A DECOUVRIR
6/10

Onimusha : Warlords - Test

Après avoir soit-disant inventé le survival-horror (Resident Evil), le survival-horror avec dinosaures (Dino Crisis), Capcom nous sort le premier survival-horror dans le japon médiéval. Le principe est toujours le même : on résout des énigmes, tue des monstres dans une ambiance un peu inquiétante, on se soigne avec des herbes ou des médics.... Sauf qu'ici, Capcom a rajouté les combats au sabre et un système d'amélioration d'armes qui préfigure Devil May Cry.
Vous incarnez Samanosuke, un samouraï sans peur et sans reproche qui part à la recherche d'une princesse enlevée par des démons à la solde d'une personne ayant passé un pacte avec eux. Si l'histoire peut paraître ennuyeuse racontée comme cela, je vous rassure : dans le jeu c'est pire. La cinématique d'intro est de toute beauté mais les dialogues pendant le jeu (qu'on ne peut pas passer) sans ennuyeux à mourir et je ne vous parle même pas des livres que vous trouverez. Bref, on zappe l'histoire. Nous on est là pour casser du monstre et croyez-moi, vous allez être servi.
On apprécie très vite le système de jeu et les différents mouvements possibles (frappe, parade, coup de pied, esquive...) qui sont tout faciles à exécuter grâce à une astucieuse disposition des touches. On prend vite plaisir à réaliser des enchaînements sur les ennemis et à varier les coups, le plus jouissif étant de pouvoir les transpercer de part en part après les avoir mis à terre. Au cours du jeu, il vous sera possible d'améliorer votre sabre grâce aux 3 orbes (foudre, feu et vent) et aux âmes que vous récoltez en cassant du streum. Vous avez également la possibilité de réaliser des attaques magiques si votre niveau de mana le permet. Jeu console oblige, les sauvegardes se font à des bornes disséminées assez régulièrement.
Niveau graphisme et design, rien à dire. Les monstres et les héros sont modélisés de façon sublime, les ennemis sont originaux bien qu'assez débiles. Les décors sont somptueux mais là, rien d'étonnant, car ils sont en 2d. En tout cas, le jeu est magnifique et ne rame jamais.
La faille se trouve dans l'intérêt. D'abord le jeu se finit très vite. Les gros mauvais mettront sept-huit heures pour parvenir au bout. Ensuite, à défaut d'avoir une histoire intéressante, on aurait aimé un peu de variété dans le jeu qui se résume à : tuer des monstres (un régal), résoudre des énigmes vraiment faciles (ennuyeux). Enfin, même si l'univers du Japon médiéval est très bien repris, il n'y a pas de trace de l'ambiance oppressante que l'on trouve dans un Resident Evil.
Heureusement, le jeu vient de passer dans la gamme platinum. Alors à 25 euros, Onimusha constitue un excellent divertissement qui vous fera patienter en attendant Devil May Cry 2.

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