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Pro Evolution Soccer 2013 - Test PS3

Salut, c'est Christian Ronaldin, meilleur buteur en division régionale d'honneur dans le célèbre club de Réagne-Mabride. En tant que footballeur quasi semi-professionel, Konami et Krinein JV m'ont demandé de vous donner mon avis sur Pro Evolution Soccer 2013, bande de chanceux !
Bon, je ne vous ferai pas l'affront de faire l'historique de PES, pour résumer c'était bien avant mais depuis l'ère HD, le vieil ISS a pris un coup dans les dents et s'est laisser distancer par FIFA, écart que les gars de Konami essaient de réduire chaque année.


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Un jeu trop contenu ?

En modifiant les menus pas exemple ? Hé bien pas vraiment, il semble qu'ils aient préféré garder l'interface austère de la série, une sorte de marque de fabrique... Un peu comme un certain manque de licences, retenues par l'ennemi à l'image des premières divisions anglaises, allemandes ou italiennes, même si les clubs italiens de Série A et quelque grosses pointures européennes comme le Bayern ou Manchester United sont tout de même intégrés.
Non, la véritable erreur, l'oubli impardonnable, c'est de faire abstraction de la magnifique division régionale d'honneur et ses stars toutes aussi magnifiques (certainement trop chères).
Mais ne vous inquiétez pas, vous pourrez cependant profiter des championnats français, espagnols, portugais, néerlandais ou encore brésiliens. Puis après tout, n'est-ce pas un vrai plaisir que de jouer avec des équipes de substitution aux noms si originaux et exotiques ? Man Blue, West Midlans Village, The Potteries, que du bonheur !


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Un réalisme un peu écorché que PES 2013 rattrape comme à chaque fois par une modélisation réussie de nombreux footballeurs, avec en supplément le Player ID qui promet de retranscrire fidèlement les mouvements fétiches des joueurs les plus connus (mais ce n'est pas ce que faisait PES avant ?). Ajouter à cela près de cinquante stades (dont beaucoup espagnols) et de jolis ballons, et vous avez déjà un contenu sympathique.

Car un bon contenu c'est… ben… c'est bien… Je pourrais d'ailleurs aussi vous parlez des quelque coupes disponibles (UEFA et Santander Libertadores) ou du Football Life qui consiste à gérer une équipe ou un joueur. Le plus de ce mode étant les superbes animations surfant sur la mode de The Artist : pas de paroles, juste des sous-titres et une musique proche des meilleures compositions midi des dernières années. Et quitte à évoquer le son, autant parler de l'ambiance sonore qui n'est pas encore au niveau, entre un public qui ne transmet pas ses émotions aux bons moments dans les stades et des commentaires peu convainquant de Grégoire Margotton et de Darren Tullet. Enfin de toute façon, je ne vous en parlerai pas…


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En pro-gression

Nous voici maintenant au point crucial, le plus important pour tout footballeur virtuel ou réel qui se respecte (je suis quasi semi-pro tout de même), la jouabilité et la réactivité des joueurs sur le terrain. Konami a pour le coup fait un sacré effort pour améliorer l'aspect simulation.
Avec PES, ça va vite, ça circule bien, mais on a tendance à pénétrer facilement les défenses (vient alors la fameuse stratégie du débordement sur l'aile, centre, et but). Pour faire simple, on se croirait à un match entre Réagne-Mabride et le Barcha.
La vitesse de jeu a alors été légèrement diminuée et le comportement de l'IA a progressé, principalement en défense, avec des lignes arrières moins perméables (à l'instar d'un certain FAFI si je ne me trompe pas). Cela n'élimine cependant pas tout les défauts, avec des gardiens réalisant parfois des sorties hasardeuses pour ne pas dire kamikazes. quelque lacunes sur les contacts et collisions, et un arbitrage parfois un peu trop laxiste.


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L'autre amélioration importante est le PES Full Control qui n'est autre qu'un contrôle manuel et instantané des passes à l'aide de la gâchette et du joystick gauche, sans avoir à revenir dans le menu pour changer les paramètres. Des mouvements développés aussi pour les dribles, les touchés de balle et les amortis (et là cela devient tout un art pour en réussir un joli). Je ne peux alors que vous conseiller de vous entraîner dans le mode dédié si vous voulez avoir la même maîtrise que moi, parole de Christian Ronaldin !


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Tout le monde a ses défauts

PES 2013 est l'un sinon le meilleur épisode HD de la série. La prise en main rapide, intuitive, et la réactivité sur le terrain plairont aux novices tout comme aux anciens de la franchise. Les améliorations apportées par le PES Full Control pourraient peut-être même convaincre certains joueurs partis à la concurrence. Cependant, la simulation de Konami reste pénalisée par de nombreux petits défauts qui deviennent très handicapant une fois additionnés. Licences manquantes, défenses encore perméables, erreurs d'arbitrage, et modes carrière et en ligne sympathique mais en deçà de son rival. PES 2013 continue de remonter au classement mais devra encore jouer de nombreux matchs avant de remporter le championnat.


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