoient toujours les assemblages les plus étonnants (mélanger des excréments de plante carnivore à du café, c'est bien connu, ça réveille un mort...), mais le nombre d'objets en notre possession n'étant jamais faramineux, on se sort vite du pétrin.
Quelques puzzles fastidieux nous arrêterons quelques minutes, mais en assez petits nombres, et assez espacés pour que l'on n'en tienne pas rigueur.
Cependant, on s'énervera facilement sur les énigmes les plus faciles, celles où le seul challenge est de réussir à traverser la scène de jeu plusieurs fois de suite, sur plusieurs écrans, afin d'activer des actions en chaîne. Terriblement énervant ! Et la durée de vie d'une dizaine d'heures, sans elles, prendrait quelques heures dans l'aile.

I Robot
I Robot
Afin d'aider les joueurs les plus pressés, les moins visuels, ou qui n'aiment pas poser leur pointeur de souris sur chaque pixel de l'écran à la recherche d'actions à activer ou d'objets à récupérer, Perry Rhodan est équipé d'un radar (touche S) qui met en valeur les zones actives de l'écran. Attention à ne pas déplacer le héros en même temps que vous scannez la zone, sinon les points se décalent sans raison.
Ce radar est indispensable dans certaines zones où l'on oubliera, à défaut, de récupérer un objet minuscule mais indispensable à la suite de l'aventure.

Au final, Perry Rhodan : le Mythe des Illochim est un point'n clic qui sort des sentiers battus grâce à son graphisme particulièrement réussi, mais qui ne donnera aucun fil à retordre aux habitués du genre.

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A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

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