Space Hulk : Deathwing - Des infos et du lourd !

Autre jeu d'importance présentée par Focus Home Interactive le 14 janvier dernier, c'est Space Hulk : Deathwing. Encore en cours de développement et loin d'être finalisé, des informations des plus intéressantes ont été néanmoins révélées.

Pour les non-initiés, quelques mots sur l'univers si particulier et envoûtant de Space Hulk s'imposent : le titre est à l'origine un jeu de plateau édité par Games Workshop (puis un jeu de cartes édité par Edge) et dérive de Warhammer 40 000  ainsi que d'Aliens : le retour. Il nous propulse ainsi en pleine science-fiction : dans l'espace, perdus au sein d'un agglomérat de débris, astéroïdes, épaves et roches dérivant entre notre univers et une dimension parallèle, appelée Warp et regorgeant d'aliens, des Space Marines génétiquement modifiés, recouverts d'une gigantesque armure Terminator et pourvus d'un code moral quasi-religieux, assurent la survie de l'humanité contre les fameux aliens, appelés Genestealers. 

Bien qu'il s'agisse par ses origines d'un jeu de stratégie, ici, Space Hulk, c'est de la grosse baston en FPS. Si, sur Krinein, ce titre attire notre attention, c'est pour deux raisons majeures : d'une, on a largement apprécié la grande qualité du jeu de cartes ; de deux, les dernières productions de la licence, éditées par Electronic Arts, datent un peu de 1993 et 1996 ! Il y a bien eu un Space Hulk l'année dernière, jeu de stratégie au tour par tour, transposition à l'identique du jeu de plateau avec ses règles et qui devait ravir tous les fans, mais le développement n'a pas été confié à Cyanide. Au contraire, développé à la petite semelle, avec peu de moyens et une poignée de personnes, disponible uniquement en téléchargement, le titre ne tenait pas du tout la route techniquement et au niveau de l'ambiance et l'atmosphère.



C'est ça un moine-guerrier de Space Hulk.

Aujourd'hui, sachez que Cyanide supervise, à défaut de développer, qu'ils sont une dizaine à bosser sur le jeu et qu'il tourne sur l'Unreal Engine 4. Autant dire que le rendu est très efficace, même si le travail est loin d'être terminé. Vous verrez ainsi en détail les petites épaulettes, inscriptions, décorations et autres fanfreluches des guerriers-moines, et toutes les griffes et dentitions de nos aliens préférés. Quant à l'environnement, très peaufiné sur l'oppression, alternant couloirs confinés et grandes salles vertigineuses, il a aussi son lot de petites touches donnant la mesure d'un labeur pointilleux. 

Sur la conception des mécanismes de jeu, il y a très nettement un aspect RPG qui ressort. Si on ne commence bas en bas de l'échelle - forcément, un Space Marines, c'est déjà une machine de guerre - un système de progression, avec expérience (points de ferveur à l'issue de chaque mission) et spécialisation, est mis en place, au travers de cinq compétences :

- foi (six niveaux)
- attaques de mêlées (cinq armes de plus en plus puissantes, la plus forte étant la masse de l'absolution qui crée une onde de choc dévastatrice)
- attaques à distance (six armes dont lance-flamme, lance-plasma, canon)
- pouvoirs psychiques (onde de choc, prescience, précognition, vortex de la perdition, combustion spontanée)
- commandement (compétences stratégiques).

Si je parle de spécialisation et donc d'un aspect jeu de rôle, c'est parce que lorsque vous finirez le mode histoire en solo, vous n'aurez pas tout débloqué et que vous devrez donc nécessairement choisir une voie pour votre personnage. Il y a ainsi des tas de façons différentes de finir les missions et le jeu et, mieux encore, les ennemis ne seront pas au même endroit après avoir relancé. Vous aurez par ailleurs à découvrir des salles cachées et des reliques. Cet aspect RPG introduit dans le FPS, est loin d'être déplaisant : outre qu'il respecte l'aspect stratégique de la licence, il pourra aussi apporter une variété créant un intérêt supplémentaire pour le joueur, sans parler de l'impact sur la durée de vie. À bien des aspects, ce choix était donc opportun. Notez au passage que la stratégie sera aussi de mise dans les combats eux-mêmes : choisir de condamner un accès, ou au contraire de briser un mur pour contourner l'ennemi pourra s'avérer crucial, expliquait Pierrick Le Nestour, de Streum On Studio, de même que ne pas trop traîner afin d'éviter que les Genestealers ne se regroupent. Et le parcours ne sera pas linéaire. Ah, on aime quand ce n'est pas dirigiste ! On est quoi qu'il en soit bien dans un FPS, on aura une pression constante d'ennemis, nous assure-t-on.

Au niveau de la santé, on évite aussi le simplisme pour aller vers plus de réalisme et de stratégique. Ainsi, la jauge de santé fonctionne par zone, en pourcentage : jambe droite, jambe gauche, bras gauche, bras droit, tronc, tête. Si dans certains cas un 0 % ne vous tuera pas, le jeu reste quand même logique : à la tête, c'est fatal, même si tout le reste est à 100 %. Il y aura donc des pertes de mobilité ou d'armes qui compliqueront vos actions mais vous laisseront encore une chance, ce qui donnera probablement une certaine intensité au jeu.

Parlons un peu des vilains aliens maintenant. Vous rencontrerez cinq types de Genestealers, d'une force et d'une taille croissantes, repris de l'univers du jeu de plateau :

- celui de base, agressif, se battant au corps à corps ;
- le Hunter, qui se fond dans le décor en attendant sa proie ;
- le Warrior, qui attaque à distance avec des bombes de plasma et d'acier ;
- le Genestealer d'assaut, à la carapace très solide qui attaque au corps à corps ;
- le Brood Lord, très âgé, rare, très puissant et disposant de pouvoirs psychiques.

Cela vous paraît peu ? C'était sans compter les hybrides disposant de pouvoirs psychiques et pouvant utiliser les armes à feu, grâce à leurs bras. Ils n'auront que des fusils d'assaut au départ, mais plus tard ce seront aussi des lance-rocketts.

Nous finirons pas la très bonne surprise de Space Hulk : il est aussi développé sur le fameux casque Occulus ! Autant dire que ça décoiffe, au sens propre comme figuré. Attention, il donne aussi un peu mal au coeur. Des réglages restent à faire sur le curseur, mais quoi qu'il en soit, ça donne du baume au coeur que ce type de matériel soit enfin accessible au joueur chez lui, et pas seulement en salle de bornes d'arcades de jeux vidéo. Le futur est en marche. Sortie : 2015. Donc, encore un peu de patience.
 

Crédits : détails supplémentaires 

- 10-12H de durée de vie en mode solo ;

- Ajout d'un mode multi en coopération jusqu'à 4 joueurs et permettant de choisir le chapitre que l'on veut, même si on ne l'a pas encore débloqué ; des traces de scénario y resteront mais avec des modifications ; l'archiviste ne sera pas disponible car, sinon, tout le monde voudra être archiviste ; les Genestealers ne seront pas jouables sauf si notre perso meurt, histoire de s'occuper ;

- Armures personnalisables ;

- Armes de départ : épée de force et storm bolter ;

- Saut indisponible mais charge possible.

  

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