Rainbow Six Vegas 2 - Preview

Quand Ubisoft lance Rainbow Six Vegas 2 au Bataclan, on passe davantage de temps devant la roulette que devant le jeu.
Symptomatique ?

Hier après-midi avait lieu le lancement de Rainbow Six Vegas 2. Peut-être pour permettre à Ubisoft de se faire mousser en incitant les passants à se questionner sur la raison d'une telle file d'attente devant le Bataclan, c'est une heure complète qu'il aura fallu attendre dehors, dans le froid, avant de pouvoir franchir les portes de l'établissement parisien.

A l'intérieur, comme prévu, ambiance mi-jeu, mi-jeu. Jeu vidéo tout d'abord, avec des bornes Xbox 360, Playstation 3 et des Pc en libre service. Jeu de casino ensuite, avec des tables de black jack, de roulette et de boule. Ambiance Vegas pourrait-on dire, si ce n'est que cela manquait énormément de néons fluos, et plus généralement de lumière. Le geek et le hardcore gamer ne sont pas des vampires. Eux aussi aiment la lumière ! (je pourrais en profiter pour affirmer que c'est le manque de luminosité qui m'a empêché de prendre des photos, mais je n'en ferais rien, puisque c'est davantage l'accumulateur déchargé qui en fût la cause)

Sur la scène, des teams de joueurs s'affrontaient tout au long de l'après-midi. Allant d'un niveau de jeu très bon, exploitant même les nouvelles possibilités de ce second volet de jeu d'action/infiltration, au très mauvais, avec des équipes qui auront au moins eu le mérite de ne pas avoir peur du ridicule.

Après quelques tours de salle pour jauger de l'ambiance, et constater qu'elle n'était pas à son paroxysme (malgré l'open bar sans alcool), direction une borne Xbox 360 (les pc étaient pris d'assaut pour cause de places assises et les PS3 présentaient un rendu visuel moins bon, beaucoup trop « acéré »).

Après une petite heure de jeu, uniquement en mode coopératif, et en écran splitté s'il vous plait, les premières impressions tombent. Pouvoir jouer à deux sur une même console, c'est un usage que les développeurs semblent oublier depuis quelques temps, mais que nous sommes très heureux d'avoir retrouvé ici. On coordonne les actions pour se débarasser au mieux des terroristes à travers des décors un peu vieillots et pas franchement funs. Si on aime l'esprit hangar ou machines à sous déprimantes, alors bravo, c'est parfait. Si on aime aussi les personnages qui semble engoncés dans des fils de fer invisibles, à nouveau, bravo. Je suis un peu dur, mais après avoir joué à du Crysis ou du Unreal Tournament, on est devenu exigeant dès qu'il s'agit d'animer des personnages en 3D. On aime la souplesse.

On me souffle que la version coop est dotée de graphismes simplifiés ; le mode solo serait plus beau. Dommage, on n'a pas eu l'occasion d'y jetter un oeil.

Pour le reste, la nouveauté la plus ultime, c'est la possibilité de sprinter. Oui. Carrément. Révolutionnaire, n'est-ce pas ? Cela est l'exemple parfait qui résume tout le propos de cette mini-preview : Rainbow Six Vegas 2 n'apporte pour ainsi dire rien de nouveau au gameplay du premier volet, et oublie de nous fournir de la substance nutritive.

Tant pis, les tapis de Black Jack sont libre et la roulette attend que nous fassions fortune en jetons plastiques, échangeables en fin de journée contre des lots.

Mais on part bien avant la fin. Tout comme beaucoup d'invités.

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A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

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