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Rayman 3D - Test

Les accros au genre trouveront leur compte, mais aussi les non connaisseurs car tous les joueurs du monde, surtout les jeunes, n’ont pas connu Rayman 2 : The Great Escape. Rayman 3D tombait en plus très bien vu le peu de jeux sortis en même temps que la 3DS mais il faudra qu’Ubisoft nous livre un véritable épisode la prochaine fois et ne se contente pas d’un portage.

Il serait en principe de bon ton de rappeler brièvement l'histoire du jeu vidéo Rayman tant celle-ci est riche et ancienne, mais cela est-il bien utile à l'heure d'une énième édition ? Notre propos sera plus circonscrit afin de se concentrer sur l'essentiel : ce portage de Rayman 2 : The Great Escape est-il plaisant ou non à jouer sur la nouvelle console portable Nintendo ?

L'action/plate-forme est un des plus anciens genres en jeux vidéo et il plaît par son côté addictif et varié. Rayman bénéficie donc d'un atout majeur, le fait de s'appuyer sur ce genre solide, que son histoire personnelle lui permet en prime de conforter. Nul besoin donc d'avoir cherché à spécialement innover, un peu comme les Mario Kart. On aime ça et donc on en veut un régulièrement, il n'y aucune raison d'arrêter la série, surtout quand des nouveaux supports permettent de lui donner plus de relief, au sens propre comme au sens figuré.

 


Un bel univers féérique
L'épisode ne manque pas le coche, il faut bien l'admettre. L'effet 3D est bien travaillé et même très utile dans un genre comme celui-là où l'on se promène à 360°. On y voit mieux son décor et les lieux où l'on doit aller. Et si parfois, la 3D peut gêner ou fatiguer nos yeux encore novices à cet effet, qu'à cela ne tienne, on désactive la 3D avec le bouton de droite (cf le petit dossier de Krinein sur la 3DS et ses fonctions). La qualité graphique accentue la chose, même si elle est assez moyenne et si le style très anguleux ne sera pas forcément au goût de chacun. En revanche, l'univers très coloré, varié (biologique, marécageux, de glace etc...) parsemé d'une multitude de petits insectes ou poussières chatoyants, donne une ambiance féérique des plus agréables. Les sons cristallins et doux borborygmes des personnages confortent cette suave atmosphère, dotée en prime de mignonnes touches d'humour. On apprécie tout autant les musiques aux accents différents : tantôt far-west, tantôt rapides et rythmées, tantôt douces, elles sont toujours en harmonie avec l'univers ou l'action.

 


Délivrer nos amis des cages
On regrette dès lors la mauvaise gestion de la caméra automatique, particulièrement  lente voire même inadaptée, lorsqu'elle ne veut pas toujours nous montrer la partie du décor vers laquelle il faut aller. L'utilisation du pad circulaire compense assez nettement ce problème, tout en rendant la maniabilité très fluide, mais la gestion manuelle (avec la croix) de la caméra ne compense le problème que très moyennement. On est ainsi souvent contraint d'utiliser la vue subjective et de subir la perte de temps qui va avec… Cet inconvénient ne décourage pas cependant, et c'est avec plaisir qu'on continue à explorer le joli monde des Lums afin de le délivrer des vilains envahisseurs robots.

Ce qui peut décourager un peu plus, c'est le système trop basique de sauvegarde. Si des sauvegardes temporaires permettent de ne pas subir de trop gros retours en arrière en cas de perte du personnage, on a de réelle sauvegarde permettant de quitter le jeu qu'à la fin de chaque niveau, ce qui est peu. Heureusement, maintenant, sur la 3DS on peut retourner au menu Home sans quitter le logiciel en cours (cf le dossier 3DS), mais, si l'on veut changer de jeu, là c'est fichu. Donc il faut prévoir un peu large lorsqu'on se met à Rayman 3D. Dommage.


Et aussi un peu de combat mais pas trop
Côté variété et intérêt, comme tout bon de jeu de plate-forme, ils sont au rendez-vous et les nouveaux pouvoirs progressivement amenés, ce qui permet de s'habituer sans trop de difficulté, laquelle elle plutôt bien dosée : traversée d'obstacles (tonneaux explosifs, barreaux lasers mouvants, marécages), grimpette sur lianes, échelles ou murs, balancier sur des anneaux magiques, envol via des courants d'air, combats ponctuels contre des ennemis, exploration sous-marine, ski nautique, glissade façon skateboard et bien d'autres. Le jeu n'est donc ni trop facile ni trop ardu et il y a de quoi faire, et pas seulement en exploration. La durée de vie est aussi très honorable : avec la vingtaine de niveaux du jeu, auxquels s'ajoutent les niveaux bonus, que l'on ne débloque que si on a attrapé tous les Lums et cassé toutes les cages (ce qui signifie qu'il faudra souvent refaire des niveaux), c'est minimum 20H d'amusement, même si les niveaux bonus sont plutôt très courts.

 

Les accros au genre trouveront ainsi leur compte, comme les accros à Mario Kart aiment retrouver des circuits rétro dans les nouveaux opus, mais aussi les non connaisseurs. N'oublions pas que les générations se renouvellent et que tous les joueurs du monde, surtout les jeunes, n'ont pas connu Rayman 2 : The Great Escape. Rayman 3D tombait en plus très bien vu le peu de jeux sortis en même temps que la 3DS mais il faudra qu'Ubisoft nous livre un véritable épisode la prochaine fois et ne se contente pas d'un portage.

 

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