Je joue pour la première fois à Zelda

Il y a une première fois à tout dans la vie. Et cette première fois a toujours une saveur très particulière, qui parfois laisse un souvenir indélébile et permanent, le plus souvent positif. Ici, nous souhaitons volontairement prendre un exemple improbable, car jouer à son premier Zelda, ça n'arrive plus à grand monde, sauf les enfants qui découvrent les jeux vidéo. Alors, à vos souvenirs....

Attention, je ne vais pas vous parler de mes vieux souvenirs de jeunesse. L'expérience que je vous propose de partager est absolument authentique : je n'avais jamais touché à un Zelda de ma vie jusqu'au mois dernier. Alors que je fête mes 8 années sur Krinein à discuter, méditer, et critiquer avec vous Krinautes des jeux vidéo, je ne pouvais pas, sans manquer de conscience professionnelle, ne pas jouer à au moins un Zelda

La petite question qui se pose est : quelle Zelda vais-je avoir choisi ? Le hasard m'a poussée dans les bras du dernier opus : A Link Between Worlds, ce qui n'était pas plus mal vu que cet épisode d'excellente facture fait du neuf avec du vieux et s'avère donc regorger de toutes les caractéristiques qui font un Zelda. Il était donc parfait pour une découverte.

Comprenons-nous bien, l'immense avantage de la "découverte", c'est qu'on ne s'attend à rien de précis, on ne peut avoir aucun préjugé, ni rien imaginer tout simplement parce que l'on ne sait pas. En quelque sorte, l'esprit étant épuré de toute influence, il est tout ouvert aux sensations qui s'offrent à lui et l'expérience est alors des plus véritables. Alors que s'est-il passé pour votre humble servante ? En fut-il de même pour vous, si vous vous en souvenez encore ?


25 ans de Zelda.

 

Ah, la musique, c'est une de premières choses qui frappent ! Ces mélodies orchestrales, tantôt douces et féeriques, tantôt rythmées et grandiloquentes, vous envoûtent littéralement, un peu comme la première fois qu'on entend la bande-son du jeu Professeur Layton. On les fredonne par la suite s'en s'en apercevoir lorsqu'on est de bonne humeur, et on comprend alors pourquoi pour les 25 ans du jeu, ils ont édité un CD et pourquoi les fans ont réalisé des remix divers et variés qui pullulent sur le net. Ces musiques collent en outre parfaitement à l'univers. Cet univers, c'est la deuxième chose qui marque : le médiéval fantastique, c'est quand même l'univers numéro un qui fait rêver la dernière génération occidentale du XXème siècle. On a grandi avec Tolkien, Zelazny (et les magnifiques illustrations d'Ambre de F. Magnin), Moorcock, Vance, Weis & Hickman, les jeux de rôle, les MMO, alors forcément on apprécie ce petit Link qui ressemble comme deux gouttes d'eau à un elfe, ces créatures imaginaires qui l'entourent, ses armes magiques aussi diverses que variées, les donjons plus ou moins retors qu'il explore, ces forêts labyrinthiques, ces châteaux hantés de dangereux ennemis, ces fées lumineuses, ces mondes parallèles ténébreux, bref toute la poésie médiévale qu'il exhale dans les moindres détails. La mécanique de jeu, qui découle de cet univers, est par "effet secondaire" le troisième élément percutant : Zelda mélange une bonne dose de plate-forme avec de nombreux ingrédients de RPG (forcément, qui dit médiéval fantastique, dit RPG), en particulier l'aspect exploration. Ah, que l'on aime répertorier tous les endroits à fouiller et à y poser une épingle sur la carte, découvrir les passages secrets, dévoiler les grottes cachées dans les recoins de la région, trouver la porte secrète du donjon, grimper sur une plate-forme qui monte vers l'inconnu. Et c'est qu'il y a de quoi faire avec Zelda, les quêtes et zones annexes sont légions. Ainsi, c'est plus fort que soi, on ne peut pas s'empêcher de laisser la quête principale de côté pour filer régulièrement vers la dernière grotte à laquelle on n'a pas pu accéder car on n'avait pas encore tout l'équipement nécessaire la première fois qu'on l'a vue. En somme, le multi-genre que propose Zelda (aventure, plate-forme, RPG, recherche), c'est ce qui nous semble la recette magique.

Y a-t-il des aspects négatifs dans cette première expérience ? Certes le jeu a ses défauts et ses points faibles (absence totale de stratégie dans les combats sauf pour les boss, atmosphère enfantine au moins pour certains opus, scénario simpliste, durée de vie moyenne), mais cela ne marque pas. Les qualités prennent le pas et le devant sur les défauts et font que la première fois qu'on y touche, on est complètement ravi. Bref, maintenant je sais pourquoi Zelda c'est une légende et pourquoi, 25 après, au grand dame des détracteurs de la licence, la firme Nintendo continue à faire vivre la série. C'est envoûtant, tout simplement et on ne peut pas vraiment s'en lasser. Enfin, c'est ce que moi j'ai ressenti, et j'imagine que beaucoup sont dans ce cas.


Un épisode mythique.

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1 commentaires

  • Anonyme

    26/04/2014 à 20h48

    Répondre

    Mes meilleurs moment vidéoludiques je les ai vécu avec Link (Adventure of link, A link to the past, OOT, MM, WW...)

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