A DECOUVRIR
6.5/10

Puzzle Chronicles - Test

Un bon puzzle-RPG développé, une fois de plus, par le studio Infinite Interactive, tenant du titre en la matière. Un très agréable moyen de tuer le temps dans les transports ou en attendant de passer sur le fauteuil de son dentiste.

Puzzle Chronicles est le dernier né de ce genre particulier qu'est le puzzle-RPG, un genre qui comme son nom l'indique propose au joueur de suivre une histoire mouvementée et pleine de combats où il faudra batailler ferme, mais où les barres d'XP sont remplacées par des puzzles dans la veine de titres tels que Tetris ou Bejeweled. Un mix original qui a donné quelques beaux succès comme Puzzle Quest : Galactrix ou Puzzle Kingdom, d'ailleurs également développés par Infinite Interactive qui bizarrement semble être le seul studio sur le coup de ce style de jeux.

Ici le scénario nous place dans le slip en pixels d'un mastard à la touche franchement « barbaresque » dont la tribu est attaquée par des marchands d'esclaves qui les fait tous prisonniers. Heureusement pour lui Morgane, une mystérieuse sorcière, le rachète en échange d'un service à lui rendre plus tard lors de l'aventure. Entretemps le héros body buildé va tout faire pour libérer les siens, ce qui implique bien sûr de défoncer quelques crânes au passage.

Meurs, pourriture verte!
Meurs, pourriture verte!
On passera vite fait sur l'histoire, pas franchement captivante et le héros dont le charisme est pour le moins discutable pour se concentrer donc sur ce qui fait vraiment l'intérêt de Puzzle Chronicles, c'est-à-dire les phases d'affrontement. Lorsqu'un combat s'engage la partie supérieure de l'écran montre le héros glaive à la main face à un malandrin et en dessous les deux tiers restant se trouvent occupés par la zone de jeu. Celle-ci est séparée au milieu par une barre verticale, la partie gauche étant la zone du joueur et celle de droite celle de l'ennemi. Des barres composées de 3 gemmes de couleurs variables sont envoyées, à la façon d'un Tetris sauf qu'ici elles se déplacent latéralement de la gauche vers la droite (ou inversement dans le cas de l'ennemi ou du pote avec qui on jouera grâce à la connexion ad-hoc). Ces gemmes, qu'on peut faire pivoter sur elles même, sont de plusieurs sortes. Les gemmes de rage tout d'abord, représentées par des crânes, vont permettre de remplir petit à petit une barre… de rage quant elles seront détruites. Une fois la barre de rage à son maximum notre Conan pourra alors lancer une super attaque contre son ennemi sous la forme d'un coup d'épée rageur. Ensuite il y des gemmes « neutres », qui prennent automatiquement la couleur de la gemme contre laquelle elle vient se coller. Des gemmes multiplicatrices viennent elles doubler la puissance que l'on accumule à chaque destruction d'une série de couleurs, et pour détruire les dites séries ce seront les gemmes de bataille (représentées sous forme de petits astérisques) qui provoqueront la destruction d'un ensemble de cases de la même couleur (y compris les adjacentes) dés qu'elles rentreront en contact avec. Et enfin il y a les gemmes de puissance. Ces dernières ont la particularité de devoir être composées par le joueur qui pour ce faire doit grouper 4 gemmes de la même couleur en carré sur un schéma 2x2 , et suivant la couleur de la gemme de puissance on influera soit sur l'attaque soit sur la défense. Par exemple une gemme de puissance de couleur rouge (qui représente l'armement) procurera un bonus de rage au moment ou elle sera détruite. Une verte (équipement de défense) déclenchera elle une invincibilité temporaire, et ainsi de suite pour le reste des couleurs.

Une des nombreuses mini-maps du jeu
Une des nombreuses mini-maps du jeu
Le but du jeu est donc de remplir sa barre de rage pour infliger des dégâts à l'adversaire et à chaque coup porté la ligne qui sépare chaque camp se déplace un peu plus vers la droite (ou vers la gauche si…mais vous le savez déjà) réduisant ainsi l'espace dans lequel l'ennemi pourra manœuvrer. Bien entendu le pas beau d'en face cherchera à faire exactement la même chose et il faudra donc bien stratégiser ses groupements de couleurs, d'autant plus que les gemmes que la barre dépasse se retrouvent alors dans la zone du joueur avec tous leurs attributs. C'est un peu complexe au début pour qui ne s'est jamais essayé à ce genre de titre (ce qui est le cas de l'auteur de ces lignes) mais une fois qu'on a compris on prend vite le pli.

Autre ajout d'importance dans le jeu, on peut être accompagné par une « bête de guerre », un gros toutou bien balèze que l'on pourra entrainer et lancer à l'attaque suivant les attributs avec lesquels on l'aura spécialisé. Par exemple si on favorise chez lui les capacités offensives, c'est en détruisant des gemmes rouges qu'on le fera attaquer, et le molosse étant le meilleur ami du barbare son aide est souvent bienvenue.

Un design
Un design "comics" des plus agréables
Pour ce qui est de l'orientation RPG on retrouve la possibilité de porter des équipements spécifiques pour booster ses stats et il y a également des sorts d'altération d'état. Le sort « stun » par exemple empêchera le joueur de faire pivoter les barres de gemmes pendant un certain temps. On se déplacera tout au long du jeu sur des petites maps avec la possibilité de se rendre sur plusieurs terrains d'action et visiter des villes ou se rendre dans des boutiques pour acheter des items et de l'équipement avec les pièces d'or gagnées à chaque combat (le nombre de pièces dépend des slots libres restant sur sa grille après un fight), et même si l'histoire ne présente pas un grand intérêt scénaristique elle est malgré tout racontée de plaisante façon à l'aide de petites vignettes de type comics et au final on enquille facilement les challenges les uns après les autres en oubliant le temps qui passe.

Un signe qui, en général,  indique que le jeu est réussi.

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