6.5/10

Pokémon Ranger - Test

Le retour des pokemons en petite forme mais avec des rangers. Une histoire de chaussure plutôt sympa. Ah non, on me signale que l'on parle plutôt de forêt et de capture.

Pokémon est probablement une des séries les plus lucratives de l'histoire des jeux vidéo, déclinés sur toutes les consoles Nintendo, en films, en animés, en goodies diverses et en jeux de carte. Déjà pas mal exploitée sur Nintendo DS, la franchise pond un nouveau jeu un peu plus novateur que les précédents, qui élude écarte le concept de dresseur / collectionneur au profit de celui de Ranger...

Pokemon rencontre le ranger
Pokemon rencontre le ranger
Nous ne parlerons plus de pokéball, ni même de dresseur, et pour cause, vous n'en serez pas un. Vous serez un ranger, un type qui aime la nature, les enfants, et les pokémons. Grâce à eux, le ranger aide la population au quotidien, par exemple pour éteindre un feu ou pour déplacer un tronc d'arbre gênant. Pour se faire, le ranger doit capturer le pokémon, non pas pour le collectionner, mais pour le conserver en tant que partenaire jusqu'à ce qu'il soit mis à contribution. Ainsi est la loi des Rangers.
La capture s'effectue d'une manière très différente de celle des Pokéball. Le ranger utiliser un capstick, une espèce de toupie magique qui lui permet de tisser un lien émotionnel avec le pokémon visé. En pratique, le capstick doit effectuer un certain nombre de tours autour de la cible (nombre qui varie selon le pokemon), en une seule fois et sans que la ligne tracé ne soit coupé par le pokémon. Et qui va gérer cette ligne, d'après vous ? Oui, je sais que l'avez deviné, amateurs de la Touch Generation, il s'agit de votre petite mimine armée du stylet de la Nintendo DS ! Il suffit de guetter le petit instant d'inattention du pokémon, puis de s'acharner sur l'écran tactile pour tracer une série de cercles autour de l'animal, en veillant à ce qu'il ne brise pas la ligne (= recommencer depuis le début la capture) ou qu'il ne touche pas le capstick (= recommencer depuis le début la capture, et perte des points de vie). Une fois capturé, le pokemon rejoint votre escouade. Celui-ci pourra être utilisé une seule et unique fois, pour aider à la capture d'un autre pokémon, ou pour se débarrasser d'un obstacle. Riche idée, n'est ce pas ? La capture est assez plaisante et pas ennuyeuse pour deux sous ; sans compter que certaines peuvent se révéler assez coriaces et il faudra jongler efficacement avec les capacités de vos pokémons amis pour les mener à bien.

Aperçu du jeu
Aperçu du jeu
Si la capture, entièrement repensée, se montre originale et prenante, le jeu en lui-même fait dans le basique et le « assez bas de plafond ». L'aventure se décompose en une dizaine de missions principales, qui vous octroie chacune un grade supplémentaire de ranger (à certains paliers, ceux-ci vous confèrent des points de vie supplémentaire, ou une extension de votre cercle d'amis pokémons), et un certains tas de missions secondaires qui vous permettront de gagner de l'expérience (via la capture) et d'accroître le niveau de votre capstick. En d'autres termes, vous irez où on va dira d'y aller, sans chouiner ni chercher à prendre une autre route. Linéaire, vous me direz. Le jeu sadresse effectivement à un public très jeune recherchant un divertissement sympathique et non pas une prise de tête monumentale. Les labyrinthes sont simplistes, et les obstacles faciles à surmonter quand on s'aperçoit que le pokémon adéquat se trouve généralement dans les environs très proches. Les hardcore gamers auront tôt fait de retourner le jeu dans tous les sens en moins d'une dizaine d'heures, la prise en main étant immédiate et intuitive. Ensuite, libre à eux d'essayer de remplir le dictionnaire avec toutes les races de pokémon, pour le fun.
Techniquement, le jeu fait dans le « mignon sans plus », en conservant les codes graphiques de la série. Rien d'exceptionnel donc, tout comme le scénario qui donne allègrement dans la simplicité et le gnan gnan de base voué aux pokémons. La menace qui pèse sur le monde est représentée par le groupe Go Rock, amateurs de pokémons légendaires en possession d'un super capstick expérimental, et l'intrigue principal oscillera entre affrontements avec les sbires Go Rock et les problèmes superficiels de la population.

Pokemon Ranger relance un peu l'intérêt de la série en proposant un nouveau style de capture novateur et bien pensé. Bien sûr, celui-ci demande moins de stratégie que le traditionnel tour par tour, mais il se marie à merveille avec le stylet de la Nintendo DS. Le jeu se destine évidemment aux plus jeunes, mais les plus âgés découvriront un petit jeu sympathique, mais très court et bien peu mature.

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