Petite séance de sparring avec Ali et Pacquiao.

Une démo alléchante que nous livre EA Sports. C'est l'occasion de rendre coup pour coup avec des champions comme Tyson, Ali, Pacquio ou encore Miguel Cotto. Le gameplay nous donne donc furieusement envie d'aller plus loin et attendre jusqu'à la sortie du jeu va être difficile.

Le géant du sport EA Sports nous ouvre les portes de son prochain poulain : Fight Night Champion. En effet, la démo disponible depuis le 1er février est une invitation qui ne se refuse pas. C'est l'occasion rêvé de mettre les gants après les excellents épisodes précédents. Si le mode histoire se limite à une vidéo, il est cependant possible de fouler un peu les rings dans quelques combats. Au préalable, signalons que le mode histoire sera très immersif et que l'univers dépeint est sombre. La boxe est une affaire sérieuse et les choix tactiques seront cruciaux. Maintenant que cela est dit, entrons dans le vif du sujet et préparons nous à manger quelques coups. Il faut dire que ce genre de jeu est parfait pour l'équipe JV de Krinein puisqu'il pourrait devenir un moyen de décider qui fera la vaisselle ou qui rédigera l'édito du mois : « le gagnant écrit l'édito » !


Je peux voir ma maison !
Au menu de cette démo, combats contre l'ordinateur, un ami et même des inconnus via le xbox live. Je choisis d'affronter l'ordinateur histoire de voir les choix tactiques de ce dernier et d'admirer au mieux l'excellence des enchaînements. Si quatre boxeurs sur les cinquante sont disponibles, ce ne sont pas des inconnus : Ali, Tyson, Cotto et Pacquiao ont répondu présent et je décide de rendre hommage au maître en choisissant Ali. Si la tentation d'affronter un poids plus léger comme Cotto est tentante, je choisis de rester dans ma catégorie et de défier Iron Mike Tyson. Le ring et la présentation me confirme qu'EA a bien bossé. Les graphismes sont de qualité mais c'est surtout le physique des joueurs qui est bluffant. On sent le poids des muscles, la pression des cordes sur le ring et le gel du présentateur (oui j'exagère peut-être).


Pacman a l'air d'avoir besoin de Pac gommes !
Dès que le gong a retenti, les choses sérieuses commencent. Je teste rapidement les deux modes de combat et j'opte pour le nouveau, celui du retour aux sources. En effet, la saga Fight Night est connue pour l'utilisation du stick droit pour donner les coups. Ce système était novateur et bien pensé, mais lorsque vous devez tenir 12 rounds, votre pouce menace de faire grève. De plus, les mouvements du pouce favorisaient les "coups en poussé" sur le stick. Ainsi, nous n'avions quasiment que des combats de coups gauches puisque c'était le moins traumatisant pour l'articulation de votre doigt. EA a donc corrigé le tir afin d'étoffer la jouabilité et de rendre hommage au noble art. C'est pourquoi, il est également possible d'utiliser les boutons : direct gauche, droite, crochet gauche et droit. Les uppercuts demandent la pression du direct et du crochet d'une même main. Le reste des touches par contre n'a pas trop changé. Accrochages, esquives, coups puissants et blocages sortent tous seuls.


Chauds les marrons !
Si nous revenons dans mon match, j'utilise donc le roi Ali pour envoyer des séries de jabs avant mes combinaisons. Je sais que Tyson n'ira pas au tapis si facilement et qu'il faut le submerger de frappes. Ainsi, je pique comme l'abeille et je me sauve (euh … je vole) comme le papillon pour éviter les crochets de mon adversaire qui me met très vite la pression. Tyson approche donc tout en bob and weave et je me retrouve dans les cordes malgré mes tentatives de décalages. Je tente donc le fameux rope a dope qui avait épuisé Frazier, mais je constate qu'esquiver est devenu plus réaliste et moins facile qu'avant. Je parviens à m'extraire et le gong retentit. La pause est un peu avare en ralenti mais cela changera peut être lors de la version finale. Néanmoins, les conseils de mon coach sont pertinents. J'applique donc les consignes lors des deux autres rounds : je tape vite, je bouge, je varie les hauteurs. Le nouveau mode « réflexe » m'a bien aidé lors de ce combat en trois rounds. Cette fonction permet automatiquement d'effectuer des décalages, esquives ou encore d'ajuster sa frappe en fonction de l'adversaire. Par contre, plus je reçois de coups, moins cette fonction peut se déclencher et être pertinente. A la fin de l'envoi, je touche le cœur de juges et je gagne le combat.


Cotto vient d'arrêter ce coup avec la mâchoire !
Je lance donc un second match pour tester un peu plus cette démo et j'entame un Pacquiao contre Cotto. Je sais qu'avec ces garçons là, ça va se terminer par un KO. Instinctivement j'envoie mes premières séries de crochets. Avec des gabarits comme les leurs, les choses sont rapides, fluides et je savoure chaque mouvement. Au passage, je constate que les développeurs ont vraiment capté les gestes de chaque boxeur puisque les directs du gauche de Pacquiao sont un peu limites. Néanmoins, il compense par d'excellents crochets. Je mets la pression à Cotto et j'enchaine ventre et visage avec facilité. Miguel est alors obligé de m'accrocher. S'il est dommage de ne pas pouvoir le frapper lors de l'accrochage, la modélisation de ce geste est réaliste. Au second round même schéma, mais Cotto parvient à placer un contre en uppercut ! Je suis sonné, le monde tourne et j'ai peur du KO. D'ailleurs, mis à part la barre d'endurance, point de barre de vie. On est donc sans arrêt sur le qui vive. On observe, on réfléchit. D'ailleurs, la possibilité d'avancer en garde permet d'être plus protégé, mais cela demande également une bonne dose de réflexion pour surprendre son adversaire qui fait de même. Après avoir été sonné, je me dis que le round n'est pas bien engagé. Bon, j'avoue que ma fierté en a pris un coup également. Je tente donc d'assommer Cotto avec des coups lourds mais je suis trop maladroit et je m'épuise pour rien. Je me reprends et je commence à replacer des séries mêlant coups rapides et coups plus sévères. Finalement sur un enchaînement de crochet, je touche mon adversaire et il s'écroule lourdement. L'arbitre ne compte même pas et je gagne par KO. Un petit ralenti confirme l'impact du coup et je vois chaque muscle du visage de Cotto se déformer.

En conclusion, cette démo met l'eau à la bouche, et on a envie d'aller explorer plus avant chaque mode de jeu pour découvrir toutes les subtilités du noble art. Un affaire à suivre qui prouve qu'EA Sports ne se repose pas sur ses lauriers malgré l'absence de concurrents directs sur ce sport là.

A propos de l'auteur

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein jeux vidéo c'est des tests de jeux vidéo et de l'actualité. Le dernier Mario sur Nintendo 3DS, le dernier Zelda sur Wii U, le dernier Assassin's Creed sur Xbox One, le dernier Infamous sur PS4, vous attirent ? Lisez ce qu'on en pense !

Rubriques