8.5/10

Red Faction : Guerilla - Test

Suite de la suite d'un jeu relativement mythique. Mars sous les effluves de sa stratosphère : un space opera au goût de sable chaud et de destruction délicieuse. 

Red Faction, jeux tout fraichement débarqué en 2001 sur PS2, avait fait une forte impression sur la grande famille de joueurs que nous sommes. Toutefois il n'avait pas réussi a tenir ses promesses quand au mode de destruction censé être la principale innovation de ce FPS. Ce n'est pas la suite de ce dernier, j'ai nommé Red Faction II, qui nous fit aimer non plus la franchise de Volition. Pourtant on attendait la suite magique du FPS ancienne génération avec une candeur toute particulière à la suite de communiqués sensiblement similaires aux annonces révolutionnaires de l'époque. Alors est-ce que nous allons être déçus ou pas?

Vous incarnerez un personnage rasé, pour changer, à la tronche plutôt burinée et rude qui nous rappellera forcément les nombreux personnages lui ressemblant
dans les jeux vidéo du troisième millénaire. Toutefois on se souciera peu de ce détail car cette tête un peu pathétique ne servira qu'à introduire le personnage et son histoire, laquelle deviendra bien secondaire par la suite. De plus le cher monsieur restera de dos à partir de maintenant car le nouveau parti pris est à la troisième personne ces derniers temps. Vous l'aurez compris, Red faction Guerilla souffre de ce symptôme majeur du manque de scénario et d'originalité comme une bonne partie de la production vidéo-ludique actuelle. Mais une vague histoire de frangin qui se fait tuer en début de scénario ne peut être condamnée quand on prend ensuite autant de soin a fabriquer un joli soft et c'est bien là que Volition réussit enfin son pari.

Le jeux s'articule autour de composantes assez simples mais particulièrement bien équilibrées entre elles et fabuleusement mises en œuvre. Tout d'abord un bel
univers. Mars a rarement été aussi belle et jouissive bien que toute aussi rouge qu'on la connait de ses multiples images d'épinal. On pense immédiatement à Total Recall de Paul Verhoeven ou encore a Ghost of Mars donc le coté dessiné rendait l'ambiance assez glauque pour pourvoir manger l'épaisse fumée qui s'en dégageait. L'un dans l'autre l'ambiance et le design de la planète ne possèdent pas de faute de goût si ce n'est les bâtiments de l'EDF (très bonne blague pour nous autres français) qui polluent le paysage de la planète rouge. Un brouillard de guerre fort bien agencé vient compléter le lot incalculable de montagnes et de vallées accidentées que comporte ce lieux mythique de toute bonne science-fiction. On se retrouvera a se poser en haut d'une corniche pour préparer ses opérations, les yeux rivés vers le vague terrain mélancolique d'un univers apprivoisé.

Mais bien sûr, c'est la guerre et le marteau qui fait office de symbole de la guérilla sera votre allié de chaque instant pour détruire tous ces méchants bâtiments qui vous barrent la route. Le but est simple : tout casser pour libérer la population asservie par l'extraction minière et l'exploitation de l'homme par l'homme. Du coup le système de jeu est basé sur un nombre de points d'objectifs qui vous permettront de libérer chaque secteur de Mars et d'une barre de moral 
qui augmente quand vous étincelez, et baisse lorsque vous mourez ou ratez une de vos actions de sabotage. Six secteurs sont accessibles au fur et à mesure de votre aventure. Chacun d'eux possède des objectifs de tailles variées qui rapportent plus ou moins de points. Vous aurez aussi des actions guérilla spécifiques ainsi que des missions de destruction qui vous ramèneront l'équivalent des points d'expérience ici, à savoir le métal. Ce dernier pourra être échangé contre des améliorations d'armes et autres petites douceurs destructives. On se prend au jeu assez rapidement et l'histoire devient personnelle presque immédiatement, nous faisant ainsi devenir le grand défenseur de Mars alors que nous venons a peine d'y poser les pieds. La difficulté est de mise donc ne croyez pas vous en sortir en bourinant a tout va. Un système de renfort à été prévu, ce qui rend la chose beaucoup plus fun. Ainsi les escouades ennemies se verront renforcées tout comme vos rangs si les conditions sont remplies (moral, nombres de morts, etc.).

 

Le moteur de destruction est enfin la touche de subtilité qui lie l'ensemble. C'est tout simplement génial d'avoir enfin réussi à mettre ce projet à exécution. Le titre ne tient vraiment que grâce à cela d'ailleurs, puisque le reste serait redondant sans
la machine d'explosion massive qui remplace le Géo Mode de la première version sur PS2. Vous pourrez tout faire sauter ou exploser à la masse en temps réel et avec tous les effets que cela implique. Les éclats volent naturellement dans toutes les directions et se répandent sans demander de règle d'éparpillement si ce ne sont celles de la physique. On aime particulièrement les explosions de bâtiments préparées avec minutie en arrosant de mines les piliers porteurs et en créant des réactions en chaine avec des bidons d'essence. Tout ce qui tient à la destruction à été pensé aux petits oignons et c'est un plaisir de chaque instant qui fait oublier le paysage pourtant si beau.

Soit, il reste quelques bugs un peu étranges comme celui de la maniabilité des véhicules, qui est parfois logique et tantôt complètement loufoque vu les bestioles qui nous servent de moyen pour se déplacer. Toutefois les courses poursuites sont très chouettes. Il y a aussi les morts stupides liées à l'environnement tellement dangereux que parfois on ne bouge plus de peur de sauter sur une mine. Mais également et surtout, en exclusivité Sony, il y a ce problème d'alignement vertical que l'on trouve particulièrement inadmissible pour un jeu de ce calibre et sur une console aussi puissante que la PS3.

Heureusement le jeu est très intense à jouer et vous en aurez pour de nombreuses heures de bonheur avec, à la clef, des posters de vous dans l'espace. En tout cas Red faction 4 est déjà annoncé.

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