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Red Faction : Armageddon - Test

Red Faction : Armageddon est certes la suite de Red Faction : Guerilla mais ces deux jeux sont très différents. Alors qu’Alec connaissait un monde ouvert et marquait le retour de la franchise, Darius s’éternise dans les méandres de cavernes sur un chemin étroit et rectiligne avec quelques évolutions accessoires de gameplay.


Riddick's style !
Depuis la claque novatrice infligée à son apparition en 2001, Red Faction a grandement évolué. Revenons quelque peu en arrière... D'abord connu comme le FPS linéaire à l'environnement le plus destructible qui soit grâce à son moteur physique appelé Geo-Mode, il fut tristement suivi par Red Faction 2 en 2003 ayant quant à lui reçu un accueil plus que mitigé. Ce n'est qu'en 2009 que la franchise renaîtra de ses cendres au travers de Red Faction : Guerilla avec de fortes améliorations graphiques et quelques variantes du concept. Première personne et linéarité laissant place au tir à la troisième personne (TPS) et à un environnement ouvert toujours aussi destructible. Enfin, deux ans après, ... bah aujourd'hui quoi pour ceux qui suivent, THQ et le studio de développement Volition reviennent avec Red Faction : Armageddon et mixent cette fois-ci les concepts : ce sera un TPS linéaire !

Maintenant que nous avons fait un peu d'Histoire, parlons scénario, ce qui a toujours été l'un des points faibles de la
Hey! T'es Sith cousin ?
série des Red Faction. Un demi-siècle après que la Red Faction a libéré Mars, la planète rouge redevient un champ de bataille. La surface étant rendue inhabitable par le méchant Adam Hale après qu'il se soit emparé des terraformeurs, les colons luttent pour leur survie dans les sombres mines souterraines contre des créatures à mi-chemin entre Resistance et Starship Troopers. Lorsque Darius Mason, petit-fils d'Alec le héros de la guérilla, libère sans le savoir un mal enseveli depuis bien longtemps, c'est l'Armageddon qui se déchaîne sur Mars. Comment faire plus bourrin que bourrin… ? Prometteur me direz-vous ! La bataille vous emmènera au cœur d'une planète dévastée, à travers des grottes de glace et des coulées de lave. Darius et la Red Faction seront les seuls à pouvoir sauver l'humanité. Bref c'est linéaire, le rebondissement a lieu au début, et derrière on canarde pendant des heures.

Côté graphismes et gameplay, adieu le monde ouvert et les vastes étendues de l'épisode précédent, ici l'univers se limite quasi exclusivement à des grottes sombres. En effet, la majorité de l'action se déroule dans des cavernes suffocantes. C'est pourquoi vous ne verrez que peu de tours géantes basculer comme celles qui existaient dans Red Faction : Guerilla. Le plus frustrant est de disposer d'un arsenal plus puissant que l'opus précédent sans pour autant pouvoir détruire d'énormes infrastructures, absentes. Ça change, oui… mais amusant cinq minutes. On passe la plupart de son temps à anéantir cinq ou six différents types de bestioles étonnamment semblables. Puis on s'ébahit devant le moindre changement d'environnement… Tiens ! Une caverne avec une stalactite, une autre avec des pierres, une autre avec structure acier… Le moteur graphique commençant à dater, on pourrait croir
Bob le bricoleur répare tout !
e que cet opus est délibérément souterrain pour masquer la misère à la lampe de poche… Les infrastructures sont certes destructibles mais ça ne change pas la face du gameplay. Il ne s'agit que de sortir sa masse pour dégager le passage. D'autant plus que dès les premiers instants du jeu, on réalise les limites de la chose : d'immenses tours métalliques avec réservoir sont détruites par Darius et s'écroulent en tombant… En morceaux ? Non, mais… à travers le sol ! Que dire, honteux.

Récréation à la jouabilité, grâce à la Nanoforge, la réparabilité des passerelles et escaliers qui apporte très peu d'intérêt sur ce tracé trop linéaire du jeu. Mais il y a aussi les nouveautés d'arsenal comme par exemple le fusil magnétique permettant de propulser d'énormes morceaux de métal à travers le niveau. Cet arsenal contribue aussi au côté bourrin et semble réellement indispensable lorsque des hordes d'ennemis s'attaquent à vous. Des insectes géants comme issus d'un film de science-fiction de Roger Corman. Ce n'est pas leur résistance qui vous ralentira mais leur nombre et leur rapidité.

L'action se transforme donc vite en un génocide répétitif. Pour rompre cette monotonie, Darius s'empare dans certaines séquences plus calmes d'un robot, une sorte de costume d'Iron Man qui renferme une puissance de feu
Marcher dans une grotte, ça porte bonheur !
impressionnante et arrive à se frayer un chemin à travers les structures les plus fortifiées. D'autres véhicules sont également disponibles, par exemple un vaisseau spatial inspiré de Descent : FreeSpace…tiens tiens, développé par Volition aussi ! Ces portions basées sur l'utilisation des véhicules sont mes préférées, n'étant pas si bourrin que mon collègue Mandark par nature.

En plus de la campagne, Armageddon offre un défi supplémentaire basé sur le mode Ruine. Dans celui-ci, les joueurs sont chargés de faire exploser le maximum de choses possibles dans un certain laps de temps sur cinq minuscules cartes. Un autre mode, appelé Invasion, se joue exactement comme le mode Horde de Gears of War 2. Volition fait de ces défis de véritables tests de compétence, mais il n'y a pas beaucoup de raisons de s'y consacrer plus de quelques heures.


Descent aux enfers...

Pour résumer, Red Faction : Armageddon est certes la suite de Red Faction : Guerilla mais ces deux jeux sont très différents. Alors qu'Alec connaissait un monde ouvert et marquait le retour de la franchise, Darius s'éternise dans les méandres de cavernes sur un chemin étroit et rectiligne avec quelques évolutions accessoires de gameplay. Ce côté linéaire n'est pourtant pas forcément synonyme d'ennui lorsqu'on voit la franchise Call Of Duty, mais Volition ne réalise pas un tel exploit. De plus, l'ajout d'armes exotiques, la virulence et le nombre des ennemis, les phases sur véhicule sont autant de pseudo-nouveautés qui ne suffisent pas à faire oublier la stagnation graphique et surtout le cache-misère des grottes sombres. Cependant le jeu est loin d'être médiocre et cela suffit à nous évader. Il constitue un jeu globalement supérieur à la moyenne mais on s'attendait à mieux deux ans après l'épisode Guerilla noté 8.5/10 et la déception se fait sentir. De plus, la frustration et l'ennui liés à la répétition s'installent rapidement. Et si par malheur, vous n'aimez pas les jeux bourrins, fuyez ! Certains vous diront même qu'Armageddon est un jeu de tir sans imagination, qui, en montrant plus de créativité dans les tatouages ​​tribaux de Darius que dans ses scénarios de combat, est décevant. Si vous recherchez une expérience inoubliable Red Faction, vous feriez mieux de commencer par jouer à Red Faction : Guerilla puis dans un second temps à Armageddon.


Gentil petit petit... il est mignon !

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