8.5/10

Q.U.B.E. 2 : Aftermath - Test PC

Un an après Lost Orbit, première extension particulièrement réussie de QUBE 2, c'est avec délice qu'on découvre un second et probablement dernier DLC : Aftermath. Toxic Games annonçait une difficulté inégalée, le pari est largement réussi.

Et pourtant, je disais à l'époque, en parlant de Lost Orbit, que le défi de faire mieux serait dur à relever pour la suite.

Qu'y a-t-il donc de plus ? Les développeurs partent de la même base, le majestueux concept de la gigantesque pièce Master associée aux différentes salles annexes, mais ensuite tout est "plus" : plus de cubes, plus de salles, plus d'outils, plus de durée de vie, plus de difficulté. Petit rappel des chiffres, il y a ainsi 12 salles dans Aftermath, contre 10 dans Lost Orbit et 42 cubes d'or, argent ou bronze à récupérer, contre 32 avant. D'où la durée de vie mécaniquement plus longue mais pas seulement.

Car, quand la difficulté est rehaussée, ben on passe forcément plus de temps à trouver la solution. Toxic Games est-il allé trop loin ? C'est toujours délicat de trouver le juste point d'équilibre de la difficulté. Personnellement, je ne pense pas : d'un strict point de vue réflexion, le niveau n'est pas beaucoup plus élevé et, si on a joué à Lost Orbit, on s'aperçoit vite que nos petits neurones ont, malgré le temps passé, conservé les schémas mentaux des mécanismes de QUBE qui nous reviennent ainsi très vite.


La nouvelle et majestueuse pièce Master. Le cube d'or du fond vous demandera de faire un saut bien calculé.

En réalité, là où on sent que le niveau s'est largement corsé, c'est sur le côté "plates-formes". Ainsi, bien plus qu'avant, il faudra savoir synchroniser quelques enchaînements en peu de temps, ou combiner des actions et des sauts, le tout avec le bon timing. C'est parfois vraiment ardu. J'ai un souvenir cuisant d'un saut particulièrement millimétré pour choper un cube d'or dans la salle du coin nord-est. Après une vingtaine d'échecs, j'ai même fini par croire que ce saut était impossible et du coup cherché la solution ailleurs en imaginant des techniques plus abracadabrantesques les unes que les autres. En désespoir de cause, insulte suprême, je suis allée voir un des nombreux guides disponibles sur youtube. Morte de rire, le saut était faisable. Il m'a fallu néanmoins encore 10 fois pour choper le coup. Moins ardue mais bien prise de tête aussi, fut la salle ci-dessous. Mettre la boule sur la plaque de droite nécessita un calcul très serré de la projection avec les aimants et de nombreux essais. Rassurez-vous, les autres combinaisons ou sauts à effectuer ne sont pas de ce niveau. Ou alors, c'est que vous vous compliquez la vie, ce qui m'est arrivée aussi une ou deux fois. Pour ça, c'est intéressant de zyeuter les vidéos des autres : vous réalisez alors l'ampleur des variantes possibles de techniques pour résoudre les défis. Ils sont forts quand même ces développeurs pour créer des puzzles de dingue.


J'ai dû m'y reprendre à 20 fois avant de réussir à mettre la boule noire ici.

Ce qu'on savoure beaucoup aussi dans Aftermath ce sont les lasers. Depuis le temps qu'on les réclamait, pour y avoir goûté dans le 1er opus, on savait d'avance qu'on allait les aimer à nouveau. Très bon point pour Toxic Games, ils ont eu la très bonne idée de commencer le jeu par un petit tutorial sur ces lasers, ce qui n'était pas de trop pour se remettre dans le bain. Les fans de géométrie peuvent alors s'en donner à coeur joie pour retracer mentalement les trajectoires des rayons et déterminer d'où ils devront partir et quelles constructions cubiques établir pour activer les mécanismes, surtout pour le puzzle final, sachant que les lasers se combinent au passage avec tout le reste : plaques, aimants, boules, huile glissante/combustible, feu, structures amovibles, ventilateurs. L'autre bonne surprise des lasers, c'est qu'ils ne servent pas seulement à activer des mécanismes. On découvre aussi qu'ils peuvent enflammer des combustibles, ce qui n'est pas totalement illogique (après ça dépend des lasers bien sûr). Retenez-bien cette propriété, elle sera très utile dans la pièce Master pour choper le cube argent enfermé derrière une porte à enflammer.

Bref, comme son prédécesseur, Aftermath nous captive intensément, on pense à lui même quand on n'y joue pas et on y revient aussi vite qu'on le peut. Avec une qualité de puzzles poussée au plus haut niveau, la majesté intacte de la pièce Master, l'architecture globale toujours aussi géniale, il ne lui manque que l'effet de surprise offerte par le 1er DLC. Aftermath est ainsi l'apothéose, sous couvert d'adieu déchirant, de QUBE, car à ce stade, rien n'est moins sûr que de voir ressortir un nouvel opus. Alors savourez bien celui-ci !


Ah, les lasers, le retour ! Petite astuce à connaître : ils enflamment.

Informations complémentaires

- Durée de vie : presque 12H en ce qui me concerne ; quand je vois que certain(e)s l'ont bouclé en 1H30, je me demande si c'est moi qui ai un cerveau de poisson rouge - avec tout le respect que j'ai pour les poissons rouges - ou si ce sont eux qui ont un cerveau de génie. Mdr.
- Le jeu souffre de quelques bugs d'image très mineurs, mais on ne déplore aucun crash, contrairement au jeu de base à l'époque dans le menu options.
- Sauvegarde automatique à chaque changement de pièce ou collecte d'un cube métallique ou activation des machines ; dans tous les cas, le jeu conserve alors la salle dans l'état où vous l'avez laissée (sauf si vous fermez le programme).
- Nouveau système de points pour activer les machines de la pièce Master ; ce n'est pas une innovation exceptionnelle, mais ça a le petit avantage d'offrir plus de flexibilité pour révéler les outils cachés de la pièce Master. Avant, il fallait nécessairement résoudre les pièces annexes ; là, comme on gagne aussi des points en collectant les cubes, on peut laisser de côté certaines pièces au départ.
- Sur les origines du jeu et de son nom énigmatique, rendez-vous sur le test du 1er opus.


Le dernier puzzle de fin est fabuleux à vivre autant par son ingéniosité et le plaisir infini de sa résolution que par la nostalgie qu'il provoque. Adieu QUBE..


C'est si dur de te quitter.


Je ne t'oublierai jamais.

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A propos de l'auteur

Aventures, enquêtes, mille et une énigmes, réflexion ; jeux aux thématiques profondes, originaux, décalés, indépendants, telles sont mes passions. De temps à autres, aussi du 100 % action. Féministe avertie, assoiffée de justice, je rejette toute forme de discrimination ; donc j'écris aussi en manga, BD, cinéma, livres, séries ou jeux de société.

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